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    [#LUXURYLAB] [ENGAGEMENT] | #LVMH concilie #luxe et engagement #durable avec Cha Ling |@PREMIUMBEAUTYNEWS

    DE KRISTEL MILET | PRENIUMBEAUTYNEWS.COM | http://bit.ly/2xQcXCr

    #LVMH concilie #luxe et engagement #durable avec Cha Ling

    Contribution à la préservation d’une forêt millénaire d’arbres à thé au Yunnan, traçabilité des ingrédients, certification bio de la matière première (le thé Pu’Er), engagement contractuel avec les populations locales pour leur garantir un revenu stable, écoconception des emballages … la jeune marque Cha-Ling Esprit du Thé, formulée par la Recherche LVMH et incubée par Guerlain est « née d’un rêve écologique » comme l’exprime Élodie Sebag, Directrice Générale.

    L’idée est venue au cours d’un voyage il y a 5 ans de Laurent Boillot, président de Guerlain, dans le Yunnan en Chine, berceau originel du thé. Touché par la beauté et la richesse de la biodiversité de la forêt de Xishuangbanna, un écosystème menacé de déforestation, il souhaite alors s’engager aux côtés du biologiste Josef Margraf et de sa femme Minguo-Li pour la sauvegarde de ce patrimoine millénaire abritant le très vénéré thé Pu’Er. Il choisit de créer une marque à partir de cet ingrédient précieux au fort pouvoir antioxydant, dont une partie des revenus servirait à la reforestation de cet endroit tel qu’il était à l’origine, avec un écosystème diversifié. 

    À l’instar du vin, le thé Pu’Er a la particularité de se bonifier avec le temps. Il se laisse vieillir en cave pendant plusieurs dizaines d’années, et change de profil phytochimique au cours de sa maturation. Au delà de son fort pouvoir antioxydant, il vient développer en vieillissant des molécules complémentaires à l’action anti-âge. À partir de ces éléments, il y eut 3 années de recherche avec les laboratoires LVMH pour sélectionner les arbres à récolter et développer des formules alliant deux types de thés, du thé frais récolté chaque année et du thé âgé minimum de 4 ans.

    « Les produits ont été développés selon le fil rouge du développement durable avec une charte formulatoire stricte, pas de parabènes, ni sulfates, ni silicones bien qu’il y ait un fort niveau sensoriel  », assure Élodie Sebag. Les formules sont composées de 85 % à 99% d’ingrédients verts, les packs en verre sont allégés de 25% en poids et en volume, il n’y a pas d’emballage extérieur mais une solution inspirée du Furoshiki, une technique japonaise traditionnelle d’emballage en tissu. Les crèmes et bientôt les fluides sont également proposés en contenants céramiques réalisés à la main à Limoges pour une version rechargeable.

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    « Nous avons enfin sponsorisé le projet Tea Garden au Yunnan et déjà replanté plus de 100000 théiers à ce jour », ajoute Élodie Sebag.

    Bien que la totalité des produits soient fabriqués dans l’usine Guerlain à St Jean de Braye, la volonté de Cha Ling était de se positionner comme une marque franco-chinoise dans sa globalité. « Très en amont nous avons souhaité et c’était important, intégrer dès le développement toute la culture chinoise et non pas seulement utiliser un ingrédient  », explique la directrice.

    La gamme intègre à la fois les soins mais également des rituels issus de la médecine traditionnelle chinoise pour la gestuelle d’application, et bien sûr tout un environnement autour de la cérémonie du thé Puer, certifié bio (tasses, théières en céramique). Lancé simultanément en janvier 2016 en France, au Bon Marché, à Hong Kong avec un point de vente en propre et en e-commerce, Cha Ling est maintenant présent depuis juillet à Shanghai avec une nouvelle boutique.

    La marque construit progressivement sa notoriété de manière ciblée par le biais du digital (Instagram, plateformes, Birchbox …) ainsi qu’un programme porté par des micro-influenceuses du secteur beauté ou lifestyle. « Nous sommes, après un an et demi d’existence, à plus de 20% de ré-achat sur les 3 pays », se réjouit Élodie Sebag.

    « Cha Ling est à la croisée de différentes tendances, le bien être, le retour aux médecines traditionnelles, notamment chinoise, et bien sûr le green. Elle séduit différents publics avec des points d’attraction différents, l’esprit global de la tradition chinoise en France et le savoir faire made in France en Chine. Enfin, elle offre toute l’efficacité LVMH pour un achat qui fait sens », conclut-elle.

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    #Chtchoukine à la Fondation #Vuitton : les coulisses de l'expo de tous les records

    ARTICLE BFM BUSINESS | INTERVIEW DONNE LE 11-03-2017 | NINA GODART

    Interview de Philippe Jourdan, CEO, Promise Consulting

    LIRE L'ARTICLE EN LIGNE : http://bit.ly/2q0dErL

    Obtenir le prêt par la Russie de 130 œuvres de la collection Chtchoukine a réclamé une débauche de moyens humains et matériel pour LVMH et Bernard Arnault. Pour un retour sur investissement qui ne se compte pas en euros.

    Objectif atteint pour la Fondation Vuitton, qui visait 1 million de visiteurs. 200.000 de plus se sont même pressés à l'exposition "Icônes de l'Art Moderne - La Collection Chtchoukine", qui vient de s'achever. Autant que le record historique détenu jusque-là par le Petit Palais, avec "Toutankhamon et son temps" en 1967. Et encore, la Fondation privée du numéro 1 mondial du luxe a atteint ce total en un temps bien plus court: un peu plus de 4 mois contre 7 mois et demi pour les trésors du Pharaon.

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    Un succès à mettre au crédit notamment de Jean-Paul Claverie, proche conseiller de Bernard Arnault depuis 1991. C'est lui, l'homme qui conçoit le projet fou de cette exposition il y a presque trente ans. Dans les années 80, alors qu'il officie au cabinet de Jack Lang, il rencontre le petit-fils de Chtchoukine, André-Marc Delocque-Fourcaud, lui-même fonctionnaire au ministère russe de la Culture.

    Ce dernier rêve d'exposer à Paris la collection de son grand-père, l'homme d'affaires russe Sergueï Chtchoukine. Un rêve partagé par Jean-Paul Claverie. La collection en question comprend des centaines de chefs d'œuvres de l'art moderne, des Gauguin, Matisse, Picasso, Manet, Monet, Van Ghogh. Ce trésor valorisé à plus de 6 milliards d'euros a dû être abandonné en Russie par l'amateur d'art avant-gardiste qui a fuit le pays après la révolution de 1917. Il ne remettra jamais la main dessus. Ses héritiers non plus. La collection est confisquée par l'administration russe, remisée sous Staline qui y voit un art bourgeois honni, puis dispersée en 1948. Ce qu'il en reste a été réparti entre deux musées: celui de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, et le musée Pouchkine de Moscou. Jamais, depuis, les tableaux n'avaient été réunis, et encore moins dévoilés ensemble hors de Russie.

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    Monter une telle exposition a donc relevé de l'exploit. Y compris sur le plan financier? La Fondation a-t-elle par exemple dû payer pour présenter les 130 oeuvres exposées à la Fondation Vuitton, parmi lesquels 29 Picasso, 22 Matisse, 12 Gauguin? Selon plusieurs porte-paroles de musées, les "fees" (droits à payer pour exposer des oeuvres) sont une pratique courante pour les fondations privées. Mais Jean-Paul Claverie assure que Bernard Arnault s'étant engagé à prêter, en échange, des œuvres de sa collection personnelle, aucun contrepartie financière n'a été versée. Reste que la Fondation a dû consentir à d'autres investissements très coûteux, que n'aurait sans doute pas pu se permettre un musée public.

    Comme pour chaque prêt de musée, l'emprunteur a dû assurer les œuvres inestimables qu'il a exposées. Là encore, impossible de connaître le coût de cette protection. Un représentant d'Axa Art admet juste que "même l'État français n'aurait pas les moyens d'assurer la Joconde ou l'Origine du Monde". Il a aussi fallu garantir la sécurité des œuvres, durant leur transport, et pendant l'exposition. Avec notamment "plusieurs gardes par salle, 24 heures sur 24", souligne notre source.

    Le groupe a dû prendre à son compte d'onéreux contrats de restauration, sur place en Russie, avant d'obtenir de transférer les œuvres. Comme pour "L'atelier Rose" de Matisse, dont les grands aplats de couleur menacent de se détacher, et qu'il fallait réencadrer (ci-dessous).

    Le groupe n'a pas lésiné non plus sur les moyens humains. Bernard Arnault s'est impliqué personnellement. Le dirigeant français se reconnaît dans le parcours de Chtchoukine, un homme d'affaire qui doit sa fortune au textile et qui achète des œuvres pour participer au rayonnement culturel de la France. Il a fait sien le rêve de son conseiller et déployé toutes les ressources à sa disposition.

    "Les experts du groupe, toutes les connaissances des différentes maisons de LVMH en Russie ont été mobilisées. Bernard Arnault a parlé à Vladimir Poutine à maintes reprises depuis une dizaine d'années", explique une source. C'est encore l'homme le plus riche de France qui a négocié personnellement la prolongation de deux semaines de l'exposition.

    Le patron du numéro un mondial du luxe est aussi parvenu à faire signer la préface du catalogue de l'exposition à Vladimir Poutine au moment où la situation géopolitique lui faisait renoncer à un voyage en France. Il a obtenu que les héritiers de Chtchoukine renoncent contractuellement à tout recours sur la succession, condition sine qua non de la tenue de l'exposition à Paris. Et du gouvernement français la publication d'un arrêté qui garantit aux musées russes l'insaisissabilité de toutes les œuvres prêtées.

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    Le succès de l'exposition a-t-il permis de rentabiliser l'évènement? Pas sûr. Les organisateurs ne donnent aucun chiffre. Mais à 14 euros l'entrée à plein tarif et 5 euros le tarif réduit, on obtient une estimation grossière de 12 millions d'euros tirés de la vente de tickets. Soit juste de quoi rentrer dans des frais estimés entre 10 et 13 millions d'euros selon Le Monde. Jean-Paul Claverie, affirme, lui, que "c'est beaucoup moins"

    Quoi qu'il en soit, "le mot rentabilité n'a pas sa place dans ce type d'opération", analyse Philippe Jourdan, directeur de Promise Consulting et expert du secteur du luxe. Même si des évènements d'une telle ampleur "valorisent la fondation Louis Vuitton, le bâtiment de Frank Gehry en soi", reconnaît le spécialiste, le bénéfice qu'en retire le groupe ne se compte pas en euros. Ce coup magistral sert surtout à "associer le beau et le luxe à un moment où son image pâtit de consumérisme, de mercantilisme". Et à renforcer le statut d'un Bernard Arnault mécène "qui redistribue sa richesse en donnant accès à la culture".

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    Rumeurs sur la vente de #Puma | @Puma @Kering @bfmbusiness

    NINA GODART | BFM BUSINESS | 25 AVRIL 2017

    Les rumeurs autour d'une éventuelle cession de Puma par Kering vont bon train ces jours-ci. Faut-il y accorder du crédit? Réponse et analyse de Philippe Jourdan, directeur de Promise Consulting.

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    [lire l'article en ligne]

    Kering s'apprête-t-il à vendre Puma? Le PDG du numéro deux mondial du luxe, François-Henri Pinault, a quitté officiellement le conseil d'administration de l'équipementier mi-avril. Aussitôt, les rumeurs de cession récurrentes de la marque de sport qui flirte avec la mode ont refait surface. D'autant qu'il avait indiqué l'été dernier qu'il conserverait ses 85% du capital Puma, au moins jusqu'en 2018. Alors que l'échéance approche, ces supputations des marchés sont-elles à prendre au sérieux? L'analyse de Philippe Jourdan, spécialiste du luxe et directeur de Promise Consulting.

    [NG] LA VENTE PROCHAINE DE PUMA EST-ELLE PLAUSIBLE ?

    [PJ] En 2014-2015, on parlait de vente parce que Puma traversait une période de remous au même moment que Gucci, qui d'ordinaire tire les résultats du pôle luxe. Du coup, les dirigeants de Kering se demandaient quelle activité il fallait céder pour supporter l'autre. Le top management de l'équipementier avait été complètement renouvelé. Björn Gulden avait pris la direction générale. Il devait solidifier l'activité sport pour rendre Puma moins poreuse aux vicissitudes du "lifestyle", la mode, aux performances très cycliques.

    Et là, il y est parvenu. Les équipes d'Arsenal et de l'OM sont tombées dans son escarcelle. Dans la mode, le recrutement de Rihanna, égérie très populaire et directrice du style, a été une très juteuse opération. Donc personnellement, je pense que si le rééquilibrage des résultats entre le pôle luxe et le pôle sport de Kering se confirme (Puma vient de relever ses objectifs 2017 après un premier trimestre où le bénéfice a doublé, à 50 millions d'euros, ndlr), la cession devient moins urgente, et moins stratégique pour le groupe. En même temps, pour réussir une belle vente, le mieux est de dire qu'on n'est pas vendeur.

    [NG] CES BONS RESULTATS NE RENDENT-ILS PAS LA MARQUE D'AUTANT PLUS BELLE A MARIER ?

    [PJ] Si la motivation était purement financière, le prix de Puma aujourd'hui serait effectivement bien plus élevé qu'hier. Mais avant de racheter Puma en 2007, la santé de l'ex-PPR ne tenait qu'aux résultats de Gucci. Depuis, François-Henri Pinault a toujours martelé vouloir faire grandir Kering sur deux jambes: le luxe d'un côté, le sport-lifestyle de l'autre. Une vente contredirait ce discours.

    Kering pourrait néanmoins avoir besoin de fonds pour financer ses investissements dans Saint Laurent et Bottega Venetta. Mais les deux jambes de Kering marchent, et lui rapportent de la trésorerie. Le groupe pourrait encore avoir besoin d'une rentrée importante de cash s'il y avait une opportunité d'achat pour le pôle luxe. Mais aujourd'hui, il n'y a pas vraiment de grandes marques sur le marché.

    [NG] SI UNE VENTE SE CONFIRMAIT, QUI POURRAIT-ETRE CANDIDAT AU RACHAT ?

    [PJ] Le numéro un mondial du luxe, LVMH, ne devrait pas se presser. Il lui faudrait apprendre un métier dans lequel il n'est pas du tout impliqué, qui ne semble pas l'intéresser. Quant aux concurrents de Puma, Adidas ou Nike, ils ne devraient pas se bousculer non plus. Dans le secteur du sport où seules trois marques pèsent vraiment, chacune avec une image, une offre, une gamme de produits et de sports bien distincts, cela n'aurait pas d'intérêt pour eux. D'autant que dans le sponsoring sportif, il y a un vrai intérêt pour les marques à ce qu'il y ait une concurrence à battre dans les matchs.

    Éventuellement, Under Armour, l'équipementier en embuscade, pourrait en avoir envie. Ce serait David qui avalerait Goliath, mais ce serait possible aujourd'hui, avec des montages financiers qui permettent d'absorber plus gros que soi par effet de levier. À condition que les résultats de Puma permettent de rembourser la dette. Or la marque a connu des hauts et des bas, sa croissance est loin d'être pas garantie. Ce serait quand même un très gros risque.

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    Dans le #luxe la tendance est au #vert | In #luxury business, the trend turns on #Green | @Gucci @LVMH @COP21

    FROM CAROLINE ROUSSEAU | LE MONDE | 17 FEVRIER 2017
     

    LES MARQUES HAUT DE GAMME PARLENT ENCORE PEU DE DÉVELOPPEMENT DURABLE, MAIS LES GRANDS GROUPES QUI LES ABRITENT, COMME LVMH ET KERING, COMMENCENT A EXPLIQUER LEURS ACTIONS ET A AVANCER DES RÉSULTATS.

    Le 9  février s'est ouvert à New York le long tunnel des Fashion Weeks qui, après Londres et Milan, s'achèvera à Paris le 7  mars au soir. Un mois frénétique où il sera question de l'automne-hiver 2017-2018, de silhouettes, de directeurs artistiques, de stars et starlettes au premier rang… En tendant l'oreille, on entendra peut-être quelques acheteurs évoquer les niveaux de prix délirants ou la baisse de fréquentation des boutiques, mais personne ne parlera " gaz à effet de serre ", " empreinte carbone ", " traitement des eaux usées "…

    La mode s'accommode mal de ce vocabulaire et des catastrophes qu'il suggère. Pourtant, les deux géants du CAC 40 que sont LVMH (37,6  milliards d'euros de chiffre d'affaires) et Kering (11,5  milliards) – ils représentent à eux seuls une trentaine de marques de luxe et de mode parmi les plus influentes au monde – commencent à s'exprimer sur les actions qu'ils mènent en matière de protection de l'environnement, de façon désormais plus structurée.

    Si le groupe de Bernard Arnault s'intéresse depuis vingt ans aux questions d'empreinte environnementale sous la houlette de -Sylvie Bénard, directrice environnement de LVMH, à la tête d'un service de onze personnes, son programme LIFE (LVMH Initiatives For En-vironnement) n'est apparu qu'en  2013. Des vins et spiritueux aux marques de mode et parfums (Guerlain est en pointe dans ce domaine) jusqu'à la distribution (notamment Sephora), tout le monde est sensibilisé. Cela a permis à LVMH d'annoncer les premiers résultats du fonds -carbone qu'il a mis en place en interne en janvier  2016 : depuis un an, à chaque fois qu'une maison émet une tonne de gaz à effet de serre, elle doit investir 15  euros dans des projets innovants permettant justement de limiter ces émissions. En novembre dernier, le fonds avait récolté 6  millions d'euros.

    " La préservation des ressources naturelles est une priorité inscrite au budget de LVMH ", souligne Sylvie Bénard. En  2016, le montant consolidé des dépenses liées à la protection de l'environnement a atteint 23,8  millions d'euros (13,5  millions de charges d'exploitation et 10,3  millions d'investissements). Un total qui comprend aussi les dépenses indirectes liées notamment à la haute qualité environnementale des bâtiments, à la formation technique des équipes ou au mécénat environnemental.

    Chez Kering, François-Henri Pinault a pris le sujet en main et prêche personnellement la bonne parole auprès de ses présidents de marques (Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Balenciaga…). " Le développement durable, ce n'est pas seulement une responsabilité et une nécessité, c'est une opportunité d'innover, de créer de la valeur à travers de nouveaux modes d'organisation et, en fin de compte, de bâtir un modèle d'affaires plus pérenne, défend le PDG. Le luxe, qui a cette capacité à lancer les tendances, a une responsabilité majeure dans ce domaine… "

    " QUELQUE CHOSE AVEC LA COP 21 "

    Le groupe s'est doté en  2012 d'un comité développement durable au niveau de son conseil d'administration. Il publie depuis 2015 un compte de résultat environnemental (Environmental Profit &  Loss) concernant 100  % de ses marques. Parmi elles, Stella McCartney, pionnière du luxe durable, qui a fait du zéro cuir et zéro fourrure sa marque de fabrique, publie son propre compte de résultat environnemental depuis l'an dernier. L'occasion pour la styliste de communiquer sur une réduction de 35  % de son empreinte environnementale sur ses approvisionnements " matières " entre 2013 et 2015.

    " Les analystes s'intéressent de plus en plus à la façon dont les entreprises abordent les questions de développement durable car elles font partie intégrante du risk management. Il est important de comprendre que si nos convictions sont sincères, cela ne nous empêche pas de raisonner en tant que groupe coté : on y croit, et c'est bon pour le business ", précise Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable chez Kering, dont le service bénéficie d'un budget annuel de 10  millions d'euros. Le groupe indexe d'ailleurs les bonus de ses PDG sur leurs performances environnementales.

    " Il s'est passé quelque chose avec la COP 21, et quelles que soient ses motivations, le monde de l'entreprise s'intéresse davantage à ces enjeux, décode Sylvain Lambert, associé responsable du développement durable chez PwC. Au départ, en  1993, nous étions deux pour tout le cabinet d'audit. Maintenant, nous sommes 40 en France et 800 dans le monde répartis dans 65  pays, explique-t-il. Ce qui est frappant aussi, c'est l'intérêt -croissant depuis 2010 du capital investissement pour les entreprises à la croissance éco-compatible. En quinze ans, le luxe a mesuré les effets potentiellement négatifs d'une mauvaise prise en compte de ces enjeux qui peuvent ruiner l'image d'une marque. Mais il y a aussi une donnée concrète : l'échéance approche. Quand, au Sommet de la Terre à Rio, en  1992, on parlait de l'épuisement des ressources minières ou agricoles dont dépend cette industrie, la perspective de 2030 ou 2050 semblait bien lointaine… Pour ces maisons de luxe encore patrimoniales, l'idée de pérennité et la notion de transmission de l'entreprise sont cruciales, elles ont donc anticipé. Heureusement, car 2030 c'est demain… "

     

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    #Exclusivity & #Desirability US Barometer of #PromiseConsulting & #ExaneBNP reinforce positive ratings on both #LVMH and #Kering.

    FROM EXANE BNP & PROMISE CONSULTING - SEPTEMBER, 07, 2016

    Luca SOLCA
    Managing Director
    Sector Head Global Luxury Goods

    Rue du Rhône 80, 1204 Genève, Switzerland
    Tel: +44 203 4308503
    Mob: + 44 7881249464
    luca.solca@exanebnpparibas.com

    Luxury goods brand desirability in America shows domestic and aspirational bias
    We find a number of surprises and a few confirmations in the results of our extensive consumer investigation in America: 1) Americans like their local champions; 2) Americans seem more attracted by fashion brands; and 3) Our analysis confirms a strong accessible luxury bias among American consumers.

    Luxury brand exclusivity perception is also quirky
    Prada, Versace, Louis Vuitton, Gucci and Giorgio Armani lead the group - with Hermès coming in only 6th place. Louis Vuitton, Burberry, Prada and Versace look strong, as they boast higher desirability than purchase - a convergent indicator of exclusivity perception.

    We are adding 'brand identity' analysis to our desirability and exclusivity research
    Louis Vuitton and Gucci rank in the top 5 of all brand identity traits we have investigated, with the exception of 'elegance', in which Chanel and Prada lead.

    Investment conclusions
    Our analysis of brand desirability and exclusivity in America reminds us of how important mega-brands remain in this industry. Louis Vuitton stands out as the strongest brand by far, followed by Gucci, which seems to have lost some of the vigour of a few years back but is likely benefiting from its successful and thorough turnaround. These results reinforce our positive ratings on both LVMH and Kering.

    Ask for the full document : philippe.jourdan@promiseconsultinginc.com

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    Conférence "Luxe et Chine" [30/06] Partageons les temps forts de l'événement [#promiseconsulting @adetem]

    [RETROUVER LES PHOTOS SUR FLICKR]

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    Par Pr Philippe Jourdan et Chunyan Li

    Le Jeudi 30 Juin 2016, au Café l'Adjugé, au sein de la prestigieuse maison de ventes Drouot, Promise Consulting a animé une conférence sur le thème "Luxe et Chine : enjeux et perspectives pour 2016 et au-delà". 

    40 personnes au total, professionnels dans les plus grandes maisons du luxe, journalistes et consultants dans les univers du luxe, de la mode, de la beauté et du tourisme, se sont retrouvées à l'occasion d'un petit-déjeuner Conférence, de 8h30 à 10h30, donné par la société Promise Consulting. 

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    Poursuivant un cycle de conférences sur les tendances et les perspectives de développement du marché du luxe dans le Monde, Philippe Jourdan, associé fondateur, et Chunyan Li, consultante senior, spécialiste de la Chine, ont présenté un vaste tour d'horizon des perspectives et des enjeux du marché du luxe chinois avec une double volonté. D'une part isoler les facteurs conjoncturels des facteurs structurels, afin de discerner les opportunités de croissance dans un contexte économique certes plus "chahuté" mais porteurs également de nouvelles opportunités pour les marques de luxe occidentales. D'autre part, apporter l'éclairage d'une spécialiste de la culture chinoise afin de prendre en compte l'émergence d'attentes nouvelles, en particulier celles des plus jeunes générations vis-à-vis des produits de luxe.

    CE QU'ILS ONT RETENU DE CETTE MANIFESTATION

    CHUNYAN LI 

     

     

    PHILIPPE JOURDAN

     

     

    UNE ECONOMIE EN PHASE DE MUTATION

    Les deux conférenciers ont dans un premier temps rappelé quelques indicateurs économiques qui permettent de dresser un état de santé de l'économie chinoises dans le Monde : une croissance ralentie mais toujours positive, une dévaluation récente du Yuan mais avec des prévisions qui doivent prendre en compte la volonté politique des autorités chinoises de réduire leur dépendance vis-à-vis de la monnaie américaine (et en premier lieu de la dette américaine). Dans cette perspective, la transition de l'économie chinoise du "Made IN China" vers le "Made BY China" puis vers le "Made FOR China" se poursuit, même si la part du PIB consacré à la consommation intérieure et aux dépenses de l'Etat Chinois demeure encore en retrait, par rapport à celles traditionnellement réservées aux investissements et aux exportations nettes.

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    UNE ECONOMIE DU LUXE TRÈS (TROP) DÉPENDANTE DES ACHATS DES TOURISTES CHINOIS

    En 2000, 10 millions de touristes ont parcouru le Monde. En 2020, une projection situe à 200 millions le nombre de touristes chinois qui se rendront à l'étranger au cours de l'année. En 2015, ils ont été près de 105 millions à se déplacer en dehors de la Chine. Certes, la première destination régionale reste, et de loin, l'Asie, avec toutefois un ralentissement des déplacements à Hong-Kong (en réponse aux manifestations sinophobes de la population résidente à Hong-Kong) et une bonne tenue du tourisme chinois en France, malgré un climat sécuritaire peu favorable. Au final, près de 77% des achats de produits de luxe ("personal luxury goods") achetés par les Chinois le sont à l'étranger (dont 24% dans les pays asiatiques proches et 53% en dehors de cette sphère).

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     CHINE : "IT IS ALL ABOUT DIGITAL, IDIOT"

    Avec plus de la moitié de la population connectée (50,3%), près de 3h45 passé en moyenne par jour sur les réseaux digitaux, et 594 millions de Chinois connectés depuis leur Mobile, Internet est une réalité incontournable du paysage chinois en matière de communication et de recherche d'informations. Un constat qui se double d'une autre réalité : les Chinois sont de plus en plus nombreux à acheter en ligne et devrait dès la fin de l'année 2016 dépasser le commerce américain en ligne avec une projection d'achats de 371 milliards de dollars contre 326 milliards de dollars pour les US.

    Certes, le paysage numérique chinois comporte ses spécificités et est très différent de celui de l'Occident. A chaque type d'applications digitales développées en Occident (Moteur de recherche, Réseaux Sociaux, Réseaux de Micro-Chats et de Micro-Blogging, etc.), correspond sa version - et pas seulement son clône, loin s'en faut - chinois. En particulier, parmi tous les réseaux sociaux, Weibo, le Twitter chinois, et WeChat, une combinaison de Facebook, WhatsApp et Skype, sont devenus les outils de promotion les plus privilégiés par les entreprises. Ils comptent respectivement 222 millions et 650 millions d’utilisateurs actifs en 2015.

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    LA CULTURE CHINOISE : ENTRE GUANXI ET MIANZI

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    "De même qu'un arbre a besoin de son écorce, une personne a besoin de sa face", selon un proverbe chinois. La culture du Mianzi consiste ("face") accorde une grande importance aux formes de respect et de reconnaissance. Chacun vit sous et par le regard des autres : une tendance des élites chinoises est donc de se comparer systématiquement aux autres, selon des critères de réussites professionnelles ou personnelles. Les produits de luxe permettent donc aux Chinois les plus fortunés de matérialiser aux yeux des autres leur statut social, leur situation financière et de façonner ainsi l'image qu'il souhaite renvoyer à leur entourage (...).

    En Chine, "la formalité doit être réciproque". Les Chinois attachent une grande importance aux relations sociales, autrement dit au fameux Guangxi avec son cercle de proximité. Le fait d'avoir un bon "Guanxi" permet de bénéficier de soutien mutuel et de procéder ou de résoudre les problèmes plus rapidement. Enfin, la faveur - "RenQuing" en Chinois - peut constituer un crédit ou un débit. Dans cette optique, offrir un cadeau de valeur, que ce soit un produit ou une expérience marquante valorise également la "face" ("Mianzi") de son interlocuteur (...).

    TROIS GÉNÉRATIONS DE CLIENTS DU LUXE EN CHINE

    Il existe désormais trois générations clairement identifiées de consommateurs de produits de luxe en Chine, qui diffèrent fortement par leur profil, leurs attentes et leur expérience du luxe.

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    La première génération est celle des Baby Boomers. Nés entre 1950 et 1964, ils ont pleinement vécu sous l'ère du Président Mao et montrent un état d'esprit marqué par le nationalisme, l'idéalisme et une vie marquée dans leur jeunesse par la frugalité. La Révolution Culturelle a marqué pour eux une fragilisation durable des valeurs traditionnelles et ancestrales de la société chinoise et certains d'entre eux se remémorent la grande famine de 1958 à 1961. En position de décideurs, sûrs de leur pouvoir, ils associent le pouvoir et la richesse, qui leur permet d'obtenir tout ce qu'ils souhaitent et dont ils ont été privés dans une première partie de leur vie.

    La deuxième génération est celle de la Génération X (1965-1979). Enfants de la réforme économique entamée en 1978, ils ont été éduqués par MAO mais formés par Bill Gates. Cette tension forte a donc entraîné, chez eux, un désarroi et un certain sentiment d’insécurité. Raison pour laquelle cette génération se montre d’abord opportuniste et recherche la sécurité matérielle. Ils ont été parmi les premiers à consommer des produits de luxe, 60 % d’entre eux achètent ces produits pour augmenter leur estime de soi. Environ 80 % des entreprises privées en Chine sont gérées par des représentants de cette génération. 

    La troisième génération enfin est celle de la Génération Y (1980-1995). Elle a été la grande bénéficiaire de la réforme économique et ce, dès son enfance, sans avoir traversé de périodes très difficiles. Elle se retrouve confrontée à une grande variété de choix de consommation. Par conséquent, même si elle garde une racine chinoise, ses comportements et ses habitudes de consommation s’occidentalisent. Prendre un Big Mac au Mc Donalds’ ou un café au Starbucks, utiliser l’Iphone ou l’Ipad pour se connecter sur Internet et discuter avec des inconnus, ou encore, s’acheter des produits sur WeChat ou des sites de e-commerce, fait partie de leur vie quotidienne.

    LES  MARQUES DE LUXE FRANCAISES QUI DEMEURENT TRES APPRECIEES

    La Conférence s'est conclue sur la présentation des résultats du Baromètre Front Row mené conjointement par Promise Consulting et BNP Exane. Ce baromètre mesure dans différents pays l'Exclusivité et la Désirabilité des Marques de Luxe dans les univers de la Mode (prêt-à-porter, sacs et chaussures) et des Cosmétiques (parfums, soin et maquillage). 

    [RETROUVER L'INTEGRALITE DES RESULTATS EN CLIQUANT ICI]

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    Vous souhaitez en savoir plus ? Vous avez un projet sur la Chine ? Vous souhaitez connaître notre offre en matière d'études internationales dans l'univers des marques de luxe, de la beauté et de la distribution sélective ?

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    A PROPOS DE PROMISE CONSULTING

    Depuis 2000, Promise Consulting, anciennement Panel On The Web, permet aux décideurs de prendre les bonnes décisions.

    Grâce à un accompagnement et des études scientifiques ad hoc, Promise Consulting renforce le lien entre les belles marques et les clients tout en maximisant leur retour sur investissement marketing. Grâce à ses équipes du Conso Lab et du Luxury Lab, Promise Consulting délivre une expertise pointue en études de marché et d’optimisation des marques dans les univers de la consommation, de la distribution, du luxe et de la beauté. La société est établie à Paris et à New-York. Elle dispose de panels online dans plus de 35 pays en Europe, Amérique, en Asie et en Afrique. 

    Elle a créé une méthodologie innovante de mesure de la performance de marque et du ROI des investissements centrés sur la marque : Monitoring Brand Assets©. Cette méthodologie a été déployée dans près de 50 pays à date, porte sur l’étude de 250 marques dans les secteurs les plus divers et totalise plus de 1.000.000 questionnaires administrés en ligne dans le monde. Récompensée 8 fois en 12 ans, par la profession au plan national et international pour ces méthodologies innovantes, Promise Consulting accompagne les plus grandes marques de luxe, de cosmétiques et de distribution dans leur développement tant sur les marchés français qu’internationaux. La société intervient également dans de nombreux secteurs d'activité, chaque fois que les marques souhaitent disposer d'une stratégie de croissance éclairée pour mieux comprendre leur marché, s'adresser à leurs consommateurs, séduire et fidéliser leurs clients.

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    The Next #Luxury #Fashion Trend? High-End #Bakeries

    MARCH 1, 2016 / WRITTEN BY ALICE CAVANAGH

    A young shopper’s entry to luxury fashion used to be perfume. But execs at LVMH and Prada must have noticed millennials’ habit of blowing their paycheck on food, because both companies recently battled over two of Milan’s most historic cafés.

    Instead of launching their own restaurants (Ralph Lauren’s Polo Bar), opening an in-store franchise (Rose Bakery in Dover Street Market), or collaborating on pop-ups with a mega chef (Noma + Club Monaco), the luxury firms bought up centuries-old institutions near their boutiques around Via Monte Napoleone.

    Cova, 199 years old and now owned by LVMH, maintains its gilded aura, while Prada’s Pasticceria Marchesi, built in 1824, has been given a Miuccia-esque makeover—complete with eye-catching packaging—for its second location. Wes Anderson recently designed the Bar Luce in the nearby Fondazione Prada—another dream collision of food and fashion—so imagine what he could do for the rumored Dubai Marchesi. As the late Louis Vuitton president Yves Carcelle once said, “I’ve nothing against Starbucks, but I think it makes more sense to have a Cova next door.”

    lvmh, pastry, luxury

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    Luxury brands are putting more weight into sustainability [#lvmh #gucci #kering]

    Blog Entry by Vikas Vij in Corporate Social Responsibility

    (3BL Media/Justmeans) – Luxury product consumers have increasingly become vocal about social and environmental causes, and more importantly, are willing to make a difference through their buying choices. Luxury companies also face increased attention from investors who want to know about a company’s sustainability practices before they invest.

    Positive Luxury has a released a new report titled “2016 Predictions for the Luxury Industry: Sustainability and Innovation,” which examines impactful events from 2015 to forecast how the increasing recognition of climate change concerns will impact luxury in 2016.

    Diana Verde Nieto, co-founder of Positive Luxury, London, said that sustainability will help luxury brands to de-risk their business and remain competitive. Together with the Luxury Institute, Positive Luxury conducted interviews with opinion leaders in the luxury lifestyle space, which included LVMH, Kering, Forevermark, IWC and the British Fashion Council, among others.

    During the Paris climate summit, French luxury conglomerate LVMH took the opportunity to showcase its sustainability practices. LVMH, which owns brands such as Louis Vuitton and Bulgari, shared insights about its sustainability programs and strategies on its corporate Facebook account.

    Kering, which owns brands such as Gucci, Saint Laurent, and Puma, is helping the world visualize its environmental impact with an interactive environmental profit and loss statement. To ensure transparency, Kering has presented this interactive statement on its website, depicting the various steps in production and environmental categories where it is making an impact.

    Brands such as Saint Laurent and Christian Dior have implemented tactics that are environmentally sound. For instance, three Saint Laurent storefronts have been given the highest LEED certification, while Dior has incorporated responsible lighting in a number of its international boutiques.

    Additionally, brands are becoming more conscious about protecting the resource supply chain. Prada has purchased the French tannery Tannerie Mégisserie Hervy to ensure the skills held by its workers are preserved. In a similar move, Chanel purchased French lamb hide tannery Bodin-Joyeux in 2013.

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