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4.d- Digital - Page 2

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    [EVENT] | CEW CONFERENCE | COSMETIC AND DIGITALIZATION: WHY DOES THE BEAUTY WELL GET OUT ITS PIN OF THE GAME?

    CEW CONFERENCE | OCTOBER 10th | COSMETIC AND DIGITALIZATION

    I invite you to participate at the conference organized by the CEW under the theme: "Digitalization: why does the cosmetic distribution well get out its pin of the game?" With in presentation the results of the barometer cross channel of Promise Consulting / Panel on the web.

    I will have the pleasure to speak before the members and members invited of the CEW. The conference will be followed by a debate in the form of questions and answers.

    All welcome!

    When? October 10th, 2017 from 6PM until 8:30 PM

    Where? At the Oddo bank at Madeleine (Paris 9th)

    Register here

    The CEW is the 1st international network of the professionals of the beauty. Today, it gathers 8000 members grouped in three associations: CEW US, CEW UK and CEW France. Created in the United States in 1954, the Cosmetic Executive Women became the CEW and it welcomes from now on all the professionals of the sector.

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    [EVENEMENT] | CEW CONFÉRENCE | COSMÉTIQUE ET DIGITALISATION : POURQUOI LA BEAUTÉ TIRE-T-ELLE BIEN SON ÉPINGLE DU JEU ?

    CEW CONFÉRENCE | 10 OCTOBRE | COSMÉTIQUE ET DIGITALISATION

    Je vous invite à participer à la soirée Conférence organisée par le CEW avec pour thème : "Digitalisation : pourquoi la distribution cosmétique tire-t-elle bien son épingle du jeu ?" avec en présentation les résultats du Baromètre Cross Canal de Promise Consulting / Panel On The Web.

    J'aurai le plaisir de prendre la parole devant les membres et membres invités du CEW. La conférence sera suivie d'un débat sous la forme de questions-réponses.

    Venez nombreux.

    Quand ? Le 10 octobre 2017 à partir de 18h30 jusqu'à 20h30

    Où ? A la banque Oddo à Madeleine (Paris 9ème)

    Inscrivez-vous ici

    Le CEW est le 1er réseau international des professionnels de la beauté. Il rassemble aujourd’hui 8000 membres regroupés dans 3 associations : CEW US, CEW UK et CEW France. Créé aux Etats Unis en 1954, avec pour mission d'accompagner les carrières des femmes dans l'industrie de la beauté, le Cosmetic Executive Women est devenu le CEW et accueille désormais l'ensemble des professionnels du secteur.

     

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    [LUXURY LAB] [DIGITAL] | #Réseaux #sociaux, #m-commerce : #L’Occitane accélère sur le #digital | @LSA

    FROM MIRABELLE BELLOIR | LSA | http://bit.ly/2f3Z2k7

    #Réseaux #sociaux, #m-commerce : #L’Occitane accélère sur le #digital

    L’Occitane en Provence a totalement repensé son site internet. Il est maintenant adapté à la navigation sur supports mobiles. L’enseigne développe aussi sa présence sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram.

    Le 29 août, L’Occitane en Provence a mis en ligne une nouvelle version de son site internet. Son design a été épuré. Il adopte les codes du luxe faisant la part belle au blanc.Toutefois, la refonte n'est pas qu'esthétique. L'organisation du site a été repensée afin de simplifier la navigation. "Plus ergonomique, il est aussi normé pour être accessible aux malvoyants", souligne Carine Ngomo, responsable communication et partenariats Europe.

    La nouvelle plateforme est désormais adaptée à la navigation sur supports mobiles. Cela semble une évidence pour beaucoup mais pourtant, encore de nombreux acteurs de la beauté ne pensent encore pas au m-commerce. L'adaptation de la plateforme web de L'Occitane à la navigation sur smartphones et tablettes est donc à souligner. Tout comme la page dédiée aux hommes. L'environnement du site change quand on clique sur l'onglet "homme". Le fond de la page passe du blanc au noir, le jaune institutionnel de l'enseigne se fait encore plus discret. Bref, le site adopte des codes graphiques assimilés à l'univers masculin :

    Réseaux sociaux, m-commerce, l'Occitane, digital

    Outre son site internet, la filiale française de L'Occitane se développe aussi sur les réseaux sociaux. Le 3 août, elle a créé son propre compte Instagram (loccitane_fr) qui recense aujourd'hui près de 3500 abonnés. L'enseigne avait déjà un compte institutionnel sur ce réseaux depuis 2011 (loccitane) qui dénombre 615 000 abonnés. A vocation internationale, les légendes des photos étaient écrites en anglais. Le nouveau compte est lui en français pour plus de proximité avec les consommatrices françaises. Le groupe L'Occitane réalise 7,9% de son chiffre d'affaires en France.

     

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    [LUXURY LAB] [TECHNOLOGIE] | L'#iPhone à 999 dollars, le nouveau pari d'#Apple | @Les Echos Start

    FROM ANAIS MOUTOT | LES ECHOS START | http://bit.ly/2xkiuUk

    L'#iPhone à 999 dollars, le nouveau pari d'#Apple

    Dix ans après le lancement du premier iPhone, le fabricant californien mise plus que jamais sur son positionnement haut-de-gamme. Le nouveau modèle X introduit la reconnaissance faciale et la recharge sans fil.

    Dix ans après le lancement du premier iPhone, Apple a dévoilé mardi un renouvellement majeur de sa gamme d'iPhone, son produit phare qui représente les deux-tiers de son chiffre d'affaires, en introduisant un modèle à 999 dollars. Pour la première fois de son histoire, la firme a organisé l'événement dans l'amphithéâtre Steve Jobs, une enceinte cylindrique en verre et fibre de carbone construite sur son nouveau campus, inauguré au printemps à Cupertino. Tim Cook, le PDG de l'entreprise, y a rendu hommage au fondateur de l'entreprise avant de présenter trois nouveaux téléphones.

    Le modèle haut-de-gamme, surnommé iPhone X - qui se prononce 10 -, constitue "la plus grande avancée depuis le premier iPhone" et "va donner la cadence pour la technologie pour la prochaine décennie", a affirmé Tim Cook. Sur ce nouveau modèle, où un écran OLED recouvre toute la surface de l'appareil, Apple s'est débarrassé du bouton d'accueil permettant de naviguer dans le menu du téléphone et de s'identifier par empreintes digitales. Le déverrouillage de l'appareil se fait désormais par le biais de la reconnaissance faciale, grâce à l'amélioration de la caméra, l'ajout de capteurs 3D et d'une nouvelle puce, dont les capacités d'apprentissage automatique permettent de reconnaître les visages.

    Son processeur graphique a été conçu par Apple, un tournant pour la société qui jusqu'ici recourait à l'aide d'autres sociétés comme Imagination Technologies. Les nouveaux composants permettent également d'utiliser ce système comme mot de passe pour les paiements en ligne et de dupliquer les visages en 3D en émoticônes animés d'animaux. Ils doivent surtout permettre d'encourager le développement de la réalité augmentée, cette technologie superposant des éléments virtuels au monde physique par le truchement de la caméra.

    Iphone, Apple

    Autre innovation très attendue par les utilisateurs : la possibilité de recharger son téléphone sans fil, en le posant sur une borne dédiée. Apple en fera un accessoire de sa gamme, en lançant le sien, surnommé « AirPower », l'année prochaine. Apple utilise ses nouvelles innovations pour justifier une hausse très importante du prix, même si d'autres constructeurs les embarquent déjà, comme Samsung avec la reconnaissance d'iris ou Nexus avec lareconnaissance d'iris ou Nexus avec la recharge sans fil.

    Il démarrera à 999 dollars, une augmentation de 30 % par rapport au prix de son modèle le plus luxueux aujourd'hui, le téléphone 7 Plus, lancé il y a un an. L'entreprise a été encouragée par la bonne performance de ce modèle, qui indique, selon elle, que les consommateurs sont prêts à dépenser autant pour un smartphone que pour un ordinateur - sa gamme Mac Book Air démarre à 999 dollars. Son grand rival, le sud-coréen Samsung, se positionne sur le même créneau avec un prix démarrant à 930 dollars pour son Note 8, qui sera disponible à partir de vendredi aux Etats-Unis.

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    @Kawa @ygourven | Le "Digital expliqué à mon Boss" vient de sortir | @Editions_Kawa @FrenchWeb

    « LE DIGITAL EXPLIQUÉ À MON BOSS » : LE TOUT-PUISSANT CONSOMMATEUR DIGITAL 

    Philippe Jourdan, Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto, respectivement associés fondateurs de Promise Consulting Inc. et chercheur associé à l’ESSCA, par leur expertise dans le marketing et le digital, ont souhaité apporter leur contribution au « Le Digital Expliqué à mon Boss », un ouvrage de Yann Gourvennec et Hervé Kabla édité chez Kawa à paraître le 16 mars. Le livre traite du digital, de son poids dans notre quotidien de consommateur mais aussi dans celui des entreprises.

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    Behind Hong Kong’s Failing Appeal as a Luxury Destination | #HK #luxury

    FROM OBSERVER.COM | BY JEENA SHARMA | JANUARY, 03 2017

    Chinese shoppers are no longer blinded by bling, visitors can get better deals elsewhere

    The latest dent in Hong Kong’s flailing retail market came with U.S. clothing brand Abercrombie & Fitch calling time on its flagship store two years before the end of its lease.

    The city, which has witnessed a consistent luxury slump since 2013, saw many major brands such as Ralph Lauren, Forever 21, Prada and Paul Smith pull out flagships earlier this year. Italian luxury clothing and accessories label Tonio Lamborghini also shut more than 10 of its stores and in-store counters in the city. Official Hong Kong government data shows a consistent decline in retail sales since 2013 through 2016, when sales reached their lowest point. While Abercrombie & Fitch, which is battling with its own financial instability, blames exorbitant rents (HK$7 million ($0.9 million in monthly rent) as the prime reason, for other brands the picture is less clear.

    With the amount of Mainland Chinese shoppers the city was host to, Hong Kong was once hailed as the ‘Great Mall of China.’  However, Chinese shopping tourism hit a major lull post the anti-corruption crackdown initiated by President Xi Jinping in 2012. The initiative, intended to eliminate corruption of  high profile Chinese government officials had the biggest negative impact on the retail market, particularly in luxury. The high exchange value of the Hong Kong dollar further contributed to the weakening of  the city’s position as a retail destination, as the territory price advantage gradually diminished for Chinese tourists.

    “Shopping in Hong Kong is no longer a bargain for Chinese tourists. The traveling Chinese consumer is now opting for alternative destinations like South Korea, Japan, or Greece. These are places with a little bit more character, a distinct point of view, or places that offer experiences beyond shopping,”  Saisangeeth Daswani, Advisory Strategist at innovation and trend research corporation, Stylus, told Observer.com.

    The evolving tastes and aesthetic of the Chinese consumer seem to be another important factor responsible for the retail shift. While Hong Kong offers some of the best-known designer stores in the world, it fails to attract the increasingly sophisticated and well-informed shoppers from abroad. Both domestic and foreign consumers in the city have become smarter about where to find products for the lowest prices and demand more in return for their money.

    “What’s key for luxury brands in Hong Kong is to consider the consumer’s changing mindset and offer more immersive, unconventional and discovery-based experiences,” said Daswani. “The luxury brands have been too focused on products, prices and sales. Consumers want more from their purchases than simply getting their hands on the latest accessory, they want an experience, a story to tell.”  Studies indicate that Chinese consumers now look to distinguish their choices from the most obvious mainstream brands and regular edition products. Flashy logos and shiny watches just don’t hold as much appeal as they did anymore.

    “The Asian consumer’s style sense is evolving, and their fashion purchasing behavior is becoming more European. The appeal of the preppy look is diminishing and people don’t see the need to buy luxury when attractive premium brands offer similar looks,” agreed Jaana Jätyri, CEO at trend forecasting agency, Trendstop.

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    Since most of the luxury category brands are only accessible to the Chinese shopper who is able to travel beyond China, many have opted to simply shop online, much like the American consumer.

    Prada, which also closed much of its primary stores in the city, indicated the brand will now cater to the Chinese market through e-commerce. “The Hong Kong closure is part of a worldwide, strategic realignment of brand retail channels. Over the next two years, Prada will strengthen its own e-commerce platform, giving priority to China, Hong Kong and Singapore with the objective of achieving global reach,” an official spokesperson for the company told the Observer.

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    While this could eventually strengthen a new shopping model for the country, unfortunately it means more woes for Hong Kong’s traditional retail market. However, Daswani believes all hope is not lost. As retail rents in Hong Kong continue to fall as a result of high end departures, mid-market, ‘contemporary fashion’ and affordable luxury brands are jumping in. Moreover, analysts predict that if the exchange values of the HK dollar stabilize in 2017 leading into increased consumer confidence, retail sales may slowly recover during 2018 in Hong Kong, albeit in a different kind of retail store.

    Whether the city will regain its status as a hot shopping heaven, only time will tell. As of now, an overall uncertainty clouds the Hong Kong luxury market, and it’s up to the retailers to adapt to the new consumer interests and adjust to this broadening notion of luxury. Elsewhere, shoppers are experiencing a rise in customization offers, one offs, local exclusive pieces, limited editions and in-store exclusive events, Hong Kong retailers may need to catch up.

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    [@pointsdevente] - Le premium est-il un concurrent du #luxe ? [@adetem @luxurysociety]

    Le premium est-il un concurrent du luxe?

    Propos recueillis par Cécile Buffard

    [Philippe Jourdan]. Cela peut être un mot fourre-tout pour cacher la volonté des acteurs du mass market de vouloir s'élever - en vain - vers le luxe. Cela dit, certaines marques ont su créer des phénomènes de collections, collaborer avec des personnalités et, au final, produire de la rareté, de l'exclusivité et une créativité forte sur quelques pièces. Elles se sont revendiquées premium car elles ont mis les pieds dans le luxe, soit par la qualité des matières, soit par le choix d'un créateur artistique, une communication bien faite et une commercialisation de niche ou limitée dans le temps. Les retombées en termes d'image sinon économiques de ces opérations sont toujours alléchantes. Ce qui explique le nombre de collections capsules qui émergent sur le marché.

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    [@pointsdevente]- Le #multicanal, une bonne stratégie pour les marques de luxe ? [@adetem @luxurysociety][Philippe Jourdan]. Oui, les frontières sont plus perméables. Nous avons eu deux grands modèles de développement des marques de luxe et c'est probable

    La diversité des canaux participe-t-elle de la démocratisation du luxe ?

    [Philippe Jourdan]. Oui, les frontières sont plus perméables. Nous avons eu deux grands modèles de développement des marques de luxe et c'est probablement un troisième qui est en train de révolutionner le marché. Après l'explosion des franchises et licences, en particulier aux États-Unis, les marques ont voulu retrouver la maîtrise de leur distribution et de leur image en ouvrant des flagships.

    Aujourd'hui, l'arrivée du digital rebat les cartes du marché. Les consommateurs ont accès immédiatement aux informations, photos, vidéos et surtout au prix des articles de luxe. Ce n'est plus tabou. Résultat, on observe dans les magasins des comportements très différents de ceux de la clientèle de luxe habituelle qui ne s'intéressait au prix qu'au moment de payer. Le consommateur 3.0 n'hésite pas à comparer les prix en magasin cassant, au passage les codes du luxe et ses usages. La fin de non-recevoir de LVMH à Amazon pose la question de la place des parts de marché dans l'écosystème du luxe...

    Devenir un acteur du luxe est compliqué pour Amazon. C'est un environnement qui a ses propres règles, une approche particulière et une théâtralisation de l'offre peu compatible avec le site américain. Cependant, ce qu'il risque d'arriver, c'est que les produits d'une marque soient vendus par les consommateurs eux-mêmes. Sur certaines collections, la rareté des pièces est telle que cela encourage la revente et aux États-Unis, des particuliers fortunés ont quasiment créé des boutiques sur Internet où ils revendent en permanence les anciennes collections. C'est toujours difficile pour l'image d'une marque lorsque l'amont lui échappe. Quand le luxe sort de ses boutiques écrins, le service qui accompagne la vente et l'usage, après l'achat, ne sont plus maîtrisés par la marque. Pour rester une marque de luxe, on doit maîtriser tous les éléments, à chaque étape de la vente. Les places de marché sont un vrai défi pour les marques, auquel elles n'ont pas encore de solution.

    Propos recueillis par Cécile Buffard

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    [LIRE L'INTERVIEW DANS POINT DE VENTE]

     

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    Le gros blues des #montres de #luxe [#bfmbusiness #philippejourdan]

    ARTICLE PARU DANS BFM BUSINESS LE 10 OCTOBRE 2016

    [POUR VOIR L'ARTICLE EN ENTIER]

    Sur le même sujet, lire l'éditorial dans l'Opinion : "Le tournant catonien de l'Empire du Milieu : l'enrichissement oui, l'ostentation non !" [CLIQUER ICI]

    Richemont a annoncé ce lundi que ses résultats devraient chuter de 45% au prochain semestre de son exercice décalé. Un symptôme de plus de la crise qui chahute l'industrie horlogère suisse.

    Gros temps sur la montre de luxe. La nouvelle publication de Richemont suit le mouvement de déclin. La maison-mère des horlogers Cartier et Jaeger-LeCoultre a annoncé ce lundi des prévisions inquiétantes pour les six prochains mois. Ses profits devraient chuter de 45%, alors qu'entre avril et août, ses ventes reculaient déjà de 13%.

    Et si ça va mal pour Richemont, la situation de ses concurrents est encore moins enviable. Le groupe de luxe limite la casse grâce à ses marques de joaillerie. Mais si on regarde le seul chiffre d'affaires de Cartier dans les montres, la chute dépasse les 30% selon UBS. Autant dire que chez ceux qui ne font que de la montre -les Patek Philippe, Tissot (Swatch Group), TAG Heuer (LVMH), Piaget ou Rolex- ça va saigner, prédit Philippe Jourdan, spécialiste du luxe chez Promise Consulting;

    Les montres en or, stigmate de la corruption


    montre, or, suisse, horlorgerie, luxeAprès des années de croissance joyeuse, 2015 a marqué le début de la morosité qui plombe toute l'industrie horlogère haut-de-gamme. La faute, en premier lieu, à la lutte contre la corruption en Chine. Depuis 2013, Pékin multiplie les mesures contre "l'habitude de se créer un réseau de relations et d'interdépendances autour de services rendus et de cadeaux remis" souligne Philippe Jourdan. Une politique qui nuit particulièrement aux montres de 20.000 à 100.000 euros, parce qu'affichées au poignet, elles sont plus visibles qu'une bouteille de coûteux cognac ou un joli portefeuille. Et donc plus stigmatisantes. "Les photos des montres en or et platine des leaders politiques et autres personnalités influentes se partagent des millions de fois sur les réseaux sociaux", explique le consultant en luxe.

    Du coup, les riches Chinois et les industriels, qui achètent d'ordinaire ces produits à l'étranger pour ne pas risquer de se faire avoir par les brillants contrefacteurs sur leur territoire, freinent drastiquement leurs achats. Et ça se voit dans les comptes: les exportations de montres-bracelets ont dégringolé de 54% au deuxième trimestre 2016, selon une étude Deloitte. Avec moins de 600 millions de francs suisses de ventes totales (contre 1,3 milliard en début de période), elles atteignent leur plus bas niveau depuis 2011.

    "Le nouveau riche n'a pas de culture horlogère"

    nouveau riche, montre, luxe, horlogerie, suisseEt puis plus globalement, les acheteurs traditionnels de montres de luxe réorientent leurs achats, explique le spécialiste du marché. Par exemple, les montres à complications, que les collectionneurs achetaient en série, attirent peu "le nouveau riche qui n'a pas de culture horlogère", souligne Philippe Jourdan. Ce dernier en achète une seule. Et comme ces marques le vantent dans leurs pubs, le mécanisme est si élaboré que les montres ne tombent jamais en panne. Donc son propriétaire n'a plus jamais besoin de la remplacer. Quant à l'entrée de gamme de la montre de luxe, pointe l'expert "une partie du marché est menacée par les montres connectées".

    Face à ce constat, le remède des horlogers pour sauver leurs ventes pourrait aggraver le mal. Parce que pour inciter des distributeurs de luxe, de plus en plus frileux, à continuer de leur acheter des stocks, les fabricants promettent de reprendre les invendus. Or ces rachats pèsent sur leur trésorerie. Et surtout, ces invendus, les marques les confient ensuite à des revendeurs qui les mettent sur le marché sur des sites spécialisés, à prix cassés. À l'arrivée, souligne Philippe Jourdan, "des ventes moins rentables et des pratiques qui nuisent pour longtemps à l'image d'exclusivité et de prestige de ces marques".

    Par Nina Godart, journaliste.

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    [@pointsdevente] Les #marques de #luxe française doivent se réinventer | @luxurysociety @adetem

    Longtemps préservées, les marques de luxe françaises doivent se réinventer pour s'imposer sur le marché mondial. Qu'est-ce qui a changé?

    [Philippe Jourdan]. Les groupes de luxe sont confrontés à des enjeux liés à un changement d'environnement économique pour des raisons conjoncturelles et structurelles. Ils sont impactés par le ralentissement de l'économie mondiale et notamment dans des pays qui jusque-là affichaient de forts taux de croissance.

    C'est évidemment le cas de la Chine et, plus généralement, de l'ensemble de la zone asiatique. Face à ces mutations, les marques de luxe ont dû redécouvrir les fondamentaux du marketing. Surfer sur la demande en orientant son marketing vers la satisfaction client via les magasins et les nouvelles collections ne suffit plus. Le moteur s'est grippé. Et certaines catégories souffrent plus que d'autres, telles que l'horlogerie qui peine en Chine depuis plusieurs années.

    Propos recueillis par Cécile Buffard

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