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5.7- Politique

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    [#PromiseConsulting][#luxurylab] Quand la souveraineté nationale dépasse l'intérêt pour le luxe

    Les récentes manifestations ayant lieu à Hong Kong pour son indépendance ont poussé le gouvernement Chinois a rappelé les marques de luxe à l'ordre.

    Les géants du luxe comme Givenchy, Versace et Coach sont accusés de véhiculer des messages à l’encontre de la souveraineté chinoise sur Taïwan et Hong Kong. Les marques proposent des tee-shirts comprenant les inscriptions suivantes : Paris - FRANCE ; Shanghai - CHINA ; Hong Kong - HONG KONG. Certains influenceurs chinois ont donc pris leur distance des marques voire même de leurs sponsors : La mannequin Liu Wen a déclaré que « la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la Chine sont en tout temps sacrées et inviolables ! »

    Autre exemple, en 2018, GAP avait fabriqué des tee-shirts représentant la carte de la Chine et sur laquelle Taïwan n'apparaissait pas. Ce genre de communication n'est pas judicieuse dans un contexte où la tension monte régulièrement entre la jeunesse chinoise et le gouvernement. 

    Ainsi si le poids des marques de luxe en Chine est loin d'être négligeable, l'attachement à la souveraineté de sa population est bien plus forte. 

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    Article de Hugo Lehner

     

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    [#Promiseconsulting] [#OpinionLab] Pour ou contre le RIP sur la privatisation d'ADP

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    PRIVATISATION DE L’AEROPORT DE PARIS (ADP)

    L’intention des Français d’aller voter en cas de Référendum d’Initiative Partagée (RIP)

    SONDAGE FLASH REALISE EN LIGNE ET SUR MOBILE ENTRE LE 11 AVRIL 2019 16H00 ET LE 12 AVRIL 2019 10H00

    Promise Consulting, institut spécialisé dans les études marketing, de consommation et d’opinion, a interrogé son panel en ligne pour mesurer l’intention des Français d’aller voter au Référendum d’Initiative Partagée (RIP) si celui-ci devait avoir lieu, sur la question de la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP). Le vote POUR ou CONTRE et les raisons du vote ont également été mesurés auprès des intentionnistes. Trois questions ont été posées :  

    • En cas de Référendum d’Initiative Partagée sur la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP), iriez-vous voter… ? (NB : le vote se ferait sur Internet) (Oui, Non, Ne sais pas)
    • Voteriez-vous… ? (Pour, Contre, Ne sais pas)
    • Pourquoi voteriez-vous [POUR | CONTRE] … ?

    Pour télécharger les slides complets :

    http://bit.ly/2v0zKLN

    PAROLE D’EXPERT

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    Philippe JOURDAN, associé fondateur Promise Consulting, Professeur des Universités, membre de l’American Marketing Association (AMA) et de l’Association Française du Marketing (AFM).

    Il est un spécialiste reconnu des études de marchés, des sondages et des enquêtes d’opinion sur les sujets les plus variés : économie, marketing, communication, société, etc. Ses publications les plus récentes portent sur l’Entrepreneuriat, l’Expansionnisme Chinois, l’Emergence de Nouveaux Consommateurs, etc.

    L’initiative parlementaire récente d’organisation d’un Référendum d’Initiative Partagée sur la concession de service public de l’établissement ADP (souvent appelée dans les médias privatisation d’ADP) doit désormais faire l’objet d’un examen par le Conseil Constitutionnel. Les Sages doivent se prononcer avant le 10 Mai, avant que ne soit envisagées les modalités d’une consultation citoyenne, une première pour cette disposition législative récente votée sous la mandature de Nicolas Sarkozy. Nous avons néanmoins pensé qu’il était intéressant à ce stade de prendre le pouls de l’opinion publique en envisageant que ce vote sera effectif, et selon les modalités aujourd’hui envisagées d’un vote électronique.

    Les résultats sont sans appel avec quelques nuances, en particulier selon l’âge des répondants. Une forte majorité de Français en âge de voter se déclare prêt à se rendre aux urnes électroniques (57%). Une forte mobilisation certes encore théorique -les modalités du vote n’étant pas connues à ce jour- mais qui témoigne de l’engagement citoyen, dont on peut penser qu’il s’appuie sur trois ressorts : le contexte actuel de protestation, en particulier contre la politique menée par la majorité présidentielle ; le débat sur la participation citoyenne aux décisions publiques, avec le sujet du RIC mis en avant par les Gilets Jaunes et les médias depuis maintenant quelques mois ; le clivage entre les tenants d’une politique libérale favorable à la privatisation des services publics et les partisans du maintien d’un service public fort, dans des secteurs économiques jugés stratégiques ou relevant de la souveraineté nationale.

    Plus intéressant : le vote auprès de ceux qui déclarent avoir l’intention de voter est sans ambiguïté. 69% des votants sont CONTRE la privatisation d’ADP, avec ici un clivage sur l’âge des répondants. Les plus âgés sont plus nombreux (79% des 65+) à s’opposer à la privatisation que les plus jeunes (57% des 18-34). Faut-il y voir les conséquences d’une perception négative du bilan de la privatisation récente des services autoroutiers ? Une sanction de la politique menée par le Gouvernement actuel, au-delà même de la question posée ? Une réelle inquiétude des Français sur les conflits d’intérêts qui pourrait exister entre services publics et gestion privée ? Un réflexe de souveraineté nationale ? Nul doute que les différentes sensibilités politiques auront une interprétation différente des résultats de notre sondage. Mais c’est là tout l’intérêt… du débat.

    INTENTION D’ALLER VOTER EN CAS DE REFERENDUM D’INITIATIVE PARTAGEE


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     INTENTION DE VOTE POUR OU CONTRE LA PRIVATISATION D’ADP


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    RAISONS AVANCEES POUR LE VOTE POUR OU CONTRE (QUESTION OUVERTE)

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    Pour télécharger les slides complets :

    http://bit.ly/2v0zKLN


    Pour publier ses résultats sur les réseaux sociaux :

    #Promiseconsulting

    #PublicOpinionLab

    Pour contacter les auteurs de l’étude :

    (Interviews, témoignages, directs, analyses)

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    Pr Philippe Jourdan

    CEO, professeur des Universités

    Promise Consulting

    Téléphone : +33 6 62 66 09 27

    Mail : philippe.jourdan5@promiseconsultinginc.com

     

    photo #10.png

    Jean-Claude Pacitto

    Directeur de recherche, maître de conférences

    Promise Consulting

    Téléphone : +33 6 13 85 92 74

    Mail : jean-claude.pacitto@orange.fr

     

    METHODOLOGIE

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    Sondage réalisé en ligne entre le Jeudi 10 Avril 2019, 16h00, et le Vendredi 11 Avril 2019, 10h00, à la suite de l’utilisation du lanceur de balles de défense par les Forces de l’Ordre dans le cadre des Manifestations des Gilets Jaunes.

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    Echantillon de 1002 personnes représentatives des Français âgés de 18 ans et plus.

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    Interrogation depuis un panel de citoyens et de consommateurs en ligne, échantillonnés selon la méthode des quotas avec redressement sur les variables suivantes :  genre, âge, profession, taille d’agglomération et région d’habitation de l’interviewé.

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    Possibilité de répondre depuis un PC, une tablette ou un mobile grâce à une technologie propriétaire de diffusion en temps réels de questionnaires aux formats ajustés aux caractéristiques des différents supports (Simplexity©).

     

    Merci de veiller à accompagner la diffusion écrite ou orale des résultats suivants des éléments techniques suivants :

    Le nom de l’Institut :

    Promise Consulting | Panel On The Web

    La méthode d’enquête :

    Etude en ligne et sur mobile depuis un panel représentatif des citoyens et consommateurs français

    Période d’enquête :

    11 Avril 2019, 16h00, et 12 Avril 2019, 10h00.

    Taille de l’échantillon :

    1002 individus redressés selon la méthode des quotas (genre, âge, régions, profession, taille d’agglomération)

     

    A PROPOS DE PROMISE CONSULTING

    Promise Consulting est une société d’études marketing, spécialiste de la sociologie de la consommation et des stratégies de marques.

    Promise Consulting est issu de la fusion de deux cabinets, Panel On The Web, pionnier des études en ligne, et Promise Consulting Inc, société américaine de conseil marketing.

    Promise Consulting a été récompensée 7 fois en 10 ans par la profession pour ses innovations. Elle accompagne les plus grandes marques de luxe, de cosmétiques et de distribution dans leur développement sur le marché national et les marchés étrangers. Elle intervient également dans de nombreux secteurs d'activité, chaque fois que les marques souhaitent disposer d'une stratégie de croissance éclairée pour mieux comprendre leur marché, s'adresser à leurs consommateurs, séduire et fidéliser leurs clients.

    Philippe Jourdan, fondateur de Promise Consulting, est directeur du département « Brand et Consumer Research ». Il publie dans des revues académiques de niveau international sur la valorisation des marques dans les secteurs du luxe, de la beauté et de la distribution sélective. Il publie également dans la presse économique et spécialisée (Le Monde, Les Echos, Le Figaro, l’Opinion, La Revue des Marques, etc.) sur le comportement du consommateur, l’impact des communications publicitaires et l’avenir du retail. Il est également professeur des universités, chercheur à l’IRG (CNRS) et lauréat du Meilleur Article de Recherche AFM 2000. Il a enfin une Certification Social Media.

    Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la consommation dont le dernier en date, le Marketing de la Grenouille publié aux éditions KAWA a été précurseur dans l’étude des changements de comportement de consommation liés à la digitalisation et à la paupérisation des classes moyennes (cliquer pour en savoir plus).

     

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    Wall Street Journal | Trump pourrait être le premier président de la Silicone Vallée | @digital @adetem @sommetsdigital

    TRUMP POURRAIT ETRE LE PREMIER PRESIDENT DE LA SILICON VALLEE

    Par Andy Kessler | Wall Street Journal | traduit de l’Anglais par Philippe Jourdan

    Follow @andykessler | @pjourdan1967

    trumpQue cela plaise ou non, Donald Trump a « disrupté » la politique. On pourrait même dire qu’il est le premier Président de la Silicone Vallée. Ce qu’Amazon a fait aux libraires, Napster à la musique et Uber aux taxis, Mr. Trump l’a fait au Parti Républicain, aux élections présidentielles et peut-être à la gouvernance globale.  « Bouger vite et briser les règles » sont des slogans affichées partout sur Facebook. Cela ne vous rappelle rien ?

    En surface, Mr Trump et la Silicone Vallée sont aussi opposés que l’huile et l’eau. Il est un homme de l’immobilier. Très fortement endetté. Issu d’une famille d’hommes d’affaires. Un mépris affiché des immigrants. Contre le commerce libre. Mais en réalité, il partage le même ADN disruptif. Aucun respect pour l’autorité. De gros risques pour de gros profits. La plupart des gens peuvent penser que vous êtes fous, à vouloir vous battre contre les moulins à vent. Les voitures qui se conduisent toutes seules ? Trump en tant que Président ? Ce n’est que pure folie jusqu’au moment où cela arrive.

    silicone vallee, silicon valleyComme la Silicone Vallée, Mr. Trump brise toutes les règles. Amazon a combattu la taxe fédérale pendant toute sa croissance. Uber a juste ignoré les ordonnances prises à son encontre de « cesser et de s’abstenir ». Napster n’a jamais entendu parler des droits accordés par les Copyrights. Mr Trump a insulté ses opposants, se met lui-même hors-jeu,  et se moque pas mal de la publicité télévisée. Tout entrepreneur a lu « The Lean Startup » (« l’entreprise dégraissée »), Mr. Trump pourrait lui avoir écrit « The Lean Campaign » (« La campagne dégraissée »).

    Les deux voient Twitter comme une arme de disruption massive des médias. Comme Mr. Trump, beaucoup dans la Silicone Vallée parlent en phrases très courtes – en parfaite adéquation avec la limitation technique de Twitter à 140 caractères. Mr. Trump est un obsédé des 

    sondages, de la même façon que la Silicone Vallée est obsédée des Likes, des Retweets et d’amasser les Followers.

    Mr. Trump a une relation très particulière avec la vérité (qui n’est pas sans rappeler l’affaire Theranos). Il veut apparaître amaigri (à la manière de Steve Jobs). Et tout comme Amazon a lentement construit une économie mondiale de la donnée sur Internet, et Uber une société de livraison (et non de transport), Mr. Trump dit souvent quelque chose pour distraire ses opposants pendant qu’il poursuit en réalité d’autres buts.

    Il est aussi disruptif qu’Amazon, Uber et Napster et aussi risqué que n’importe quelle start-up de haute technologie.

    Mr. Trump veut que l’Amérique soit de nouveau une grande nation, alors que la Silicone Vallée veut rendre le monde meilleur. En cela, la vie veut copier l’art et à son tour l’art veut copier la vie. Dans la fiction de la chaîne HBO, « Silicone Vallée », Gavin Belson, dirigeant de Hooli, une société qui ressemble fortement à Google, déclare à la manière de Trump : « Je ne veux pas vivre dans un monde dans lequel quelqu’un voudrait rendre le monde meilleur que ce nous réalisons ».

    elon musk, teslaÊtre disruptif, c’est prendre le risque de se tromper tôt et souvent. Le fondateur de Tesla et de SpaceX, Elon Musk, était sans le sou en 2009-2010. « J’étais à court de cash », a-t-il écrit dans une procédure judiciaire de divorce ; il empruntait à des amis et dormait sur leur canapé. Mr. Trump est également passé par là, avec des faillites de casinos, qui l’ont obligé à emprunter à des amis banquiers qui lui ont même pris son yacht.

    Quoi d’autres ? La Silicone Vallée est souvent accusée d’être pleine de « potes » technologiques et entretient ses propres rumeurs confinées aux discussions de vestiaires – regardez le Gamergate.

    La Silicone Vallée pratique sa propre forme de populisme. La technologie est pour les masses plus que pour l’élite. Les smartphones, les réseaux sociaux et la réalité virtuelle, toutes ses applications nécessitent des milliards d’utilisateurs, entraînant un raisonnement populiste dans la conception des produits, sinon une idéologie de « transfert du pouvoir, rendu au peuple ».

    Oui la Silicone Vallée détruit des emplois que Mr. Trump préférerait sans doute préserver. Mais à l’issue de plusieurs cycles, la technologie finit par créer plus d’emplois qu’elle n’en détruit, détenant ainsi plus de pouvoir économique que n’importe quel Président.

    hillary clinton, trump, crowdpac

    Peu importe. Dans l’ensemble et à l’exception de Peter Thiel, les personnes dans la Silicone Vallée déteste Donald Trump. Hillary Clinton l’a emporté à hauteur de 85% à 9% à San Francisco et de 73% à 21% dans le comté de Santa Clara. Les technophiles ont des sursauts émotionnels dont Meryl Streep tirerait fierté. Mais je pense que c’est d’abord parce qu’ils voient secrètement un petit Donald Trump en chacun d’entre eux. C’est la vallée entière qui a besoin d’une thérapie.

    Mais si j’étais Donald Trump, je me méfierais. Le petit secret qui entache la Silicone Vallée, c’est que 9 fonds d’investissement sur 10 échouent, parfois de manière spectaculaire. Alors, une présidence Trump sera-t-elle disruptive ? Le jury n’a pas encore été choisi pour trancher, mais s’il s’inscrit dans la continuité de sa campagne électorale et ferment vraiment des services et des agences obsolètes comme la FCC, il pourrait se voir attribuer le titre de Premier Président de la Silicone Vallée.

    Mr. Kessler, un ancien dirigeant de fonds d’investissement, est l’auteur de « Eat people » (« Manger les gens ») (portfolio, 2011). 

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    Luxury Brands Seek a Way Into Generation | #generationZ #luxury @adetem

    ARTICLE PARU DANS LE NYT, ELIZABETH PATON, LE 05-12-2016

    [LIRE L'ARTICLE DANS LE NEW YORK TIMES]

    Millennials, the much-studied generation whose behavior has seduced and puzzled luxury brands in equal measure, are no longer the sole focus for companies hoping to attract new customers: Generation Z, the label given to those born since 1995, is the latest target audience, thanks to their future purchasing power and the influence they hold over the spending of their parents and grandparents.

    Unlike their older peers, who have watched technology gradually embed itself in their daily lives, members of Generation Z are known as “digital natives”: those who cannot remember what it is like to not have a cellphone permanently attached to their hand.

    “This is an impulsive group who will turn adverts off, call BS really easily and hate being talked down to,” said Meridith Valiando Rojas, co-founder and chief executive of DigiTour Media, a Los Angeles-based group that has led the way in a booming events trend in live entertainment. “They know there is always something else out there as they have always had that information at their fingertips. That is hard for many brands to contend with.”

    DigiTour Media hosts festivals where social media stars step out from behind their bedroom webcams and meet their teenage fan base. The festivals showcase people who have created mass followings on YouTube, Instagram and Music.ly, the lip-syncing app with over 100 million monthly users and that anyone over 21 is unlikely to have heard of. DigiTour Media group now puts on approximately 200 events a year, comprising both DigiFests (one- or two-day showcases) or DigiTours (groups of performers who rove the United States). The combined reach of the acts is 350 million people.

    “It is all about bringing the internet to life — their internet to life,” said Ms. Valiando Rojas at The New York Times’s Global Leaders’ Collective conference, held in Washington this past week. A former music executive, she recognized in 2010 that there was no equivalent of a music festival on the market for younger teenagers. She also saw that when it came to hormone-fueled popularity, 21st-century social media stars had as much clout as the biggest boy bands.

    “Generation Z are the most influential group of consumers right now. Whether or not they are buying luxury today, they will be tomorrow,” Ms. Valiando Rojas said. “So understanding where they think, where they go and how to advertise to them without rubbing them up the wrong way is crucial.”

    That more and more people are looking for experience-led luxury purchases over products is another factor in why brands should be looking to build relationships with this demographic, both on and off their phones.

    There is a distinction between Generation Z and millennials in how they behave within their social media communities. Millennials are keen to be unique, but members of Generation Z want to be popular and part of a group. Having grown up immersed in social media, members of Generation Z define their identity by how many “Likes’’ they get on Facebook or how many followers they have. They see their online personalities as extensions of themselves

    “That is why these influencers are so important: Teenagers today trust these voices,” Ms. Valiando Rojas said, adding that she booked acts based on their popularity and what the followers of her company’s social media accounts suggested. She pointed to Baby Ariel (age 16), Jacob Sartorius (age 14) and the Dolan Twins (age 16) as some of the biggest names to watch.

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    #Luxe, calme et volupté dans les palais dorés du millionnaire cubain Fidel Castro | #Cuba #FidelCastro #SegoleneRoyal

    ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL LES OBSERVATEURS.CH, SUISSE, LE 05-12-2016

    [LIRE L'ARTICLE EN LIGNE]

    Fidel Castro, héros de la révolution marxiste latino-américaine, est mort depuis maintenant une semaine et sa dépouille croule sous les éloges funèbres dispensés par une pseudo-élite intellectuelle superficielle qui s’extasie devant les faux concepts humanistes du communisme international. Toujours les mêmes bobos conformistes de la pensée unique qui dispensent des bobards à longueur de temps et trompent énormément.

    Fidel Castro ne fut pas seulement un sanguinaire révolutionnaire, un dictateur féroce, un boucher pour les pauvres Cubains, un ennemi politique sans état d’âme, qui transforma, « l’île en une énorme prison entourée d’eau » selon les mots de sa propre sœur Juanita qui n’ira pas à son enterrement. Au nom d’une révolution des pauvres sensée libérer les prolétariens et apporter le bonheur à Cuba il en fit son domaine personnel pour son plus grand avantage et se maintenir au pouvoir. De révolutionnaire marxiste il devint millionnaire capitaliste tout en cultivant, pour le public et les médias complaisants, l’image idyllique du chef incorruptible et détaché des biens matériels : le pur des purs révolutionnaires qui en privé nage dans l’or pendant que son peuple meurt de faim.

    Selon le magasine Forbes, Fidel Castro faisait partie des hommes « les plus riches parmi les rois, les reines et les dictateurs. » La fortune de Castro est estimée à 900 millions de dollars dus en partie aux revenus d’une minière d’or et de nombreuses entreprises d’États sous son contrôle. Certains observateurs occidentaux et cubains expatriés parlent aussi d’une banque en Angleterre et de 270 entreprises de par le monde sous son emprise. On est bien loin des quelques pesos avec lesquels il se targuait de vivre, à l’instar de la majeur partie des Cubains.

    Yacht en bois rare, whisky de 12 ans d’âge, belles femmes, jacuzzi, étaient quelques unes des commodités que s’offrait le Lider maximo. Propriétaire d’une île paradisiaque proche de Cuba, Cayo Piedra, il aimait y recevoir des personnalités comme l’inhumain président de l’Allemagne de l’Est Erich Honecker qui décida de l’érection du mur de Berlin ou l’écrivain communiste Gabriel García Márquez.

    « Il laissait entendre que la révolution ne lui donnait aucun répit, aucun plaisir, qu’il ignorait et méprisait le concept bourgeois de vacances. Il mentait  » affirme un des ses anciens compagnons d’armes resté à ses côtés jusqu’en 1994, le lieutenant-colonel Juan Reinaldo Sanchez, réfugié ensuite à Miami et décédé mystérieusement après ses révélations sur le dictateur cubain parues dans un livre intitulé « Double vie de Fidel Castro ».

    « Il était convaincu que Cuba était sa propriété » écrit Sanchez. Outre la vie capitaliste, tant honnis en public mais si aimée en cachette, il aimait les femmes : il eut plusieurs épouses, plusieurs maîtresses et huit enfants qui tout comme lui aiment la vie luxueuse. Le colonel Sanchez raconte : « Pendant que son peuple mourrait de faim Fidel Castro a vécu avec toutes les commodités. Et cela est vrai aussi pour ses huit enfants, les diverses épouses et amantes. Le tout dans le plus grand secret ».

     

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    #Luxury #Shoppers Crowd #London for #Brexit bargains [@adetem @LuxuryDaily]

    NOVEMBER, 30, 2016.

    London: While the prospect of Brexit is weighing on much of the British economy, tourism and luxury goods businesses are cashing in on bargain-hungry visitors lured by the slide in the pound.

    [LIRE L'ARTICLE DANS BUSINESS NEWS] 

    London’s tourism agency says sales of goods eligible for sales-tax exemption have gone up by a third since the Brexit vote in June, which sent the pound sterling plunging against the euro and dollar. ”We calculated that over the last four months it’s been about 12% cheaper for Europeans to come and shop here,” said Chris Gottlieb, head of leisure marketing at the agency London & Partners. The pound is now at 1.17 euros compared with 1.3 euros before the shock vote to leave the European Union, while it has also fallen to US$1.25 from US$1.49. The result is that London has become the cheapest city for luxury goods shopping in the world in dollar terms, according to a study by Deloitte.

    ‘GOING TO SPEND MUCH MORE’

    In tourist areas, the effects are evident. ”We’re going to spend much more money than we planned to,” said Radostina Nonova, a Bulgarian tourist, laughing as she lugged her bags on Carnaby Street - in the heart of London’s shopping district. ”We didn’t plan to shop too much but it’s obvious that the prices are very good for us. ”So we shop and we can afford to eat and drink outside. That was not possible years ago,” she said.

    French tourist Christophe Disic said he did not come just because the pound was low but “when we changed our money we realised we had a few more pounds for fewer euros”. When speaking to US tourists, shopkeepers are quick to take out their calculators. ”We’re an American brand. Our products are designed and assembled in the States. But with the weakening of the pound it actually happens to be cheaper for the American tourists to buy an American product in London,” said Denis Sagajevs, who works in Shinola, a shop selling watches and leather accessories. ”It’s affected by the fact that they can claim VAT on their way back. We pretty much on a day-to-day basis explain that to customers from the States. It happens to be quite a strong sales driver,” he said.

    50 PER CENT INCREASE IN SHOPPERS

    Some shops are adapting their advertising and sales tactics to the new consumer behaviour. ”Before the vote, European tourists were couples who came to be together and maybe bought a couple of things,” said James, the manager of a luxury men’s clothes shop on Carnaby Street. ”Now, there are groups of friends who rush in. They grab everything they can carry.” James estimated that European and US shoppers coming to his store have increased by around 50%. Instead of spending on costly advertising in British newspapers as it did before, his firm is changing tactic to appeal more to overseas visitors. They have put up signs outside Underground train stations near the shop.

    But there are doubts about how long the boom can last. While the good health of the British economy was confirmed by solid growth of 0.5% in the third quarter, the official forecasts for 2017 have been lowered to 1.4% from 2.2%. ”Our British customer sales are not as strong as before the vote and we don’t even know if this tourism boom is going to last,” James said. - AFP

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    Inside #Fidel #Castro’s life of #luxury and ladies while country starved [#cuba @adetem]

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    FROM THE NEW YORK POST, BY LAURA ITALIANO, NOVEMBER, 27, 2016

    With his shaggy beard and rumpled, olive-drab fatigues, Fidel Castro presented himself to the world as a modest man of the people. At times, he claimed he made just 900 pesos ($43) a month and lived in a “fisherman’s hut” somewhere on the beach.

    But Castro’s public image was a carefully crafted myth, more fiction than fact.

    “While his people suffered, Fidel Castro lived in comfort — keeping everything, including his eight children, his many mistresses, even his wife, a secret,” wrote Juan Reinaldo Sanchez, Castro’s longtime bodyguard. Sanchez’s book, “The Double Life of Fidel Castro: My 17 Years as Personal Bodyguard to El Líder Maximo,” describes his former boss’s hidden life of political ruthlessness, mistresses and greed.

    Castro, who died Friday night at 90, made a personal fortune offering safe haven to drug traffickers, bedded a bevy of women over the decades, and once threatened his own brother, Raul, with execution when the brother lapsed into alcoholism in the ’90s, Sanchez’s book reveals.

    Amazingly, most Cubans had no idea how, or even where, their secretive strongman actually lived. Even his first and second wives were kept out of the public eye — as was their leader’s two-timing. Castro cheated on his first wife, the upper-middle-class Mirta Diaz-Balart, with Natalia Revuelta. “With her green eyes, her perfect face and her natural charm,” Revuelta was one of Havana’s most beautiful women, Sanchez wrote — no matter that she, too, was married at the start of their mid-’50s affair. Diaz-Balart would bear Castro his first “official” son, Fidel Jr. or “Fidelito,” and Revuelta would bear Castro his only daughter, Alina.

    Castro cheated, too, on his second wife, seducing “comrade Celia Sanchez, his private secretary, confidante and guard dog for 30 or so years,” Sanchez wrote. Castro also bedded his English interpreter, his French interpreter, and a Cuban airline stewardess who attended him on foreign trips, Sanchez wrote. “He doubtless had other relationships that I did not know about,” Sanchez wrote. Castro kept 20 luxurious properties throughout the Caribbean nation, including his own island, accessed via a yacht decorated entirely in exotic wood imported from Angola, Sanchez wrote. Taking control of Cuba on New Year’s Day 1959, after his guerrilla army routed the quarter-century-long dictatorship of Fulgencio Batista, Castro vowed that unlike his hated predecessor, he’d share the nation’s wealth with its poorest citizens.

    But while he made good on some of his promises to educate and care for his people — building free schools and hospitals with the help of his Soviet sponsors — Castro’s legacy was also one of repression and hypocrisy. Deep poverty persisted — teen prostitution, crumbling houses, food rations. Political opponents were executed by the thousands by firing squad, or sentenced to decades of hard labor. Castro had as many as 11 children with four women — only two of whom he was married to — and numerous other mistresses, Sanchez wrote.

    Only those closest to him knew of these affairs. The only woman who dared to cause him any public scandal was his rebellious daughter, Alina Fernandez Revuelta. “I remember her in the 1980s, a pretty young woman who had become a model,” Sanchez wrote. “One day, when I was in Fidel’s anteroom, Pepín Naranjo, his aide-de-camp, showed up with a copy of the magazine Cuba. “Spread across its second page, Alina could be admired posing on a sailboat in a bikini, in an advertisement for Havana Club rum.” “What on earth is this?” Fidel exclaimed, according to Sanchez. “Call Alina, at once!”

    What followed was an epic father-daughter blowout.

    "Two hours later, Alina strode into his office, not in the least ­intimidated,” Sanchez recalled. “The ensuing argument was the most memorable of them all: Shouting reverberated all over the room, shaking the walls of the presidential office.” “Everybody knows you are my daughter! Posing in a bikini like that is unseemly!” Castro raged. Several years later, in 1993, Fidel learned through his secret service that Alina was plotting to flee to the United States.

    “I am warning you: Alina must not leave Cuba under any pretext or in any way,” Castro told his head bodyguard, Col. Jose Delgado Castro, according to Sanchez. “You’ve been warned.” Two months later, Alina put on a wig, packed a false Spanish passport, and, with the help of a network of international accomplices, sneaked out of Cuba. This, too, ignited the dictator’s temper. “One rarely sees the Comandante allowing his anger to explode,” Sanchez wrote. “In 17 years, I saw it only twice. But when Pepín broke the unpleasant news to him that day, Fidel went mad with rage. “Standing up, he stamped his feet on the ground while pointing his two index fingers down to his toes and waving them around.” “What a band of incompetent fools!” he cried. “I want those responsible! I demand a report! I want to know how all this could have happened!”

    Alina remains one of her father’s most outspoken opponents. “When people tell me he’s a dictator, I tell them that’s not the right word,” she told the Miami Herald. “Strictly speaking, Fidel is a tyrant.” Castro’s second wife and widow, Dalia Soto del Valle, is the least known of Castro’s women, Sanchez noted. They met in 1961. Castro noticed her in the audience as he gave an open-air speech, Sanchez remembered.

    “Fidel spotted in the first row a gorgeous girl with whom he rapidly started exchanging furtive and meaningful glances,” Sanchez wrote. After being vetted by his aide-de-camp, del Valle was installed in a discreet house just outside Havana. Eventually, they married and had five sons, who grew up in hidden luxury on an estate outside Havana. “With its orange, lemon, mandarin, grapefruit and banana trees, the estate resembled a veritable garden of Eden — especially if one compared it with the notorious ration book that all Cubans had to use to buy food,” Sanchez wrote.

    Each member of the family possessed his or her own cow, “so as to satisfy each one’s individual taste, since the acidity and creaminess of fresh milk varies from one cow to another.” Disloyalty exacted a heavy price. Dissidents were jailed for as little as handing out books on democracy. Castro himself displayed little loyalty, either professionally or personally. Even his closest aides faced execution if it suited his agenda. In the late ’80s, when an international scandal brewed over Castro’s exchanges of safe haven for cash with Colombian cocaine traffickers, Castro had no problem throwing those closest to him under the bus. “Very simply, a huge drug-trafficking transaction was being carried out at the highest echelons of the state,” Sanchez wrote.Castro “was directing illegal operations like a real godfather,” Sanchez wrote.Revolutionary Gen. Arnaldo Ochoa, who had fought alongside Fidel and Raul Castro, was at the center of the drug dealings, Sanchez said.

    But when the US caught wind, Castro vowed an “official inquiry.” Raul was forced to watch on closed-circuit TV as a kangaroo court tried and convicted Ochoa — and then to watch the general’s execution by firing squad. “Castro made us watch it,” Sanchez recalled. “That’s what the Comandante was capable of to keep his power: not just of killing but also of humiliating and reducing to nothing men who had served him devotedly.” After Ochoa’s death, Raul plunged into alcoholism, drowning his grief and humiliation with vodka. “Listen, I’m talking to you as a brother,” Castro warned him. “Swear to me that you will come out of this lamentable state and I promise you nothing will happen to you.” Raul, who perhaps knew best what his brother was capable of, complied.

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    [@pointsdevente] Le retournement culturel de la #Chine vis-à-vis du #luxe | @luxurysociety @adetem

    Qu'est-ce qui explique ce retournement culturel ?

    [Philippe Jourdan]. Derrière le parti pris politique de lutter contre la corruption, il y a la crainte d'une vraie fracture sociale entre les classes. On se souvient des mouvements de grève à Hong Kong visant les riches Chinois qui viennent dépenser leur fortune dans la ville. Après une croissance fulgurante, les écarts entre les classes sociales sont un problème qui préoccupe le gouvernement de Xi Jinping. À cela, s'ajoute un contexte de repatriation. Quand on parle de la consommation chinoise de produits de luxe, on oublie souvent que 70% des achats réalisés par les Chinois le sont en dehors de la Chine. Ce marché reste très dépendant du tourisme et c'est ce qui en fait sa fragilité. Il n'y a qu'à voir le recul du nombre de touristes chinois en France depuis les attentats. Au lieu de 2,5 millions attendus, les commerçants devront se contenter d'1,6 million de touristes cette année. Et les choses ne vont pas s'arranger car, de plus en plus, le gouvernement chinois affiche sa volonté que la richesse soit dépensée en Chine et rapporte à l'économie du pays.

    Propos recueillis par Cécile Buffard

    [LIRE SUR LE MEME SUJET : "Le tournant Catonien de l'Empire du Milieu (...)]

    [LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW SUR CE BLOG]

    [LIRE L'INTERVIEW DANS POINT DE VENTE]

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    "Le Luxe subit un profond changement de modèle" [#luxe #promiseconsulting @lopinion_fr]

     «Le luxe subit un profond changement de modèle»

    Muriel Motte - 19 Septembre 2016 à 14h42

    Interview parue dans l'Opinion. [EXTRAIT]

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    Associé fondateur du groupe de conseil et d’études Promise Consulting, Philippe Jourdan décrypte la crise que traverse le secteur.

    les faits - La baisse de la livre a fait flamber de 36 % les ventes de produits de luxe au Royaume-Uni le mois dernier. Les variations des taux de change ne sont pas le seul élément perturbateur pour les groupes du secteur : digitalisation, ralentissement de la demande chinoise, attentats, les défis s’enchaînent et provoquent parfois des accidents industriels. Spécialiste des marques, Philippe Jourdan anticipe une croissance annuelle de 2 % du marché des produits de luxe dans les prochaines années.

    Quelle est la nature de la crise que traverse le secteur du luxe ?

    Il s’agit d’un profond changement de modèle dont l’effet est amplifié par une conjoncture économique difficile. Jusqu’à la crise financière, le marché des biens de luxe était tiré par une forte demande à laquelle répondait l’offre des grandes maisons qui se voulaient exclusives, et qui contrôlaient les prix et la distribution via le rachat des licences et la création de boutiques en nom propre. Tout cela évolue très rapidement (...)

    Cette crise est donc aussi imputable à la forte dépendance du luxe à la Chine ?

    Les Etats-Unis restent dominants et représentent un tiers du marché mondial du luxe. Mais 70 % de la croissance de ce marché au cours des dix dernières années a été le fait de la Chine. Et ce sont les Chinois qui réalisent hors de chez eux l’essentiel (70 %) des achats de produits de luxe. Dès que la demande chinoise ralentit - c’est l’une des conséquences de la politique anticorruption et du ralentissement économique du pays entre autres - ou qu’une menace pèse sur le tourisme mondial, le luxe en ressent les effets. C’est le cas aujourd’hui. Les géants du secteur doivent être vigilants sur un autre point : Pékin aura tôt ou tard le souci de rapatrier en Chine continentale un marché qui lui échappe largement, car les taxes imposées sur les biens de luxe rapportent aux caisses de l’Etat. (...)

    La mutation du consommateur depuis une dizaine d’années bouleverse aussi le marché…

    Le profil des acheteurs se transforme. La croissance du marché ne dépend plus de ceux qui ont énormément d’argent, mais de ceux qui en gagnent de plus en plus. Ce n’est pas du tout la même clientèle. Les marques doivent s’adresser à de nouveaux profils, des consommateurs plus jeunes, plus cosmopolites, mieux éduqués en matière de luxe mais plus critiques (...) Il s’agit d’une mutation très profonde, qui génère beaucoup d’interrogations sur la stratégie à mener.

    La stratégie digitale est-elle une source de différenciation entre les grands groupes mondiaux ?

    Les grands groupes habitués à gérer la relation-client dans un circuit unique sont entrés avec retard dans le monde digital. C’est un secteur parfois conservateur qui a du mal à accepter de perdre le contrôle de la distribution, mais tous sont aujourd’hui très actifs. Un des premiers bouleversements est venu de la comparaison mondiale des prix par des clients connectés et globe-trotteurs. Face à cela, Chanel a annoncé l’an dernier sa volonté d’établir progressivement un meilleur équilibre des prix de ses produits dans les grandes zones géographiques, Chine, Europe, Etats-Unis. Tous y viendront sans doute mais c’est très complexe en raison des coûts d’approche et des taxes différents, sans oublier les variations de taux de change ! Le deuxième bouleversement, c’est l’apparition de « pure player » digitaux du luxe comme Yoox Net-A-Porter, dont le poids commence à peser. Sa logique de développement est de commercialiser à terme toutes les grandes marques, y compris celles de LVMH ou Kering. (...)

    Le marché mondial du luxe croissait à deux chiffres au début du siècle, un taux tombé autour de 2 % aujourd’hui. Quelle est la « nouvelle normalité » pour les années à venir ?

    La projection moyenne pour les prochaines années est de l’ordre de 2 % à taux de change constants, ce n’est pas si mal pour un marché qui pèse déjà 240 milliards d’euros. Nous sommes face à des consommateurs plus exigeants, des marchés plus mûrs, peut-être allons-nous commencer à faire du marketing et à revenir à des fondamentaux de la relation-client, de la qualité de l’offre et du service. Ouvrir une boutique bien placée dans une rue stratégique d’une ville chinoise ne suffit déjà plus. Il y aura davantage de discrimination, une prime à l’excellence, et le « pricing » sera déterminant.

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    Le tournant catonien de l'Empire du Milieu : l'enrichissement oui, l'ostentation non ! (#Chine #luxe #riches]

    Philippe Jourdan

    Professeur à l'Université Paris Est / CEO Promise Consulting

     Jean-Claude Pacitto

    Maître de conférences à l’Université Paris Est / Chercheur associé à l'ESSCA

     

    ARTICLE PARU DANS L'OPINION EN DATE DU 02 NOVEMBRE 2016

    sous le titre : "Le Luxe en Chine : pourquoi le raffinement intimiste va supplanter le bling-bling ?"

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    chine,luxe,caton,lopinion,bling-bling,montre,xi jipingOn a trop souvent retenu de Caton l'Ancien (234-149 av. J.C.) l’image d'un conservateur borné obsédé par la destruction de Carthage. Il fût bien plus que cela. En effet, Caton fut d'abord et avant tout un homme politique lucide et réaliste. Il avait compris que l'afflux massif des richesses à Rome, suite à la fin de la seconde guerre punique, aurait des conséquences sociales désastreuses et que, s’ajoutant à l'adoption des mœurs politiques et philosophiques grecs dévoyés (dont le culte de la personnalité), il déboucherait à terme sur une fragilisation de la République romaine et un basculement dans un régime où les intérêts privés prendraient inévitablement le dessus sur le souci du collectif. La cupidité (« avaricia ») dont il ne cessa de dénoncer les effets délétères était, pour lui, incompatible avec la recherche du bien commun et la rigueur morale qui avaient toujours été des qualités valorisées dans le cursus politique romain. Dès lors, ses efforts pour limiter l'ostentation des richesses et sa lutte contre la corruption des hommes politiques ne connurent pas de répit. Dès -184 av. J.C., il tente vainement par des mesures coercitives, qui lui valurent le surnom de censeur, de lutter contre les courants de plaisirs, le goût du luxe et l’existence raffinée qui envahit la classe dirigeante romaine, versée dans les affres de la société de consommation.

    chine,luxe,caton,lopinion,bling-bling,montre,xi jipingD'une certaine manière, c'est bien le même combat que même aujourd'hui le président Xi Jinping. On aurait bien tort, en effet, de ne voir dans sa lutte implacable contre la corruption qu'un épisode de plus des luttes de pouvoir au sein de  la nomenklatura communiste. Certes, il y a là un fond de vérité. Mais par son ampleur et ses justifications idéologiques, elle est bien plus que cela. Au fond Xi Jinping établit le même constat que Caton l’Ancien en son temps : la société chinoise a subi, suite aux réformes économiques de Deng Xiaoping, des bouleversements tels qu'ils menacent aujourd'hui sa cohésion. Plus que l’enrichissement, ce sont les travers qu’il engendre qui sont évidemment pointés du doigt : la richesse, oui, son ostentation, non ! De surcroît, il ne pouvait échapper au président chinois que cet enrichissement rapide s’est accompagné, comme ce fût le cas à Rome, de l’adoption de mœurs qualifiées « d’occidentales », tels l’individualisme et l’hédonisme, que le président chinois juge incompatibles avec la culture chinoise.

    chine,luxe,caton,lopinion,bling-bling,montre,xi jiping« L’occidentalisme » n’est plus tendance en Chine, ce qui n’est pas sans conséquence pour le commerce des grandes marques de luxe occidentales, en général, et françaises en particulier. Mais la force de Xi Jinping est d'avoir compris que l'on ne combattrait pas ces nouvelles tendances avec les « oripeaux » de l'idéologie communiste. D'une part, parce que la réalité capitaliste du pays est un fait et, d'autre part, parce que ce retour à l'idéologie serait parfaitement inaudible surtout parmi les jeunes générations. Comme Caton l’Ancien mais de manière plus subtile encore, Xi Jinping en appelle aux valeurs traditionnelles chinoises. Ce n'est pas nouveau chez lui et bien avant 2012 les allusions à Confucius étaient légion dans ses discours. Là, ce ne sont plus des allusions mais une réhabilitation officielle et on a fêté en grandes pompes en 2014 le 2565ème  anniversaire de sa naissance. Confucius, mais pas seulement lui, revient en force et ce n'est pas un hasard. Les Occidentaux voient dans ce qu'ils qualifient volontiers de « récupération » un tournant conservateur visant à promouvoir les valeurs de hiérarchie et d'harmonie du corps social afin de limiter les effets de la contestation sociale. Vision trop limitative car reposant sur un postulat instrumentaliste ! Xi Jinping, comme Poutine en Russie, seraient de parfaits cyniques qui instrumentaliseraient les valeurs à des fins personnelles. Peut-être. Mais dans les deux cas cités, rien interdit de penser qu'ils soient convaincus de la « justesse » de ces valeurs. Xi Jinping, comme Poutine, connait ses classiques !

    chine,luxe,caton,lopinion,bling-bling,montre,xi jipingPour Xi Jinping, l'héritage de Confucius s’inscrit sur le plan de la morale : c'est de rectitude morale, de respect dû aux anciens, de désintéressement, valeurs que corrompent le luxe et l’enrichissement individuel, dont il s’agit ici. Pour Xi Jinping, la Chine doit renouer avec ses traditions anciennes, car il y a toujours, au sein de la société chinoise, cette croyance que l’ouverture à l’Occident s’accompagne d’une perversion morale, à l’image du commerce triangulaire mis en place par les Anglais au 19ème Siècle, dans lequel les opiums du Bengale et de Malwa, produits en Inde, procuraient l’argent métal nécessaire à l’achat du thé chinois exporté à Londres. Le président chinois souligne toujours le fait que les communistes chinois ne sont ni des « nihilistes historiques ni des nihilistes culturels ». La rupture avec le maoïsme de la révolution culturelle est ainsi total et l’appel à la mémoire historique une constante de ses discours. De la même façon, Xi Jinping souligne aussi le fait que politiquement et depuis 5000 ans la Chine a toujours suivi des voies politiques différentes de celles de l'Occident. Façon de signifier à ses interlocuteurs occidentaux que la Chine dissocie développement économique et adoption d'un régime politique libéral et que le libéralisme politique ne fait pas partie de son ADN !

    chine,luxe,caton,lopinion,bling-bling,montre,xi jipingSi les cadeaux sont un élément constitutif de la culture chinoise (le fameux « Guanxi »), l'ostentation des richesses, la cupidité ne le sont pas : ainsi le détournement d’une coutume traditionnelle à des fins égoïstes constitue désormais un crime, un bien mauvais signal pour l’industrie horlogère de luxe, en particulier. Les arguments de Xi Jinping même s'ils se fondent sur des référents culturels forcément différents  de ceux de Caton sont au fond les mêmes : la cupidité et l'individualisme sont des valeurs qui ne peuvent être érigées en modèles et qui à terme détruisent le corps social. Il ne s'agit donc pas de les combattre seulement dans leurs effets (« la corruption ») mais aussi à leur racine (« la cupidité »). Et ce combat ne peut être que culturel. Mais à la différence de Mao, Xi Jinping ne rêve pas d’un Homme Nouveau en faisant table rase du passé. Son objectif est inverse : c'est en ré-enracinant les Chinois dans leur histoire qu'on sera le mieux à même d'éradiquer les effets indésirables de la modernisation économique. Dans un secteur aussi emblématique que le luxe, les conséquences de cette politique sont déjà visibles. Des collections chinoises apparaissent, puisant leur inspiration dans le passé artistique de la Chine avec un mot d’ordre : l’élégance est toujours présente mais pas son corollaire trop tapageur : le « bling-bling ». L’ère est à l’élégance discrète, au luxe de bon goût, au raffinement intimiste, et non plus désormais à l’affirmation sociale de fortunes vite amassées où l’ostentation est une stratégie de différenciation statutaire revendiquée. Le projet économique de Xi Jinping pourrait être celui du conservatisme éclairé (on se souvient de la célèbre formule de François Guizot, « enrichissez-vous par le travail, par l’épargne et la probité »). En tout état de cause, le message de Xi Jinping aux élites est sans ambiguïté : « Enrichissez-vous mais ne le montrez pas ! ».

    Soyons clair : ce qui se déroule actuellement en Chine ne relève pas d'un « sursaut » conjoncturel initié par des dirigeants qu’effraient les conséquences sociales de la modernisation économique. C’est un mouvement de fond, qui puise ses racines dans la Chine millénaire, et c’est toute l’habileté de Xi Jinping de l’avoir compris. Plutôt que de se focaliser sur la seule lutte contre la corruption (en espérant qu’elle prendra fin un jour), les chefs d’entreprises désireux d’exporter et de vendre aux Chinois devraient se plonger dans les classiques de la littérature chinoise, la meilleure manière de prédire quel environnement les attend dans les prochaines années. Une certitude : le capitalisme chinois ne sera pas de facture libérale-libertaire !