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Chez Promise

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    [#LUXURYLAB] [BAROMETRE] | Promise Consulting et Exane BNP Paribas s’associent pour analyser la santé financière des marques concernant « Brand Desirability and Exclusivity ». Promise Consulting dévoilera prochainement ses résultats du baromètre UK.

    [#LUXURYLAB] [BAROMETRE] | PROMISE CONSULTING ET EXANE BNP PARIBAS

    PROMISE CONSULTING ET EXANE BNP PARIBAS S’ASSOCIENT POUR ANALYSER LA SANTÉ FINANCIERE DES MARQUES DE LUXE

    La mesure de la Désirabilité et de l’Exclusivité mise au point par Promise Consulting est pour la 3ème année consécutive retenue par Exane BNP Paribas qui l’intègre comme une des dimensions de son Indice de la Santé des Marques (« Brand Health Index »). Cet indice est régulièrement mis à jour pour analyser la « vraie » valeur des marques de luxe (mode, sacs, chaussures, accessoires, horlogerie, bijouterie, etc.) et la santé économique et financière des acteurs du secteur.

    Promise Consulting, institut d’études spécialiste de l’évaluation de la performance des stratégies marketing, a mis au point en 2005 deux échelles de mesure des dimensions de Désirabilité et d’Exclusivité des marques de luxe.

    Cette métrique éprouvée sur un plan international s’appuie sur une collecte de données régulièrement mise à jour auprès des plus riches clients dans l’univers du luxe (mode et beauté).

    Après trois publications sur la France, la Chine et les USA, les résultats publiés aujourd’hui par EXANE BNP sur le UK confirme la pertinence de la mesure pour comprendre les leviers de croissance des marques, analyser leur performance économique et financière et au final statuer sur leur valorisation en anticipant les marques montantes ou descendantes dans un avenir proche.

    A cet égard, notre Baromètre synthétise dans deux échelles éprouvées les nombreux critères habituellement utilisés par les consommateurs pour hiérarchiser les marques de grand luxe entre elles.

    Notre mesure Exclusivité & Désirabilité établit le lien entre le Marketing et l’Analyse Financière. Ainsi les résultats de notre baromètre conjoint avec Exane BNP reposent sur deux angles d’expertise très complémentaires, apportant une valeur ajoutée unique aux dirigeants, aux décideurs et aux actionnaires dans le secteur du luxe.

    Nous sommes particulièrement fiers d’être intégré dans le Brand Health Index d’Exane BNP, une évaluation de référence des marques pour les décideurs, les investisseurs, les actionnaires et les dirigeants de fonds d’investissement. 

    Si vous souhaitez être informé en avant-première des résultats pour votre marque concernant la mesure en cours, n'hésitez pas à nous contactez : philippe.jourdan@promiseconsultinginc.com

    Lire le communiqué de presse intégralement : http://bit.ly/2zZfUUV

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    [#LUXURYLAB] [INDEX] | We are proud to participate in a index for the 3rd year which explains 76% of the valuation in the luxury sector | @LucaSolca EXANE BNP PARIBAS

    Their 'brand health index' comprises six different components that they systematically update

    From their research specific series:

    • The 'Promotion Index' - the lesser the extent of promotions and the lower the discount, the better: Promotion Patterns Analysis in soft Luxury Goods
    • What's hot, and what's not: the lower the discount and the lower the off-price presence, the better
    • The Social Media Boxing Ring: the higher the social actions/post, the better
    • 'Desirability & Exclusivity': the higher the desirability, the better
    • 'Full price / Off price' - the higher the ratio of full price DOS / off-price outlets, the better
    • 'Retail as % of Sales' - the higher, the better.

    Their proprietary 'brand health index' explains 76% of the valuation variance in the luxury sector

    They correlate their 'brand health index' with the 12-month forward PE. Their proprietary 'brand health index' explains 76% of the valuation variance in the luxury sector when they include both the European and the American names. They use a weighted average 'brand health index' to position the conglomerates in the correlation.

    They focus on outliers in the correlation to highlight investment opportunities

    When they analyse the outliers in the 'brand health index' correlation to PEF, they see that:

    • Hermès (and Cucinelli) appear too expensive, LVMH stands out as compellingly valued
    • Kering, Prada and the Americans appear marginally more interesting than Burberry and most mid-caps.

    They use their 'brand health index' in conjunction with their proprietary 9ST 2.0 methodology (The Nine Structural Tests (9ST) 2.0: How it all comes together) to zero in on long-term investment opportunities.

    To know more ? Please feel free to contact: valerie.jourdan@promiseconsultinginc.com

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    [EVENT] | CEW CONFERENCE | COSMETIC AND DIGITALIZATION: WHY DOES THE BEAUTY WELL GET OUT ITS PIN OF THE GAME?

    CEW CONFERENCE | OCTOBER 10th | COSMETIC AND DIGITALIZATION

    I invite you to participate at the conference organized by the CEW under the theme: "Digitalization: why does the cosmetic distribution well get out its pin of the game?" With in presentation the results of the barometer cross channel of Promise Consulting / Panel on the web.

    I will have the pleasure to speak before the members and members invited of the CEW. The conference will be followed by a debate in the form of questions and answers.

    All welcome!

    When? October 10th, 2017 from 6PM until 8:30 PM

    Where? At the Oddo bank at Madeleine (Paris 9th)

    Register here

    The CEW is the 1st international network of the professionals of the beauty. Today, it gathers 8000 members grouped in three associations: CEW US, CEW UK and CEW France. Created in the United States in 1954, the Cosmetic Executive Women became the CEW and it welcomes from now on all the professionals of the sector.

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    [EVENEMENT] | CEW CONFÉRENCE | COSMÉTIQUE ET DIGITALISATION : POURQUOI LA BEAUTÉ TIRE-T-ELLE BIEN SON ÉPINGLE DU JEU ?

    CEW CONFÉRENCE | 10 OCTOBRE | COSMÉTIQUE ET DIGITALISATION

    Je vous invite à participer à la soirée Conférence organisée par le CEW avec pour thème : "Digitalisation : pourquoi la distribution cosmétique tire-t-elle bien son épingle du jeu ?" avec en présentation les résultats du Baromètre Cross Canal de Promise Consulting / Panel On The Web.

    J'aurai le plaisir de prendre la parole devant les membres et membres invités du CEW. La conférence sera suivie d'un débat sous la forme de questions-réponses.

    Venez nombreux.

    Quand ? Le 10 octobre 2017 à partir de 18h30 jusqu'à 20h30

    Où ? A la banque Oddo à Madeleine (Paris 9ème)

    Inscrivez-vous ici

    Le CEW est le 1er réseau international des professionnels de la beauté. Il rassemble aujourd’hui 8000 membres regroupés dans 3 associations : CEW US, CEW UK et CEW France. Créé aux Etats Unis en 1954, avec pour mission d'accompagner les carrières des femmes dans l'industrie de la beauté, le Cosmetic Executive Women est devenu le CEW et accueille désormais l'ensemble des professionnels du secteur.

     

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    Baromètre #Cross-canal | produits de beauté | Internet et Enseignes Spécialisées font reculer les Enseignes de Masse

    COMMERCE PHYSIQUE VS. COMMERCE DIGITAL

    Produits de beauté : la nécessité d’une expérience physique condamne-t-elle l’e-commerce ?

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    Poursuivant son étude mensuelle cross-canal, Promise Consulting | Panel On The Web s'est intéressée aux lieux d'achat favoris des Français pour leurs produits de beauté (maquillage, soin, shampoings & produits pour le corps).

    Le Baromètre Cross-Canal mesure la performance comparée des circuits de distribution traditionnels et de e-commerce par segments de marché. Il fait suite aux enseignements d’un ouvrage de référence publié par Promise Consulting sur les Nouveaux Comportements de Consommation et intitulé « Le Marketing de la Grenouille » (Editions Kawa | http://bit.ly/2k1N4rf). Pour plus d’informations : http://promiseconsulting-blog.com.

    Si les enseignes commencent à intégrer ces tendances en adoptant des stratégies dites « omnicanales », la naissance de pure players dédiés exclusivement à la beauté et à l’hygiène s’annonce complexe. Plusieurs facteurs semblent en effet freiner leur développement, même si le secteur du maquillage et du soin ont vu l’émergence d’acteurs nouveaux dont le développement commercial s’appuie essentiellement – sinon exclusivement – sur le digital (ex. Birchbox, Smashbox, etc.). En effet, en raison de la nécessité de l’expérience physique qu’impose ce type de produits, l’achat en ligne paraît souvent risqué pour le consommateur. Pour autant, sous la pression de sites de vente en ligne de produits cosmétiques et d’hygiène comme Feelunique.com, Santemoinschere.com ou Allbeauty.com, les enseignes physiques, qui continuent d’être les lieux d’achat favoris des consommateurs français, ont bien entamé leur révolution digitale. 

    Suite à un premier volet consacré aux vêtements, la lingerie, les chaussures et les parfums, puis à un deuxième consacré aux produits alimentaires, Promise Consulting a souhaité mesurer le taux de pénétration des canaux pour les produits de beauté (maquillage, soin, shampoings et produits de bains), et enfin la satisfaction et l’intention de recommandation à l’issue du dernier achat effectué en fonction des lieux d’achat.

    QUELQUES CONCLUSIONS FORTES

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    la pénétration de l’e-commerce est encore loin derrière celle des magasins physiques et les Français dans leur grande majorité ont encore le réflexe de se rendre en hypermarchés ou dans des enseignes spécialisées en proportions importantes (au minimum 81% des achats sont effectués en magasins).

    Pour autant, les enseignes traditionnelles auraient tort de se reposer sur leurs lauriers car l’étude met en exergue deux points inédits :

    1- Le commerce digital surclasse les hypermarchés et les supermarchés en termes de satisfaction dans les trois univers mais les enseignes spécialisées font jeu égal avec le digital en maquillage et en soin pour la peau.

    2- L'e-commerce s'impose face aux points de vente physiques en matière de recommandation, à l'exception du maquillage toutefois grâce à la forte attractivité des enseignes spécialisées. 

    ETUDE COMPLÈTE SUR DEMANDE AUPRES DE PHILIPPE.JOURDAN@PROMISECONSULTINGINC.COM

    EN SAVOIR PLUS SUR L’OUVRAGE « LE MARKETING DE LA GRENOUILLE » : [Marketing de la Grenouille]

    TELECHARGER LES INFOGRAPHIES[Infographies]

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    @Kawa @ygourven | Le "Digital expliqué à mon Boss" vient de sortir | @Editions_Kawa @FrenchWeb

    « LE DIGITAL EXPLIQUÉ À MON BOSS » : LE TOUT-PUISSANT CONSOMMATEUR DIGITAL 

    Philippe Jourdan, Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto, respectivement associés fondateurs de Promise Consulting Inc. et chercheur associé à l’ESSCA, par leur expertise dans le marketing et le digital, ont souhaité apporter leur contribution au « Le Digital Expliqué à mon Boss », un ouvrage de Yann Gourvennec et Hervé Kabla édité chez Kawa à paraître le 16 mars. Le livre traite du digital, de son poids dans notre quotidien de consommateur mais aussi dans celui des entreprises.

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    T. TALK NYC | Which Fashion Houses have the 'Hottest' brands?" | Thursday, February 2nd NYC

    TRAUB & Threadstone invite you to the First T.TALK |Thursday, Feb 2nd, NYC

    "WHICH FASHION HOUSES HAVE THE 'HOTTEST' BRANDS?"

    Discussion led by the founders of the Worldwide Barometer Exclusivity & Desirabil| ity of Luxury Brands Index

    luca solca, bnp, exane, fashion, luxury

    Luca Solca, Head of luxury goods research of financial services firm Exane BNP Paribas. Luca is the #1 ranked analyst for luxury coverage.

    &

    philippe jourdan, marketing, fashion, luxury, promise, promise consulting

    Philippe Jourdan, Partner at Promise Consulting, the premier luxury marketing research firm in Europe focused on measuring brand equity.

    Thursday, February 2nd, 2017, 6:30 PM

    Le Skyroom | 22 E 60th Street, NY 10022

    PLEASE RSVP TO ahafkin@marvintraub.com by January 27th

    Space is limited so a prompt RSVP is appreciated.

     

    marvin traub, threastone, fashion, luxury, new-york

     

     

     

     

     

     

     

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    [@pointsdevente]- Faut-il céder à la tentation du #masstige ? [@adetem @luxurysociety][Philippe Jourdan]. Si l'idée est de substituer au prestige le masstige parce que le ralentissement de l'économie oblige les actionnaires à maintenir ou à aller chercher

    Faut-il céder à la tentation du masstige, à mi-chemin entre mass market et prestige?

    Propos recueillis par Cécile Buffard pour Points de Vente

    [Philippe Jourdan]. Si l'idée est de substituer au prestige le masstige parce que le ralentissement de l'économie oblige les actionnaires à maintenir ou à aller chercher des volumes dans une confusion des genres, je réponds non. En revanche, certaines marques du mass peuvent adopter temporairement les codes du luxe. C'est une stratégie qui plaît beaucoup aux jeunes clientes, adeptes du mix and match. Reste, toutefois, la question du futur. Quand, dans vingt ans, les Millennials auront grandi, préféreront-ils toujours le masstige au prestige? Il faut, également, démystifier la recette du masstige qui consiste à fabriquer des copies des modèles de la haute couture avec des matières premières et un savoir-faire de moindre qualité. Sur ce sujet, je serai plus sévère que Coco Chanel qui disait se moquer de la copie. Quand on s'approprie les codes d'une marque, dans le secteur de la santé on appelle ça un générique, dans la mode c'est une contrefaçon.

    [LIRE LA SUITE DE L'INTERVIEW SUR CE BLOG]

    [LIRE L'INTERVIEW DANS POINT DE VENTE]

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    L'effet @Kardashian? Un quart des Français portent moins de bijoux par peur du vol [#Luxe #Joaillerie # People #Tourisme #Insécurité]

    ARTICLE PARU DANS CAPITAL.FR EN DATE DU 24/10/2016

    [LIRE L'ARTICLE EN ENTIER]

    Le braquage très médiatisé de Kim Kardashian n’est pas à l’avantage de l'hôtellerie parisienne ou des grands acteurs du luxe. Selon l’étude réalisée à la suite l'événement par le cabinet de conseil Promise Consulting [1], 23% des Français possédant des bijoux déclarent les porter moins souvent. Le taux atteint 24% chez les propriétaires de sacs de marque et 18% chez les porteurs de montres.

    À la suite de cela, il leur avait été demandé les raisons pour lesquelles, ils ont réduit leurs ports d’articles de luxe. La raison est sans équivoque, la peur du vol et des agressions est le critère numéro 1 de 36% des détenteurs de colliers, bagues et autres bracelets, de 34% des possesseurs de sacs de marque et de 27% des porteurs de montres.

    Un fait intéressant ressort, ce sont les hommes qui manifestent le plus cette craintes face au risque d'agression contrairement aux femmes.

    Selon Philippe Jourdan, Promise Consulting, "les acteurs du luxe devraient l’accent sur la compréhension de ce sentiment d'insécurité. Il est très peu analysé dans les études de marché. Or il compte autant que les facteurs classiques comme l'envie, le besoin, la non-saturation ou la pression sociale dans la compréhension des usages."

    [1]- L’enquête a été conduite via Access Panel du 5 au 7 octobre 2016, auprès d'un échantillon de 1050 personnes représentatives de la population française avec un « boost » auprès des 15% de Français.

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    L'#insécurité et la #consommation de produits de #luxe : vrai ou faux problème ? [@adetem]

    Deux études de Promise Consulting analysées par Philippe Jourdan et Jean-Claude Pacitto apportent un éclairage intéressant sur la relation entre insécurité perçue et les moindres usage et consommation de produits de luxe.

    Editorial paru dans Cosmétique Mag Hebdo, 14 novembre 2016.

    Par Philippe Jourdan, associé de Promise Consulting et professeur des Universités, et Jean-Claude Pacitto, maître de conférences et chercheur associé à l'ESSCA.

    [EN SAVOIR PLUS SUR COSMETIQUE MAG HEBDO]

    [TELECHARGER L'EDITORIAL

    La récente actualité du braquage de Kim Kardashian auquel font écho d’autres cambriolages effectués en plein jour place Vendôme ou rue de la Paix relance le débat sur l’insécurité des biens des personnes sur notre territoire. On peut sur le même sujet souligner l’angoisse de la communauté chinoise, particulièrement visée en raison de la détention supposée d’argent liquide en quantités par ses résidents et ses touristes. Alors l’insécurité est-elle un faux débat s’agissant des achats de luxe en France ? S’agit-il d’une réalité fantasmée, exagérée par les média, sans conséquence sur le désir d’achat des produits de luxe. Deux études récentes nous apportent un éclairage intéressant.

    En dehors du caractère douloureux de ces affaires, force est de constater que l’impact sur l’opinion ne peut être tenue pour négligeable, car si l’affaire Kardashian est « un acte très rare survenu dans un espace privé » selon les propos malheureux de la Maire de Paris, c’est négliger l’effet cumulatif sur l’opinion d’un fait divers qui succède à d’autres (sans compter le maintien de l’état d’urgence dans notre pays). C’est aussi faire fi de la popularité de la star sur les réseaux sociaux. Insécurité réelle ou perçue ? Acte de violence généralisée ou circonscrit ? Là n’est pas le problème. En matière d’opinion, ce qui compte c’est, d’une part, la perception du grand public et, d’autre part, le poids des politiques. Interrogé immédiatement après l’affaire Kardashian, 35% des habitants de Paris et de l’Ile de France ont exprimé leur crainte d’une nouvelle chute de l’activité touristique (et 42% des catégories socioprofessionnelles supérieures)[1]. On peut certes espérer qu’ils se trompent, car inquiétude ne vaut pas nécessairement prévision et nul n’est Pythie en la matière ! On peut aussi penser qu’en matière de tourisme, seule l’opinion des touristes étrangers comptent au final. Or, à cet égard, plusieurs faits méritent d’être rappelés. Les Chinois fortunés achètent pour l’essentiel en dehors de la Chine continentale pour plus de 70% de leurs achats. Or ils boudent aujourd’hui notre Capitale avec un repli de l’ordre de 20% sur le premier semestre 2016, les autorités chinoises n’ayant pas manqué de se faire le relais du climat d’insécurité à l’encontre de la communauté chinoise en France, qui se surimpose – répétons-le – au maintien de l’état d’urgence. S’agissant des Américains, le repli est moindre (5,7% sur la même période), ces derniers se déplaçant comparativement moins en Europe et effectuant l’essentiel de leurs achats de produits de luxe dans leur propre pays (83%). Mais c’est oublier que Paris est une référence obligée dans l’univers de la mode et du luxe, du fait du rayonnement de nos plus grandes marques (Chanel, Dior, Louis Vuitton, etc.), que la Fashion Week s’inscrit dans une concurrence exacerbée avec d’autres Capitales (Milan et New-York en particulier), et que pour la clientèle américaine, la sécurité des biens et des personnes est une liberté fondamentale avec laquelle elle ne transige pas, ainsi que l’atteste l’âpreté des débats au cœur des élections présidentielles américaines.

    Mais le climat d’insécurité a également un impact plus pernicieux, car rarement évoqué sinon quantifié : l’insécurité est un frein à la consommation de produits de luxe car il en raréfie les occasions d’usage. Le désir d’acheter ou de racheter – au-delà de la possibilité financière de le faire- est conditionné d’un point de vue psychologique par l’envie, le besoin, la non saturation, la pression sociale, etc. S’y ajoute le sentiment de sécurité, c’est-à-dire l’absence de crainte, fondée ou non, d’être dépossédé des biens acquis. Qu’en est-il pour les Français aujourd’hui ? Une étude récente[2] menée par notre Cabinet éclaire les comportements de nos concitoyens d’un jugement sans appel : environ une personne sur quatre déclare porter aujourd’hui moins souvent l’objet le plus précieux qu’elle possède s’agissant de vêtements, sacs, bijoux ou montres et la crainte des vols et des agressions est une raison majeure : cette crainte est particulièrement marquée s’agissant des bijoux (36%) , des sacs de marque (34%) et des montres (27%), devançant même les moyens de transport (motos, scooters et voitures). Le vol à l’arraché est donc bien une réalité perçue de nature à réfréner l’usage de produits de consommation de marque ou de luxe

    En conclusion,  il convient de ne pas négliger le poids des facteurs psychologiques dans le choix des destinations touristiques ou bien dans l'usage, et partant l'envie, d'acheter ou de posséder des biens de consommation de luxe. Au-delà de la crise économique, l'envie d'acheter Avenue Montaigne ou Rue du Faubourg Saint Honoré ou bien encore Rive Gauche est dépendant d'un sentiment de sécurité, qui, pour subjectif qu'il soit, devrait plus fortement retenir l'attention des autorités en charge de la sécurité. L'achat de produits de luxe est fragile car il n'est nullement nécessaire mais tout juste désiré. C'est à maintenir ce désir que les acteurs du luxe, les professionnels du tourisme et les pouvoirs publics devraient ensemble se consacrer.


    [1] Baromètre Promise Consulting.- 1.050 personnes interrogées en ligne entre le 03 et le 05 Octobre 2016.- Echantillon représentatif population française sur les critères de genre, d’âge, de région d’habitation, de catégories socioprofessionnelles.
    [2] Ad Hoc Promise Consulting.- 1.050 personnes interrogées en ligne entre le 05 et le 08 Octobre 2016.- Echantillon représentatif population française sur les critères de genre, d’âge, de région d’habitation, de catégories socioprofessionnelles avec un boost sur les 15% de foyers aux revenus les plus élevés.