Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Dans le Monde - Page 5

  • Imprimer

    [LUXURY LAB] [ONLINE] | #JD.com launches #luxury #e-commerce #platform #Toplife | @STYLE

    DE VIVAN CHEN | STYLE | http://bit.ly/2i4D1GO

    #JD.com launches #luxury #e-commerce #platform #Toplife

    Chinese online retailer flexes its muscles in the luxury sector with the launch of its new site, Toplife, rivalling Alibaba’s Luxury Pavilion.

    Chinese e-commerce sites have been warring over who gets the biggest slice of the luxury sector. Following Alibaba’s launch in August of Luxury Pavilion – an e-commerce platform on its TMall shopping site dedicated to high-end, premier luxury brands the likes of Burberry, Hugo Boss and La Mer – JD.com has unveiled today its first-ever luxury online platform called Toplife. Alibaba Group is the owner of the South China Morning Post.

    The site is said to be “an exclusive full-price online shopping platform” that allows brands to sell directly to consumers through a luxury e-commerce ecosystem that incorporates online stores, premium customer service, delivery and marketing, and warehousing and inventory.

    “Our deep understanding of high-end consumers has enabled us to launch a luxury e-commerce ecosystem that provides a truly premium shopping experience, and helps partners tell their brand story to local consumers,” says Richard Liu, chairman and CEO of JD.com, in a statement. “Toplife aims to mirror the offline luxury shopping experience in a premium e-commerce experience.”

    JD.com, luxury, e-commerce, plateform, Toplife

    Toplife, a smart device application, is now available for downloading.

    So far, six luxury brands including La Perla, Rimowa, B&O Play, Trussardi and Emporio Armani have joined the Toplife platform. JD.com suggested in the statement that more brands will be joining the platform, including ones that will be launching their first ever online stores in China.

     

  • Imprimer

    [LUXURY LAB] [ETHIQUE] | Le #luxe en quête d’un modèle plus #éthique | @Les Echos

    DE DOMINIQUE CHAPUIS | LES ECHOS | http://bit.ly/2y0FpEo

    Le #luxe en quête d’un modèle plus #éthique

    La filière veut s’adapter aux demandes des Millennials en matière de transparence et de respect de l’environnement. Il lui faut repenser son approvisionnement et trouver des alternatives. 

    Ethique et développement durable deviennent des préoccupations majeures pour le luxe. Au-delà de l'effet d'image pour les groupes, ces thématiques ont aujourd'hui une résonance stratégique. Car il ne s'agit plus seulement du respect de règles ou chartes, mais de répondre à l'évolution des modes de consommation, des Millennials notamment, tentés par la mode vegan, et en quête de transparence. Et aussi de garantir l es approvisionnements en matières premières.

    Ce virage a fait l'objet d'une étude publiée par le cabinet Mazars sur les pratiques de la filière luxe. « Nous nous sommes interrogés sur la façon dont s'articulent le respect de l'environnement et les enjeux éthiques avec la création de valeur pour créer un nouveau luxe », résume Fabien Seraidarian, son auteur.

    La préservation des ressources naturelles (cuir, soie, laine, fourrure...) est désormais un enjeu. « Le luxe consomme des ressources rares et cherche à les préserver ou à trouver des alternatives », note l'étude. Certaines marques financent ainsi des programmes de protection, comme Loro Piana, au Pérou, avec les Vigognes. Une espèce en voie de disparition, dont le cachemire a un touché unique.

    Pour le cuir, l'équation est plus compliquée. En France, avec le recul de la consommation de viande, les griffes disposent de moins en moins de peaux de qualité. « Tous les groupes réfléchissent à la façon de faire face à cette rareté, y compris en développant de nouveaux matériaux », indique un patron du secteur.

    Luxe, éthique

    Les matières synthétiques fabriquées à partir de fibres naturelles se développent, à partir de bambou, du soja, ou des algues. Végétarienne convaincue, Stella McCartney a ouvert la voie il y plus de quinze ans, en refusant d'utiliser du cuir ou de la fourrure. Ils sont remplacés par des biomatériaux.

    Un jeune designer du Chili, Stiven Kerestegian, utilise, lui, des peaux de saumon pour donner l'aspect du cuir haut de gamme à ses créations. D'autres travaillent sur le « cuir vegan », une appellation usurpée, qui fait grincer des dents les professionnels, car le cuir est animal. Cela concerne des textiles, par exemple, à base de feuilles d'ananas.

    [LIRE LA SUITE]

  • Imprimer

    [LUXURY LAB] [COSMETIQUES] | « #Inclusivité » : le nouveau mot clef en #beauté | @Premium beauty News

    FROM PRENIUM BEAUTY NEWS AVEC AFP | PRENIUM BEAUTY NEWS | http://bit.ly/2waV4RK

    « #Inclusivité » : le nouveau mot clef en #beauté

    Lancée la semaine dernière, Fenty Beauty, la première collection de maquillage de Rihanna a révélé pas moins de 46 nuances de fond différentes pour tous les types de peaux.

    Au-delà de ces nouveaux fonds de tient, Rihanna n’avait laissé aucun doute aux consommateurs et à l’industrie de la beauté sur le fait que l’inclusivité (l’implication de tous les individus, sans discrimination) serait le mot-clé de sa nouvelle ligne de maquillage, notamment grâce à une campagne vidéo lipide sur sa volonté de répondre aux besoins d’un maximum de carnations.

    Mais la collection Fenty Beauty de Rihanna n’est pas la seule marque du secteur de la beauté à s’adresser à toutes les personnes sans exclusivité - A.P.D.G. a ainsi récemment fait les gros titres grâce à l’approche multiculturelle de son fond de teint, tandis que les grandes marques telles que MAC, Maybelline et Lancôme ont récemment élargi leurs gammes pour inclure des produits conçus pour les couleurs de peau foncées.

    Inclusivité, beauté

    Il semble que l’industrie élargisse ainsi sa définition de la beauté, et pas seulement en ce qui concerne le teint de la peau. Plus tôt ce mois-ci, Asos a ainsi dévoilé sa première collection de cosmétiques avec son nouveau concept Asos Face + Body et une campagne mettant en vedette des femmes et des hommes de toutes tailles et de toutes couleurs de peau. L’entreprise déclarait ainsi, dans un communiqué : « Il n’y a ni règles ni limites, juste une infinité de façons d’être vous ».

    [LIRE LA SUITE]

  • Imprimer

    [LUXURY LAB] [RETAIL] | #EBay partners with #fashion #marketplace #Spring | @CNBC

    FROM LAURENT THOMAS | @CNBC | http://cnb.cx/2y0xqEb

    #EBay partners with #fashion #marketplace #Spring in growing rivalry with #Amazon, #Wal-Mart

    As Amazon, Wal-Mart and Target work faster than ever to beef up their e-commerce operations, one of America's earlier internet marketplaces has fallen off some shoppers' radars. But don't count eBay out of the race to the top.

    The company is partnering with Spring, a New York-based fashion e-retailer, to bring hundreds of big-name accessories and apparel brands to ebay.com. Shoppers will now be able to browse the looks of David Yurman, Rag & Bone, Mango and Chloe on eBay's website, the same site that lets customers bid on toys, power tools and motorcycles. Like its retail rival Amazon, eBay's in the business of everything.

    Ebay, Amazon, Fashion, Spring, marketplace, Wal-Mart

    EBay's latest move shows the e-retailer is still trying to grow its online marketplace and shed from its image any perception of poor quality or too much hassle. Today, more than 80 percent of merchandise sold on eBay is new, and nearly 90 percent of items bought on the website are purchased without a bidding component.

    It also reflects a bigger shift in the industry. "The Spring and eBay partnership is evidence of a growing trend in which retailers are partnering — instead of competing — with other retailers," Jill Ramsey, vice president of merchandising at eBay, said.

    "With Spring, we can bring even more coveted merchandise to our buyers, making it easier than ever to discover their own version of perfect."

    The Spring storefront on eBay's website will function like a boutique, the companies explained, where shoppers should be pleased to find more of their favorite brands in one place. At least that's the goal, as consumers today are faced with more options of places, both online and offline, to ring up purchases.

    It's not the exclusivity factor that sets Spring apart from other retailers or online players — Coach and Michael Kors, for example, can be purchased via many outlets. Spring, though, has managed to curate an assortment of hundreds of fashion-forward brands, all within one site, and now it hopes to bring that same concept to eBay, making the internet marketplace a "dedicated destination" for women looking for Bobbi Brown makeup or a pair of Tory Burch sandals.

    [LIRE LA SUITE]

  • Imprimer

    [LUXURY LAB] [TECHNOLOGIE] | L'#iPhone à 999 dollars, le nouveau pari d'#Apple | @Les Echos Start

    FROM ANAIS MOUTOT | LES ECHOS START | http://bit.ly/2xkiuUk

    L'#iPhone à 999 dollars, le nouveau pari d'#Apple

    Dix ans après le lancement du premier iPhone, le fabricant californien mise plus que jamais sur son positionnement haut-de-gamme. Le nouveau modèle X introduit la reconnaissance faciale et la recharge sans fil.

    Dix ans après le lancement du premier iPhone, Apple a dévoilé mardi un renouvellement majeur de sa gamme d'iPhone, son produit phare qui représente les deux-tiers de son chiffre d'affaires, en introduisant un modèle à 999 dollars. Pour la première fois de son histoire, la firme a organisé l'événement dans l'amphithéâtre Steve Jobs, une enceinte cylindrique en verre et fibre de carbone construite sur son nouveau campus, inauguré au printemps à Cupertino. Tim Cook, le PDG de l'entreprise, y a rendu hommage au fondateur de l'entreprise avant de présenter trois nouveaux téléphones.

    Le modèle haut-de-gamme, surnommé iPhone X - qui se prononce 10 -, constitue "la plus grande avancée depuis le premier iPhone" et "va donner la cadence pour la technologie pour la prochaine décennie", a affirmé Tim Cook. Sur ce nouveau modèle, où un écran OLED recouvre toute la surface de l'appareil, Apple s'est débarrassé du bouton d'accueil permettant de naviguer dans le menu du téléphone et de s'identifier par empreintes digitales. Le déverrouillage de l'appareil se fait désormais par le biais de la reconnaissance faciale, grâce à l'amélioration de la caméra, l'ajout de capteurs 3D et d'une nouvelle puce, dont les capacités d'apprentissage automatique permettent de reconnaître les visages.

    Son processeur graphique a été conçu par Apple, un tournant pour la société qui jusqu'ici recourait à l'aide d'autres sociétés comme Imagination Technologies. Les nouveaux composants permettent également d'utiliser ce système comme mot de passe pour les paiements en ligne et de dupliquer les visages en 3D en émoticônes animés d'animaux. Ils doivent surtout permettre d'encourager le développement de la réalité augmentée, cette technologie superposant des éléments virtuels au monde physique par le truchement de la caméra.

    Iphone, Apple

    Autre innovation très attendue par les utilisateurs : la possibilité de recharger son téléphone sans fil, en le posant sur une borne dédiée. Apple en fera un accessoire de sa gamme, en lançant le sien, surnommé « AirPower », l'année prochaine. Apple utilise ses nouvelles innovations pour justifier une hausse très importante du prix, même si d'autres constructeurs les embarquent déjà, comme Samsung avec la reconnaissance d'iris ou Nexus avec lareconnaissance d'iris ou Nexus avec la recharge sans fil.

    Il démarrera à 999 dollars, une augmentation de 30 % par rapport au prix de son modèle le plus luxueux aujourd'hui, le téléphone 7 Plus, lancé il y a un an. L'entreprise a été encouragée par la bonne performance de ce modèle, qui indique, selon elle, que les consommateurs sont prêts à dépenser autant pour un smartphone que pour un ordinateur - sa gamme Mac Book Air démarre à 999 dollars. Son grand rival, le sud-coréen Samsung, se positionne sur le même créneau avec un prix démarrant à 930 dollars pour son Note 8, qui sera disponible à partir de vendredi aux Etats-Unis.

    [LIRE LA SUITE]

  • Imprimer

    [LUXURY LAB][ECONOMY] | Build a #brand for #Millennials | @CITYA.M.

    FROM JEZ FRAMPTON | CITYA.M. | http://bit.ly/2vR6bLF

    #Build a brand for #millennials : The new challenge

     A brand is the most important asset a business can have. It is the only true, long term differentiator of a company, and without doubt it helps businesses change and grow. But although business owners know this is true, most are still neglecting the one thing that makes a successful brand: people. Brands start and finish with people. They begin on the inside, with humans, and are ultimately delivered on the outside, to humans. People are the pillars of a company that breathe life into businesses.

    Brands are not a tangible product – they are a human construct brought together by opinions, perspectives and experiences. These experiences are made up of interactions with the product, a company’s culture, its impact on the wider environment, and how it communicates. Each of these factors makes up a brand. And every touchpoint for a consumer or employee matters. It is only when these experiences are fully aligned with clear values and purpose that a brand can live to its full potential.

    People form opinions of companies in the same way that they form opinions of other people: it is an informed, emotional choice as to whether they like and trust you. Your company needs to have clear values and a meaningful purpose to allow people to make these decisions.

    This is even more crucial when aiming to get millennials engaged with your brand. Some might be tired of hearing about millennials’ needs, and the fact that they are more concerned with a business’ ethos and vision than their parents were. But this is the generation that companies must aspire to.

    This unique generation has found its voice and is not scared to use it. Look at the recent General Election, for example. Theresa May thought she was safe, but the millennials roared and swayed the result. They weren’t prepared to stand for something they didn’t believe in.

    Millennials want purpose, clarity and authenticity, and these are the qualities that must be instilled into a brand’s ethos if you want this and future generations to consider buying into your products. Millennials are the people that will champion your brand’s purpose – if you give them one.

    [LIRE LA SUITE]

  • Imprimer

    [LUXURY] | #Luxury #Brands Are In Danger Of Losing American #Millennials | @Forbes

    FROM PAMELA N. DANZIGER | FORBES | http://bit.ly/2gZkH16

  • Imprimer

    SHISEIDO à la conquète de l'Europe | @Shiseido_FR ‏ #cosmetics #fragrance @adetem

    JULIETTE GARNIER | LE MONDE | 06-06-2017

    Le marketing, axe de la relance de Shiseido

    Le groupe japonais de produits cosmétiques mise sur le parfum pour sa croissance européenne

    Shiseido s'est déjà délesté de quelques kilos. La grande dame japonaise des produits cosmétiques espère maintenant beaucoup de son lifting. " Le premier trimestre 2017 affiche une progression de 11  % du chiffre d'affaires. Notre résultat opérationnel - 10,3  % de marge opérationnelle - a atteint un record historique ", s'est félicité son PDG, Masahiko Uotani, mardi 30  mai, lors d'une rencontre avec la presse, à Tokyo.

    Nommé en  2014, cet ancien patron de Coca-Cola au Japon se démène pour ranimer le groupe fondé par Arinobu Fukuhara, un pharmacien avant-gardiste, à Tokyo, en  1872. Sous la houlette de M. Uotani, le Carlos Ghosn de l'antirides, Shiseido doit atteindre en  20201 000  milliards de yens de chiffres d'affaires (soit 8  milliards d'euros) et dégager 800  millions de résultat opérationnel. En  2016, ses ventes ont atteint 6,8  milliards d'euros, le plaçant au cinquième rang mondial loin derrière le numéro un, L'Oréal, et ses 25,3  milliards d'euros de chiffre d'affaires.

    La première phase du plan de relance a consisté à aligner Shiseido sur les standards des grands groupes mondiaux des cosmétiques. M.  Uotani impose d'abord 600  millions de dollars de réduction de coûts, entre 2015 et 2020, pour financer son marketing et atteindre 10  % de marge opérationnelle. Il comprime les coûts de fabrication, négocie avec ses fournisseurs des baisses de prix. Tout va vite. " Nous dépasserons cet objectif d'ici à la fin de l'année ".

    VOIR LA NOUVELLE PUBLICITE TELEVISEE : https://binged.it/2r33u6n

    Lire la suite

  • Imprimer

    #Chtchoukine à la Fondation #Vuitton : les coulisses de l'expo de tous les records

    ARTICLE BFM BUSINESS | INTERVIEW DONNE LE 11-03-2017 | NINA GODART

    Interview de Philippe Jourdan, CEO, Promise Consulting

    LIRE L'ARTICLE EN LIGNE : http://bit.ly/2q0dErL

    Obtenir le prêt par la Russie de 130 œuvres de la collection Chtchoukine a réclamé une débauche de moyens humains et matériel pour LVMH et Bernard Arnault. Pour un retour sur investissement qui ne se compte pas en euros.

    Objectif atteint pour la Fondation Vuitton, qui visait 1 million de visiteurs. 200.000 de plus se sont même pressés à l'exposition "Icônes de l'Art Moderne - La Collection Chtchoukine", qui vient de s'achever. Autant que le record historique détenu jusque-là par le Petit Palais, avec "Toutankhamon et son temps" en 1967. Et encore, la Fondation privée du numéro 1 mondial du luxe a atteint ce total en un temps bien plus court: un peu plus de 4 mois contre 7 mois et demi pour les trésors du Pharaon.

    paris, lvmh, louis vuitton, Chtchoukine

    Un succès à mettre au crédit notamment de Jean-Paul Claverie, proche conseiller de Bernard Arnault depuis 1991. C'est lui, l'homme qui conçoit le projet fou de cette exposition il y a presque trente ans. Dans les années 80, alors qu'il officie au cabinet de Jack Lang, il rencontre le petit-fils de Chtchoukine, André-Marc Delocque-Fourcaud, lui-même fonctionnaire au ministère russe de la Culture.

    Ce dernier rêve d'exposer à Paris la collection de son grand-père, l'homme d'affaires russe Sergueï Chtchoukine. Un rêve partagé par Jean-Paul Claverie. La collection en question comprend des centaines de chefs d'œuvres de l'art moderne, des Gauguin, Matisse, Picasso, Manet, Monet, Van Ghogh. Ce trésor valorisé à plus de 6 milliards d'euros a dû être abandonné en Russie par l'amateur d'art avant-gardiste qui a fuit le pays après la révolution de 1917. Il ne remettra jamais la main dessus. Ses héritiers non plus. La collection est confisquée par l'administration russe, remisée sous Staline qui y voit un art bourgeois honni, puis dispersée en 1948. Ce qu'il en reste a été réparti entre deux musées: celui de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, et le musée Pouchkine de Moscou. Jamais, depuis, les tableaux n'avaient été réunis, et encore moins dévoilés ensemble hors de Russie.

    paris, lvmh, louis vuitton, Chtchoukine

    Monter une telle exposition a donc relevé de l'exploit. Y compris sur le plan financier? La Fondation a-t-elle par exemple dû payer pour présenter les 130 oeuvres exposées à la Fondation Vuitton, parmi lesquels 29 Picasso, 22 Matisse, 12 Gauguin? Selon plusieurs porte-paroles de musées, les "fees" (droits à payer pour exposer des oeuvres) sont une pratique courante pour les fondations privées. Mais Jean-Paul Claverie assure que Bernard Arnault s'étant engagé à prêter, en échange, des œuvres de sa collection personnelle, aucun contrepartie financière n'a été versée. Reste que la Fondation a dû consentir à d'autres investissements très coûteux, que n'aurait sans doute pas pu se permettre un musée public.

    Comme pour chaque prêt de musée, l'emprunteur a dû assurer les œuvres inestimables qu'il a exposées. Là encore, impossible de connaître le coût de cette protection. Un représentant d'Axa Art admet juste que "même l'État français n'aurait pas les moyens d'assurer la Joconde ou l'Origine du Monde". Il a aussi fallu garantir la sécurité des œuvres, durant leur transport, et pendant l'exposition. Avec notamment "plusieurs gardes par salle, 24 heures sur 24", souligne notre source.

    Le groupe a dû prendre à son compte d'onéreux contrats de restauration, sur place en Russie, avant d'obtenir de transférer les œuvres. Comme pour "L'atelier Rose" de Matisse, dont les grands aplats de couleur menacent de se détacher, et qu'il fallait réencadrer (ci-dessous).

    Le groupe n'a pas lésiné non plus sur les moyens humains. Bernard Arnault s'est impliqué personnellement. Le dirigeant français se reconnaît dans le parcours de Chtchoukine, un homme d'affaire qui doit sa fortune au textile et qui achète des œuvres pour participer au rayonnement culturel de la France. Il a fait sien le rêve de son conseiller et déployé toutes les ressources à sa disposition.

    "Les experts du groupe, toutes les connaissances des différentes maisons de LVMH en Russie ont été mobilisées. Bernard Arnault a parlé à Vladimir Poutine à maintes reprises depuis une dizaine d'années", explique une source. C'est encore l'homme le plus riche de France qui a négocié personnellement la prolongation de deux semaines de l'exposition.

    Le patron du numéro un mondial du luxe est aussi parvenu à faire signer la préface du catalogue de l'exposition à Vladimir Poutine au moment où la situation géopolitique lui faisait renoncer à un voyage en France. Il a obtenu que les héritiers de Chtchoukine renoncent contractuellement à tout recours sur la succession, condition sine qua non de la tenue de l'exposition à Paris. Et du gouvernement français la publication d'un arrêté qui garantit aux musées russes l'insaisissabilité de toutes les œuvres prêtées.

    paris, lvmh, louis vuitton, Chtchoukine

    Le succès de l'exposition a-t-il permis de rentabiliser l'évènement? Pas sûr. Les organisateurs ne donnent aucun chiffre. Mais à 14 euros l'entrée à plein tarif et 5 euros le tarif réduit, on obtient une estimation grossière de 12 millions d'euros tirés de la vente de tickets. Soit juste de quoi rentrer dans des frais estimés entre 10 et 13 millions d'euros selon Le Monde. Jean-Paul Claverie, affirme, lui, que "c'est beaucoup moins"

    Quoi qu'il en soit, "le mot rentabilité n'a pas sa place dans ce type d'opération", analyse Philippe Jourdan, directeur de Promise Consulting et expert du secteur du luxe. Même si des évènements d'une telle ampleur "valorisent la fondation Louis Vuitton, le bâtiment de Frank Gehry en soi", reconnaît le spécialiste, le bénéfice qu'en retire le groupe ne se compte pas en euros. Ce coup magistral sert surtout à "associer le beau et le luxe à un moment où son image pâtit de consumérisme, de mercantilisme". Et à renforcer le statut d'un Bernard Arnault mécène "qui redistribue sa richesse en donnant accès à la culture".

  • Imprimer

    BFM Business | Hermès progresse de 1,4 % après ses chiffres trimestriels | 27-04-2017 | @Hermes @BFMBusiness

    Interview donné sur BFM Business par Philippe JOURDAN, CEO de Promise Consulting, le 27-04-2017

    Les résultats trimestriels de la Maison Hermès progressent de +1,4% d'après les chiffres communiqués à l'issue du premier trimestre. Le secteur du luxe semble plutôt bien se porter également en ce début d'année 2017. Une réalité qu'il convient toutefois de nuancer, même si les performances de la Maison Hermès en Chine semblent plus régulières que celles de ses concurrents (...)

    Si le tourisme chinois n'est pas revenu en France, il est plus présent dans le Pacifique et en particulier dans le Pacifique Sud (Australie) (...)

    Selon Promise Consulting, Hermès est la maison qui incarne le plus grand luxe en Chine (baromètre Exclusivité & Désirabilité, Chine, 2016) (...)

    En savoir plus : philippe.jourdan@promiseconsultinginc.com