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    Les chaînes d'#habillement réduisent la voilure | @LesEchos #textile

    LES ECHOS.FR | DOMINIQUE CHAPUIS | 11 JANVIER 2017

    INTERVIEW P. JOURDAN DONNE AUX ECHOS

    soldes, mode, , habillement, distribution, enseigne

    Le marché français de l'habillement est en baisse depuis neuf ans et les chaînes réduisent leur surface commerciale.

    l n'y a pas que la crise et les contraintes budgétaires des Français qui pèsent sur les soldes. Le moindre intérêt des consommateurs pour cette traditionnelle période de rabais témoigne aussi du fait qu'il est désormais possible de faire de bonnes affaires toute l'année, dans les magasins comme sur le Web.

     « Il y a une dilution des soldes dans un contexte de remises permanentes. Acheter moins cher est possible partout et tout le temps », résume Philippe Jourdan, à la tête de Promise Consulting. La part des soldes et autres promotions représente désormais 41 % des achats dans la mode (source : Institut français de la mode, IFM), contre 39 % en 2012.

    Après la vente à distance, les grands magasins sont les champions de la remise, avec « Les 3J » ou « Huit Jours en Or », sans parler des ventes privées : les prix barrés ont représenté 45 % de leur chiffre d'affaires en 2016, note l'IFM (40 % en 2015). «  Les réductions dans les chaînes ont débuté depuis le 26 décembre, il y a donc déjà eu beaucoup d'articles vendus pour une clientèle de privilégiés détenteurs de cartes », note Claude Boulle, président exécutif de l'Alliance du commerce. Depuis le lendemain de Noël, en effet, les Galeries Lafayette proposent à leurs meilleurs clients des « avant-premières ».

    D'une façon générale, les enseignes multiplient les invitations pour des ventes privées bien avant la date officielle des soldes. Avec cette valse permanente des étiquettes, les consommateurs n'y comprennent plus rien. « Les soldes sont le seul moment où ils savent à quoi s'attendre, car c'est réglementé, note Bernard Morvan, président de la Fédération nationale de l'habillement. Aujourd'hui, il y a une telle agressivité entre les chaînes que, dans ces réseaux, seuls 24 % des articles sont vendus au prix initial. » Une guerre alimentée par des enseignes comme Primark, qui fragilise les autres acteurs du marché. Sans parler des ouvertures du dimanche, fustigées notamment par les indépendants, qui y voient une concurrence déloyale.

    « Début de rationalisation »

    Globalement, les affaires ne vont pas fort pour les vendeurs de vêtements, en témoignent les difficultés de MS Mode, en redressement judiciaire, ou de Vivarte. Les marques Kookaï, Chevignon et Pataugas, mises en vente, ne trouvent apparemment pas preneur. Cela fait en réalité neuf ans que le marché de l'habillement est en berne dans l'Hexagone. Et cette crise commence à avoir un impact sur le nombre de magasins. Pour la première fois, en 2016, les surfaces commerciales des chaînes spécialisées ont reculé de 3 %, selon l'IFM, «  après vingt-cinq ans de croissance ».

    «  C'est un début de rationalisation, tempère Claude Boulle, qui observe que l'offre reste très importante avec, derrière les leaders, des centaines de marques enseignes de toute taille. »

    Très dispersé, le paysage français du prêt-à-porter commence à se concentrer, un mouvement qui favorise les leaders et pénalise particulièrement les marques de milieu de gamme, sans avantage prix ni identité forte.


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    [#France2 #Luxe #Soldes]- Les soldes très privées des grandes marques de luxe

    INTERVIEW AU JOURNAL DE 20H DE FRANCE2 DU 07/01/2016 - PHILIPPE JOURDAN, PROMISE CONSULTING

    Les marques de luxe pratiquent des soldes très privées. Plusieurs systèmes coexistent : certaines marques refusent absolument l'idée même de pratiquer des ventes en soldes préférant parfois retirer du marché des collections invendues. D'autres ont une pratique plus pragmatique, choisissant un petit nombre de pièces soldées qu'elles réservent parfois à leurs meilleures clientes. Elles préfèrent alors le plus souvent pratiquer la vente d'articles en soldes de manière confidentielle ou déporter pendant la période des soldes ce type de ventes dans un espace réservé, à l'écart de leurs boutiques en propre.

    Lors de ce reportage diffusé au JT de France 2 en date du 07 janvier 2016, j'ai eu l'opportunité de répondre aux questions d'Anaïs Bar sur le sujet.

    Pour voir la vidéo :

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    [#marques #soldes] - Soldes sous haute tension

    Après une année catastrophique, ils démarrent avec des rabais de 50%.

    « Le consommateur est de plus en plus rationnel et prévoyant et aura plus que jamais comparé les offres en ligne avant d ' essayer le vêtement de ses rêves en cabine » (Philippe Jourdan).

    Lire la suite : Le Figaro 06-01-2016

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    PHILIPPE JOURDAN, PROMISE CONSULTING, DANS L'INVITÉ DE BFM BUSINESS – 29/07

    L'INVITE D'HEDWIGE CHEVRILLON

    Le 29 Juillet 2014

    BFM, business, bfmbusiness, soldesLe 29 juillet, Philippe Jourdan, fondateur de Promise Consulting, a été l'invité de Pauline Tattevin sur BFM Business. Chaque jour, Pauline Tattevin reçoit un grand témoin, industriel, décideur politique, intellectuel et l'invite à réagir aux problématiques du moment sur BFM Business, première chaîne d'informations économiques en France.

    Retrouvez l'interview sur : http://bit.ly/X23bdP

     

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    Soldes et Luxe font-ils bon ménage ?

    soldes,luxe,paris,2014

     

     

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    Par Philippe JOURDAN, professeur, CEO Promise / Panel On The Web

    soldes, luxeLa période des soldes d'été va bientôt débuter. L'occasion pour les commerçants d'espérer compenser un début d'année bien morose. Les fabricants de prêt-à-porter de luxe n'échappent pas à la tentation de s'inscrire dans cette démarche. Pour autant, les soldes et le luxe semblent a priori ne pas faire bon ménage. Outre l'atteinte à l'image de la marque qui peut se cacher derrière un recours trop systématique à des prix soldés, plusieurs problématiques propres aux marques de luxe se posent. Nous en retiendrons trois pour faire simple.

    En premier lieu, les soldes sont destinées sur une période courte à écouler des produits de fin de saison. Il s'agit de déstocker pour faciliter la mise en place de la nouvelle collection et partant d'inscrire le prêt-à-porter dans un renouvellement constant des tendances. Or l'horizon marketing distingue traditionnellement trois cycles selon leur durée : la tendance qui s'inscrit sur un délai court, parfois éphémère et cherche à créer autour d'une personnalité, d'un événement, une appétence pour une coupe, un design, une allure, une couleur particulière dans l'univers de la mode vestimentaire. La mode qui s'inscrit sur des cycles plus longs et surtout mieux balisés puisque dictés par les rendez-vous incontournables des défilés. Et enfin, au-delà de la tendance et de la mode, le style (si cher à Coco Chanel) qui lui est intemporel, sans cesse revisité, mais par nature indémodable, puisque précisément se situant au-delà des modes. La vraie marque de luxe s'inscrit naturellement dans le style voire la mode, refusant de s'inscrire dans l'éphémère de la tendance. Les soldes devraient en toute logique lui être étrangères. Certes d'aucun diront que le prêt-à-porter de luxe s'inscrit dans un renouvellement des collections et partant des garde-robes..... mais la caractéristique d'une pièce de prêt-à-porter de luxe n'est-elle pas précisément d'être indémodable ? Et partant ne serait-il pas logique de penser qu'un vêtement intemporel, reflet d'un style, ne peut tout simplement pas être vendu en soldes par définition même. Ainsi dans le domaine des sacs, un Kelly ou un Birkin de la marque Hermès ne saurait être soldé... au contraire son prix élevé (et en hausse) est d'autant plus justifié qu'il s'inscrit dans le patrimoine et l'histoire de la marque. Certaines maisons l'ont bien compris qui restent hermétiques aux soldes pour cette raison précisément.

    En second lieu, les soldes posent le redoutable problème de la maîtrise des prix sur le marché mondial du luxe. Depuis quelques années déjà, les maisons de luxe cherchent à maîtriser leur prix de vente en proposant le même produit au même prix partout dans le monde. Une vraie difficulté si on prend en compte les différences de taux de change et de droits de douane en particulier qui peuvent justifier des écarts de prix conséquents. De tels écarts de prix sont difficilement justifiables lorsque la clientèle ciblée est formée pour une grande partie d'hommes et de femmes qui se déplacent, voyagent et partant fréquentent les boutiques des mêmes marques dans le monde entier. Force est de reconnaître que la situation est désormais mieux maîtrisée qu'elle ne le fût dans un passé récent lorsque les touristes japonais se précipitaient dans les magasins de maroquinerie de Louis Vuitton en France pour y faire l'achat de sacs en nombre, aussitôt "redistribués" au Japon !  Or les soldes pourraient s'opposer à cet effort d'harmonisation en recréant ce différentiel de prix sur des périodes certes limitées mais devenues des rendez-vous incontournables. Les Américains par exemple proposent dans l'univers du prêt-à-porter des rabais pouvant atteindre 50 ou 60%, là où traditionnellement les soldes privées en Europe pour la collection de l'année passée culminent à -30%. Se forment ainsi de véritables bulles "spéculatives" au sens premier du terme : une attente des soldes dans une partie du monde avec une possibilité de pré réservation "discrète" sur des pièces identifiés lors des défilés par des clientes privilégiées. De tels écarts de prix ne seraient pas bien graves, s'il ne s'agissait là que de flux marginaux. Ce n'est pas toujours le cas et bien des pièces sont ensuite remises en vente sur Ebay, confirmant le caractère spéculatif de la démarche d'achat.

     
    En troisième lieu, l'évolution du profil de la clientèle des marques de luxe n'est pas sans poser question sur l'intérêt même de recourir aux soldes. Les grands magasins parisiens sont à l'image d'une évolution profonde de la clientèle de bien des grandes marques. Le poids de la clientèle touristique et de passage s'est singulièrement accru au détriment de la clientèle nationale. Il n'est pas rare à certaines heures dans la journée de ne voir en boutique qu'une clientèle touristique et au sein de cette clientèle une forte proportion de visiteurs asiatiques. Or les tour opérateurs ont bien compris l'opportunité qu'ils pouvaient en retirer : ils proposent aujourd'hui dans leurs catalogues ou sur Internet une sélection des villes et des dates en fonction des périodes de soldes ! Il n'est pas certain que cette logique économique profite aux marques de luxe, qui peuvent à court terme voir s'accroître leur chiffre d'affaires mais à long terme s'éroder leur image et s'effriter la fidélité d'une clientèle nationale acquise à la marque parfois depuis plusieurs générations. En outre, n'y-a-t-il pas ici une perte d'opportunités à vendre en soldes à une clientèle de passage un vêtement de luxe qui, même proposé en plein tarif serait de toute façon acheté par certains (parce qu'ils en ont les moyens et qu'il n'est pas commercialisé chez eux) ou tout simplement parce qu'ils en ont envie... le shopping est aussi un plaisir du séjour touristique.
     
    Terminons sur ces mots de François Gaston de Lévis : "le passé est soldé, le présent vous échappe, songez à l'avenir" qui devraient tous, nous marketeurs, nous inspirer.