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Chez Promise - Page 3

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    [@pointsdevente]- Faut-il céder à la tentation du #masstige ? [@adetem @luxurysociety][Philippe Jourdan]. Si l'idée est de substituer au prestige le masstige parce que le ralentissement de l'économie oblige les actionnaires à maintenir ou à aller chercher

    Faut-il céder à la tentation du masstige, à mi-chemin entre mass market et prestige?

    Propos recueillis par Cécile Buffard pour Points de Vente

    [Philippe Jourdan]. Si l'idée est de substituer au prestige le masstige parce que le ralentissement de l'économie oblige les actionnaires à maintenir ou à aller chercher des volumes dans une confusion des genres, je réponds non. En revanche, certaines marques du mass peuvent adopter temporairement les codes du luxe. C'est une stratégie qui plaît beaucoup aux jeunes clientes, adeptes du mix and match. Reste, toutefois, la question du futur. Quand, dans vingt ans, les Millennials auront grandi, préféreront-ils toujours le masstige au prestige? Il faut, également, démystifier la recette du masstige qui consiste à fabriquer des copies des modèles de la haute couture avec des matières premières et un savoir-faire de moindre qualité. Sur ce sujet, je serai plus sévère que Coco Chanel qui disait se moquer de la copie. Quand on s'approprie les codes d'une marque, dans le secteur de la santé on appelle ça un générique, dans la mode c'est une contrefaçon.

    [LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW SUR CE BLOG]

    [LIRE L'INTERVIEW DANS POINT DE VENTE]

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    L'effet @Kardashian? Un quart des Français portent moins de bijoux par peur du vol [#Luxe #Joaillerie # People #Tourisme #Insécurité]

    ARTICLE PARU DANS CAPITAL.FR EN DATE DU 24/10/2016

    [LIRE L'ARTICLE EN ENTIER]

    Le braquage très médiatisé de Kim Kardashian n’est pas à l’avantage de l'hôtellerie parisienne ou des grands acteurs du luxe. Selon l’étude réalisée à la suite l'événement par le cabinet de conseil Promise Consulting [1], 23% des Français possédant des bijoux déclarent les porter moins souvent. Le taux atteint 24% chez les propriétaires de sacs de marque et 18% chez les porteurs de montres.

    À la suite de cela, il leur avait été demandé les raisons pour lesquelles, ils ont réduit leurs ports d’articles de luxe. La raison est sans équivoque, la peur du vol et des agressions est le critère numéro 1 de 36% des détenteurs de colliers, bagues et autres bracelets, de 34% des possesseurs de sacs de marque et de 27% des porteurs de montres.

    Un fait intéressant ressort, ce sont les hommes qui manifestent le plus cette craintes face au risque d'agression contrairement aux femmes.

    Selon Philippe Jourdan, Promise Consulting, "les acteurs du luxe devraient l’accent sur la compréhension de ce sentiment d'insécurité. Il est très peu analysé dans les études de marché. Or il compte autant que les facteurs classiques comme l'envie, le besoin, la non-saturation ou la pression sociale dans la compréhension des usages."

    [1]- L’enquête a été conduite via Access Panel du 5 au 7 octobre 2016, auprès d'un échantillon de 1050 personnes représentatives de la population française avec un « boost » auprès des 15% de Français.

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    L'#insécurité et la #consommation de produits de #luxe : vrai ou faux problème ? [@adetem]

    Deux études de Promise Consulting analysées par Philippe Jourdan et Jean-Claude Pacitto apportent un éclairage intéressant sur la relation entre insécurité perçue et les moindres usage et consommation de produits de luxe.

    Editorial paru dans Cosmétique Mag Hebdo, 14 novembre 2016.

    Par Philippe Jourdan, associé de Promise Consulting et professeur des Universités, et Jean-Claude Pacitto, maître de conférences et chercheur associé à l'ESSCA.

    [EN SAVOIR PLUS SUR COSMETIQUE MAG HEBDO]

    [TELECHARGER L'EDITORIAL

    La récente actualité du braquage de Kim Kardashian auquel font écho d’autres cambriolages effectués en plein jour place Vendôme ou rue de la Paix relance le débat sur l’insécurité des biens des personnes sur notre territoire. On peut sur le même sujet souligner l’angoisse de la communauté chinoise, particulièrement visée en raison de la détention supposée d’argent liquide en quantités par ses résidents et ses touristes. Alors l’insécurité est-elle un faux débat s’agissant des achats de luxe en France ? S’agit-il d’une réalité fantasmée, exagérée par les média, sans conséquence sur le désir d’achat des produits de luxe. Deux études récentes nous apportent un éclairage intéressant.

    En dehors du caractère douloureux de ces affaires, force est de constater que l’impact sur l’opinion ne peut être tenue pour négligeable, car si l’affaire Kardashian est « un acte très rare survenu dans un espace privé » selon les propos malheureux de la Maire de Paris, c’est négliger l’effet cumulatif sur l’opinion d’un fait divers qui succède à d’autres (sans compter le maintien de l’état d’urgence dans notre pays). C’est aussi faire fi de la popularité de la star sur les réseaux sociaux. Insécurité réelle ou perçue ? Acte de violence généralisée ou circonscrit ? Là n’est pas le problème. En matière d’opinion, ce qui compte c’est, d’une part, la perception du grand public et, d’autre part, le poids des politiques. Interrogé immédiatement après l’affaire Kardashian, 35% des habitants de Paris et de l’Ile de France ont exprimé leur crainte d’une nouvelle chute de l’activité touristique (et 42% des catégories socioprofessionnelles supérieures)[1]. On peut certes espérer qu’ils se trompent, car inquiétude ne vaut pas nécessairement prévision et nul n’est Pythie en la matière ! On peut aussi penser qu’en matière de tourisme, seule l’opinion des touristes étrangers comptent au final. Or, à cet égard, plusieurs faits méritent d’être rappelés. Les Chinois fortunés achètent pour l’essentiel en dehors de la Chine continentale pour plus de 70% de leurs achats. Or ils boudent aujourd’hui notre Capitale avec un repli de l’ordre de 20% sur le premier semestre 2016, les autorités chinoises n’ayant pas manqué de se faire le relais du climat d’insécurité à l’encontre de la communauté chinoise en France, qui se surimpose – répétons-le – au maintien de l’état d’urgence. S’agissant des Américains, le repli est moindre (5,7% sur la même période), ces derniers se déplaçant comparativement moins en Europe et effectuant l’essentiel de leurs achats de produits de luxe dans leur propre pays (83%). Mais c’est oublier que Paris est une référence obligée dans l’univers de la mode et du luxe, du fait du rayonnement de nos plus grandes marques (Chanel, Dior, Louis Vuitton, etc.), que la Fashion Week s’inscrit dans une concurrence exacerbée avec d’autres Capitales (Milan et New-York en particulier), et que pour la clientèle américaine, la sécurité des biens et des personnes est une liberté fondamentale avec laquelle elle ne transige pas, ainsi que l’atteste l’âpreté des débats au cœur des élections présidentielles américaines.

    Mais le climat d’insécurité a également un impact plus pernicieux, car rarement évoqué sinon quantifié : l’insécurité est un frein à la consommation de produits de luxe car il en raréfie les occasions d’usage. Le désir d’acheter ou de racheter – au-delà de la possibilité financière de le faire- est conditionné d’un point de vue psychologique par l’envie, le besoin, la non saturation, la pression sociale, etc. S’y ajoute le sentiment de sécurité, c’est-à-dire l’absence de crainte, fondée ou non, d’être dépossédé des biens acquis. Qu’en est-il pour les Français aujourd’hui ? Une étude récente[2] menée par notre Cabinet éclaire les comportements de nos concitoyens d’un jugement sans appel : environ une personne sur quatre déclare porter aujourd’hui moins souvent l’objet le plus précieux qu’elle possède s’agissant de vêtements, sacs, bijoux ou montres et la crainte des vols et des agressions est une raison majeure : cette crainte est particulièrement marquée s’agissant des bijoux (36%) , des sacs de marque (34%) et des montres (27%), devançant même les moyens de transport (motos, scooters et voitures). Le vol à l’arraché est donc bien une réalité perçue de nature à réfréner l’usage de produits de consommation de marque ou de luxe

    En conclusion,  il convient de ne pas négliger le poids des facteurs psychologiques dans le choix des destinations touristiques ou bien dans l'usage, et partant l'envie, d'acheter ou de posséder des biens de consommation de luxe. Au-delà de la crise économique, l'envie d'acheter Avenue Montaigne ou Rue du Faubourg Saint Honoré ou bien encore Rive Gauche est dépendant d'un sentiment de sécurité, qui, pour subjectif qu'il soit, devrait plus fortement retenir l'attention des autorités en charge de la sécurité. L'achat de produits de luxe est fragile car il n'est nullement nécessaire mais tout juste désiré. C'est à maintenir ce désir que les acteurs du luxe, les professionnels du tourisme et les pouvoirs publics devraient ensemble se consacrer.


    [1] Baromètre Promise Consulting.- 1.050 personnes interrogées en ligne entre le 03 et le 05 Octobre 2016.- Echantillon représentatif population française sur les critères de genre, d’âge, de région d’habitation, de catégories socioprofessionnelles.
    [2] Ad Hoc Promise Consulting.- 1.050 personnes interrogées en ligne entre le 05 et le 08 Octobre 2016.- Echantillon représentatif population française sur les critères de genre, d’âge, de région d’habitation, de catégories socioprofessionnelles avec un boost sur les 15% de foyers aux revenus les plus élevés.

     

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    Communiqué de presse: Quand l’insécurité inhibe la consommation des produits de marque ? [#insécurité #consommation #marques #luxe #vols #agressions]

    Promise Consulting Inc., société de conseil et d'études en marketing, publie les premiers résultats d’une enquête à plusieurs volets consacré à la relation entre l’achat et l’usage. Cette étude doit déterminer quel est le poids d’un moindre usage dans le temps sur l’achat ou plus exactement sur l’envie de consommer, de porter, d’utiliser ou de renouveler les biens que l’on possède, en particulier dans le domaine des produits de consommation de luxe.

    Vous souhaitez être tenu informé : philippe.jourdan@promiseconsultinginc.com
    Vous souhaitez télécharger les slides : [CLIQUER ICI]

    La première phase de cette étude porte sur la relation entre l’insécurité perçue et un moindre usage des produits que l’on possède, avec un focus sur les biens et les produits de valeurs. Les premiers résultats sont dévoilés en exclusivité.

    Lire la suite

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    'Expensive' and 'exclusive' go hand in hand in consumer perception...via @lucasolca #ExaneBnp [#promiseconsulting-blog.com]

    MEASURING EXCLUSIVITY AND DESIRABILITY IN THE US - SEPTEMBER 2016

    Our recent research on Brand Desirability and Exclusivity in the USA (Measuring Brand Exclusivity and Desirability - USA), conducted with Promise Consulting, showed a near perfect correlation (R2 = 92%) between brands that consumers perceive as 'expensive' and brands seen as 'exclusive'. No other identity trait we have explored correlates so well.

    [TELECHARGER LE SLIDE]

    En savoir plus sur l'étude : mailto to valerie.jourdan@promiseconsultinginc.com

    This joint study with Exane BNP can be presented to you during a meeting to be agreed with your teams. The full document is the subject of a subscription. You can also request the dates of the next cycle of conferences dedicated to presenting the results of this study. Three countries in the luxury fashion world were studied: France, China and the US.

    Cette étude menée conjointement avec Exane BNP peut vous être présentée en synthèse lors d'un rendez-vous à convenir avec vos équipes. Le document complet fait l'objet d'une commercialisation en souscription. Vous pouvez également demander les dates du prochain cycle de conférences consacrées à la présentation des résultats de cette étude. Trois pays dans l'univers de la Mode de luxe ont été étudiés : la France, la Chine et les US.

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    Conférence « Luxe aux USA » : #Désirabilité & #Exclusivité des Marques de #Luxe aux #US [@ExaneBNP @EIML @PromiseConsulting]

    Conférence « Luxe aux USA » :
    Désirabilité & Exclusivité des Marques de Luxe aux US

    « Les marques de mode du Vieux Continent séduisent-elles toujours autant le Nouveau Monde ? »

     

    Présentation par Philippe Jourdan, Promise Consulting et Luca Solca, Exane BNP, des résultats en avant-première du Baromètre Front Row "Exclusivité & Désirabilité US" consacré au classement des 22 Marques de Luxe dans le secteur du prêt-à-porter, des sacs et des accessoires aux USA. Cette conférence organisée le 15 Septembre 2016 dans les locaux de l'EIML - Ecole Internationale du Management du Luxe -a rencontré un franc succès avec plus de 90 participants issus des milieux de la mode, du luxe, du conseil, de la communication, du journalisme.

    Veuillez consulter ci-dessous l’interview avec Philippe Jourdan et Luca Solca de la soirée, organisée conjointement avec l’Ecole International du Marketing de Luxe.

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    « Promise Consulting se penche sur les #répercussions de l’affaire Kim #Kardashian pour le #tourisme » via @abc-luxe.com [@PromiseConsulting #enquêtes #études #hôtellerie #FashionWeek #Paris #2016]

    Philippe Jourdan, associé de Promise Consulting, s’est exprimé sur l’affaire Kardashian

    « Promise Consulting se penche sur les répercussions de l’affaire Kim Kardashian pour le tourisme »

    By Abc-luxe, 2016-10-11+, abc-luxe.com/actus

    [LIRE L’ARTICLE EN ENTIER SUR ABC-LUXE.COM]

    Le cabinet de conseil et d’études marketing Promise Consulting a réalisé une étude sur la base des circonstances de l’agression de Kim Kardashian du 2 octobre dernier à Paris. Suite au vol de plus de 10M€ de bijoux, la question « Selon vous, l’affaire des bijoux de Kim Kardashian va-t-elle faire chuter l’activité touristique à Paris ? » devient pertinente.

    Selon les résultats de l’enquête, les franciliens sont plus inquiets que les habitants de province à hauteur de 35% contre 22%, au même titre que les répondants dont les revenus dépassent 5 000 € par mois (42% contre 26%). (…)

    Philippe Jourdan, associé de Promise Consulting, s’est exprimé quant aux résultats de cette enquête. (...)

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    « Promise Consulting se penche sur les #répercussions de l’affaire Kim #Kardashian pour le #tourisme » publié par @Luxeattitude [@PromiseConsulting #enquêtes #études #hôtellerie #FashionWeek #Paris #2016]

    Article publié par NYCOS de Luxury Attitude, basé sur l’article d’ABC-Luxe dans lequel Philippe Jourdan, associé de Promise Consulting, s’exprime sur l’affaire Kardashian et la question si cet événement aura des impacts sur le tourisme à Paris.

     « Promise Consulting se penche sur les répercussions de l’affaire Kim Kardashian pour le tourisme »

    Publié par NYCOS à 5:33, 2016-10-11+, Luxe Attitude Worldwide, sur la base de l’article d’abc-luxe.com/actus

    [LIRE LA PUBLICATION EN ENTIER SUR LUXURY ATTITUDE]

    Le cabinet de conseil et d’études marketing Promise Consulting a réalisé une étude sur les événements du 2 octobre dernier à Paris au cours duquel plus de 10 M€ de bijoux ont été dérobés. « Selon vous, l’affaire des bijoux de Kim Kardashian va-t-elle faire chuter l’activité touristique à Paris ? »

    Réalisée auprès de 1 050 répondants, l'étude met en évidence l'inquiétude des Français qui sont tout de même 30% à penser que ce fait divers aura des retombées sur l'activité touristique de Paris, 36% lorsqu'il s'agit de détenteurs de produits de luxe.

    Philippe Jourdan, associé de Promise Consulting, s’est exprimé quant aux résultats de cette enquête.

    D’après lui, les facteurs psychologiques déterminent non seulement les destinations de vacances, mais également l’usage et l’envie d’acheter des biens de consommation de luxe. (…)

    « L'achat de produits de luxe est fragile car il n'est nullement nécessaire mais tout juste désiré. C'est à maintenir ce désir qu'il faut s'attacher » (Philippe Jourdan, Promise Consulting).

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    #Mode de #luxe : le match entre les #marques françaises et italiennes aux #USA

    CB EXPERT - PAR EMMANUEL CHARONNAT - 09 OCTOBRE 2016

    Après la France et la Chine, la baromètre luxe d’Exane BNP Paribas, réalisé par Promise Consulting étudie la perception des marques de luxe auprès des Américaines les plus riches

    Contenu accessible aux abonnés CB Expert uniquement : [Cliquer ici]

    En savoir plus sur le baromètre Luxe #Exclusivité & #Désirabilité : mailto: valerie.jourdan@promiseconsultinginc.com

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    «Le #luxe subit un profond changement de modèle» via @Lopinion

    Associé fondateur du groupe de conseil et d’études Promise Consulting, Philippe Jourdan décrypte la crise que traverse le secteur
    «Le #luxe subit un profond changement de modèle»

    By Muriel Motte, 19-09-2016+, L’Opinion

    [LIRE L’ARTICLE EN ENTIER DANS L'OPINION.FR]

    La baisse de la livre a fait flamber de 36 % les ventes de produits de luxe au Royaume-Uni le mois dernier. Les variations des taux de change ne sont pas le seul élément perturbateur pour les groupes du secteur : digitalisation, ralentissement de la demande chinoise, attentats, les défis s’enchaînent et provoquent parfois des accidents industriels. Spécialiste des marques, Philippe Jourdan anticipe une croissance annuelle de 2 % du marché des produits de luxe dans les prochaines années.

    Quelle est la nature de la crise que traverse le secteur du luxe ?

    Il s’agit d’un profond changement de modèle dont l’effet est amplifié par une conjoncture économique difficile. Jusqu’à la crise financière, le marché des biens de luxe était tiré par une forte demande à laquelle répondait l’offre des grandes maisons qui se voulaient exclusives, et qui contrôlaient les prix et la distribution via le rachat des licences et la création de boutiques en nom propre. Tout cela évolue très rapidement.

    Les groupes de luxe fonctionnaient principalement sur une logique monocanale : la boutique. Ils ont aujourd’hui encore du mal à se positionner sur le schéma de l’omnicanal qui se développe avec Internet. Le ralentissement de la croissance mondiale, puis les attentats, ajoutent à ces perturbations car le marché du luxe est très fortement « drivé » par l’activité touristique (...)

    Cette crise est donc aussi imputable à la forte dépendance du luxe à la Chine ?

    Les Etats-Unis restent dominants et représentent un tiers du marché mondial du luxe. Mais 70 % de la croissance de ce marché au cours des dix dernières années a été le fait de la Chine. Et ce sont les Chinois qui réalisent hors de chez eux l’essentiel (70 %) des achats de produits de luxe.

    Dès que la demande chinoise ralentit - c’est l’une des conséquences de la politique anticorruption et du ralentissement économique du pays entre autres - ou qu’une menace pèse sur le tourisme mondial, le luxe en ressent les effets. C’est le cas aujourd’hui. Les géants du secteur doivent être vigilants sur un autre point : Pékin aura tôt ou tard le souci de rapatrier en Chine continentale un marché qui lui échappe largement, car les taxes imposées sur les biens de luxe rapportent aux caisses de l’Etat. (...)

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    La croissance du marché ne dépend plus de ceux qui ont énormément d’argent, mais de ceux qui en gagnent de plus en plus. Ce n’est pas du tout la même clientèle.

    Les marques doivent s’adresser à de nouveaux profils, des consommateurs plus jeunes, plus cosmopolites, mieux éduqués en matière de luxe mais plus critiques. Et habitués à comparer les prix et les produits puisqu’ils sont évidemment de plus en plus « digital natives ». Il s’agit d’une mutation très profonde, qui génère beaucoup d’interrogations sur la stratégie à mener.

     

    La stratégie digitale est-elle une source de différenciation entre les grands groupes mondiaux ?

    promise consulting, luxe, changement, mutation, digitalisation, chine, USA, croissance, conjoncture, tourism, omnicanal, France, transformation profil, relation-client, différenciation C’est un secteur parfois conservateur qui a du mal à accepter de perdre le contrôle de la distribution, mais tous sont aujourd’hui très actifs. Un des premiers bouleversements est venu de la comparaison mondiale des prix par des clients connectés et globe-trotteurs.
    Face à cela, Chanel a annoncé l’an dernier sa volonté d’établir progressivement un meilleur équilibre des prix de ses produits dans les grandes zones géographiques, Chine, Europe, Etats-Unis. Tous y viendront sans doute mais c’est très complexe en raison des coûts d’approche et des taxes différents, sans oublier les variations de taux de change ! (...)

    [SE RENSEIGNER SUR LE DEUXIÈME BOULEVERSEMENT]

    Google ou Apple débauchent des talents dans les groupes de luxe et veulent investir ce secteur. Menacent-ils les acteurs traditionnels ?

    La dernière génération des acheteurs de luxe, notamment Chinois, est particulièrement adeptes d’objets high tech au détriment des produits plus classiques. Dans ce sens, ces géants peuvent être une menace. (…)

    Le marché mondial du luxe croissait à deux chiffres au début du siècle, un taux tombé autour de 2 % aujourd’hui. Quelle est la « nouvelle normalité » pour les années à venir ?

    La projection moyenne pour les prochaines années est de l’ordre de 2 % à taux de change constants, ce n’est pas si mal pour un marché qui pèse déjà 240 milliards d’euros.

    Nous sommes face à des consommateurs plus exigeants, des marchés plus mûrs, peut-être allons-nous commencer à faire du marketing et à revenir à des fondamentaux de la relation-client, de la qualité de l’offre et du service. (…)