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[#BIGDATA] - LE BIG DATA SIGNIFIE-T-IL LE « BIG BANG » DES ETUDES MARKETING ?

 

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Il n'est pas une émission consacrée au marketing, une publication, un ouvrage, un séminaire ou bien encore une rencontre interprofessionnelle qui n'aborde le sujet : le Big Data signifie-t-il la fin des études marketing ? Les professionnels des études de marché se complaisent bien souvent dans une attitude frileuse, promptes à annoncer leur propre déclin, craignant qu’une révolution ne les emporte et le régime « honni » qu’ils pensent parfois incarner tant au sein des organisations marchandes que de la société civile. Or il est peut-être temps de rétablir certaines vérités : face au constat que le comportement des consommateurs est devenu difficilement prévisible, en raison de leur attitude changeante, errante et de leur grande mobilité, le Big Data n’est au fond qu’un outil supplémentaire, qui en aucun cas ne peut prétendre à lui seul remplacer une intelligence humaine indispensable. Or cette « intelligence » humaine, dans le sens américain du terme « renseignement » humain, nous pensons que les marketeurs et les hommes d’études sont les mieux placés pour l’assumer (...).

La principale faiblesse de la donnée issue du Big Data, c'est qu'elle est tournée vers le passé. S'arrêter aux seuls enseignements qui en découlent, c'est pour reprendre l'expression de Pierre Servent, s'inscrire dans « l'esprit de défaite »[1], une autre forme du complexe de l'autruche. En d'autres termes, c'est théoriser la victoire de 14-18 pour mieux préparer la défaite de 1940 ! Trop de commanditaires sont aujourd'hui persuadés que l’historique de données dont ils disposent leur permettra de comprendre l'environnement de demain sinon d'après-demain. Grave illusion, lorsqu'on songe aux écarts d'opinions, d'attentes, de valeurs, de comportements qui opposent aujourd'hui les préadolescents aux adolescents, aux jeunes adultes, aux adultes et plus encore aux seniors. Or, c'est bien la mobilisation des compétences pluridisciplinaires et le développement des champs d’analyse qualitative en sciences sociales (psychologie, sociologie, ethnologie, prospective, etc.) qui forment la meilleure réponse au défi ainsi posé.

POUR LIRE LE TEXTE COMPLET  A PARAITRE DANS L'OUVRAGE COLLECTIF DE L'ADETEM

SORTIE : 29 NOVEMBRE 2015 - MARKETING FACTORY / ADETEM



[1] Servent Pierre (2013).-  Le complexe de l’autruche : pour en finir avec les défaites françaises.- Editions Perrin.

Philippe Jourdan
Professeur des Universités- IAE Gustave Eiffel, UPEC
CEO, Promise Consulting
Mail : philippe.jourdan5@gmail.com
http://whatsnewinmarketing.blogspirit.com
 
Jean-Claude Pacitto
Maître de Conférences – IUT Créteil, UPEC
Membre du Comité Scientifique, Promise Consulting
Mail : jean-claude.pacitto@orange.fr
 
Philippe Jourdan et Jean-Claude Pacitto sont également rédacteurs en chef de la Revue Française du Marketing (RFM), la revue marketing de l’ADETEM.

 

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