Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Imprimer

    INVITATION POUR LA CONFERENCE-PETIT DEJEUNER DU 29/04/2014 A PARIS (75001)

    INVITATION POUR LA CONFERENCE-PETIT DEJEUNER DU 29/04/2014 A PARIS (75001)

    Pr Philippe JOURDAN, CEO, Promise Consulting

    RSVP : philippe.jourdan@promiseconsultinginc.com

    Conférence organisée pour les Directeurs Marketing, Directeurs de la Stratégie, Directeurs de Marques dans le secteur de la beauté et du maquillage sélectif.

    Paris, maquillage, beauté, marques, marketing, luxe

     

  • Imprimer

    7ème baromètre EASYVOYAGE / PROMISE CONSULTING : les Français et les Vacances de Pâques

    COMMUNIQUE DE PRESSE PROMISE CONSULTING / EASY VOYAGE - AVRIL 2014

    easyvoyage, vacances, paques

    7ème Baromètre Easy Voyage réalisé par Promise / Panel On The Web

     

    Paris, le 7 avril 2014 – Si proche de celles d’hiver et non loin des nombreux ponts de mai, la période de vacances de Pâques peut révéler quelques surprises dans les choix des Français. Où vont-ils partir ? Avec quel budget ? Quelles seront leurs exigences ? Pour la deuxième année consécutive, Easyvoyage.com, portail d’infomédiation destiné aux voyageurs, dévoile les résultats de la seconde vague 2014 de son baromètre consacré aux vacances des Français.

    "Cette année, le leitmotiv des vacances de Pâques est avant tout le repos en famille. Pour économiser sur le budget transport et ainsi allouer une part plus importante à l’hébergement ou aux activités, les Français vont partir près de chez eux. Tout cela bien sûr, dans une logique de recherche de bons plans permanents." explique Jean-Pierre NADIR, Président fondateur d’Easyvoyage.

    "Nous assistons depuis maintenant plusieurs vagues à une véritable stratégie de défense de son "vouloir partir" de la part des Français s'agissant de la perspective des vacances. Les Français ont compris qu'ils devront faire face pour quelque temps encore à une restriction de leur pouvoir d'achat, mais certains postes de dépenses résistent plus que d'autres à une compression des dépenses. C'est le cas des vacances, même si partir pour une durée longue suppose des compromis sur les lieux, le moyen de transport, le mode d'hébergement et les dépenses sur place. Des stratégies qui modifient peut-être plus radicalement qu'on ne le pense, et pour les années qui viennent le profil des vacances des Français." complète Philippe JOURDAN, professeur des universités et CEO de Promise / Panel On The Web.

    LES VACANCES DE PRINTEMPS : UN RENDEZ-VOUS IMPORTANT... POUR LES HABITUES

    paques, vacances, easyvoyage37% des Français envisagent de partir durant la période d’avril à mai, soit 5% de plus par rapport à l’année dernière. Pour ceux qui étaient déjà partis en 2013, à cette même période, 3/4 d’entre eux envisagent de repartir cette année.

    Près de 2/3 des Français qui sont partis en février envisagent de le faire de nouveau pour Pâques. Et cette année, les vacanciers partiront plus longtemps : les courts séjours reculent (- 6 points) au profit des séjours d’une semaine, en hausse de 3 points.

    LA BRETAGNE, COMME LA MONTAGNE, CA LES GAGNE ! 73% DES FRANÇAIS QUI ENVISAGENT DE PARTIR SE RENDRONT EN FRANCE

    paques, vacances, easyvoyage73% des Français envisageant de partir ont décidé de passer leurs congés de Pâques en France, et plus spécifiquement en Bretagne (14% d’entre eux). Mais qui dit Bretagne n’induit pas forcément la mer : les Français sont moins nombreux que l’an dernier à choisir la mer pour ces vacances de printemps (37% vs 41% l’année dernière), au profit de la montagne (13% vs 10% l’an dernier). A noter que la région Pyrénées sera moins fréquentée par les vacanciers que l’an dernier (-5 pts).

    LA DOLCE VITA : L'ITALIE GAGNE 4 POINTS DANS LES INTENTIONS DE DÉPART

    paques, vacances, easyvoyagePour les départs à l’étranger, la logique de court-séjour bénéficie pleinement à l’Italie et à l’Europe de l’Est, qui possèdent de nombreuses villes d’art, particulièrement recherchées au printemps (chacune gagne 4 points d’intention de départ). Ainsi, l’Italie devance l’Espagne pour la destination étrangère préférée des Français pour les vacances de Pâques (l’Espagne perd 8 points).

    Pour ceux qui ont décidé de partir à l’étranger, le vol sec est le premier type de réservation pour l’étranger (47%) devant le circuit individuel (25%) et le séjour tout compris (16%), qui lui, recule de 11 points.

    A PÂQUES SOYONS DÉCONTRACTÉS...

    paques, vacances, easyvoyageQu’ils partent près de l’océan, à la montagne, en France ou à l’étranger, s’il y a bien un point sur lequel les vacanciers s’accordent, c’est sur le programme des vacances : repos, calme et détente. Le farniente reste l’activité favorite loin devant la recherche de soleil et les activités culturelles ! 27% de ceux qui envisagent de partir en avril veulent se reposer (soit +3 points par rapport à l’an dernier).Et pour ce programme bien arrêté, à savoir ne rien faire ou presque, les cures de thalassothérapie sont délaissées (-3pts) : une activité trop onéreuse pour les Français ?

     ....MAIS PAS TROP LOIN

    Les transports sont-ils devenus trop chers pour une partie des vacanciers ? La proximité avec le domicile est le 3ème critère de décision pour choisir sa destination, en progression de 8 points par rapport à l’année dernière. Ce critère devance même celui de la météo !

    Vous allez partir ou vous envisagez de partir pour ces vacances vers cette destination : quelles sont les 3 principales raisons au plus pour lesquelles vous avez choisi...

    paques, vacances, easyvoyage

    BUDGET HÉBERGEMENT, CA SE PASSE COMMENT ?

    paques, vacances, easyvoyageSi davantage de vacanciers paieront leur logement cette année (56% vs 52% en 2013), le budget moyen envisagé est de 866 € / foyer (589 € pour ceux qui seront hébergés gratuitement vs 1061 € pour ceux qui paieront leur hébergement). En 2014, les Français qui partent vont privilégier les séjours marchands (+ 4 points par rapport à l’année dernière). Cette année, et au détriment des hôtels, le camping et sa convivialité séduisent davantage les vacanciers : + 4 points par rapport à l’année dernière.

     Pour les 13% des adeptes de l’hébergement entre particuliers, les 3/4 d’entre eux ont eu recours à des sites internet pour trouver leur location et 1 vacancier sur 5 a directement contacté un propriétaire qu’il connaissait déjà.

    PLUS QUE JAMAIS A LA RECHERCHE DU MEILLEUR PRIX

    Les sites de bons plans font carton plein ce printemps, au détriment de la dernière minute, puisque près d’1 vacancier sur 10 a l’intention d’acheter un séjour, un hébergement ou un billet de transport, soit une augmentation de 80% par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, ils se détourneront des boutiques et agences, qui accusent un recul de 5 points des intentions d’achats des futurs vacanciers.

    A l’affût des bons plans pour voyager malin et moins cher, les 25-34 ans sont plus nombreux à naviguer sur les sites de notations d’hôtels, des guides de voyages et des comparateurs de prix.

    EN MAI FAIS CE QU'IL TE PLAIT

    paques, vacances, easyvoyageSi les vacances de Pâques débutent en avril, il n’en reste pas moins que les jours fériés de mai, cette année, sont bénéfiques pour faire de nombreux weekends prolongés. Les ponts seront avant tout l’occasion de passer du temps en famille (39%). 1 français sur 5 a prévu de partir durant les ponts, mais la majorité se décidera à la dernière minute.

    Mais près d’1/3 des actifs français a prévu de partir pendant l’un des 3 ponts des mois d’avril et mai. Mais cela sera aussi l’occasion de se reposer et de ne rien faire de particulier pour 25% des actifs.

    A PROPOS DU GROUPE EASYVOYAGE

    Lancé en janvier 2001 par Jean-Pierre Nadir, Easyvoyage.com est le premier portail éditorial consacré au voyage avec intermédiation marchande. Easyvoyage présente une approche originale combinant 5 dimensions : de forts contenus éditoriaux (22 journalistes), la comparaison des offres du marché (vols, circuits, séjours, hôtels), labellisation des hôtels (près de 7 000 hôtels qualifiés), une approche communautaire qualitative (notation des produits par les clients), et la recherche de bons plans. Easyvoyage accueille en moyenne 100 000 visiteurs par jour, soit plus de 6 millions par mois pour 10 millions de pages vues. Le groupe a procédé fin 2007 à l’acquisition de l’ensemble des sites développé par la société CNI : Alibabuy.com, Prixdesvoyages.com ; Prixdesvols.com ; Hoymevoy.com. Aujourd’hui, 10% des internautes français passent par Easyvoyage pour préparer leur voyage (séjours, circuits…). Le site est présent en Espagne, en Italie, en Angleterre et en Allemagne.

     Plus d’informations sur www.easyvoyage.com

    A PROPOS DE PROMISE CONSULTING

    Née en 2008, Promise Consulting intègre l’ensemble des métiers liés à la prise de décision marketing (études, analyse, conseil) en s’appuyant sur l’expertise et le savoir-faire de ses 3 filiales : Panel On The Web (créée en 2000) ; Panel On The Web Field (lancée en 2009) ; JPL Consulting (fondée en 1998). La société apporte son expertise aux marques souhaitant se développer tant sur les marchés locaux qu'internationaux. Elle dispose d'un département recherche marketing qui lui permet de développer des outils d'aide à la décision innovants pour les décideurs, de les accompagner dans la mesure de la brand value et dans la simulation de plans d’actions marketing. La société est également certifiée OPQCM, Social Media Marketing de la DMA et adhère aux règles SYNTEC et ESOMAR.

     Plus d’informations sur www.promiseconsultinginc.com

    Relations presse - Agence Wellcom
    Sonia El Ouardi – Amélie Fournier – Marianne Felce-Dachez
    E-mail :  se@wellcom.frafo@wellcom.fr – mfd@wellcom.fr
    Tél. : 01.46.34.60.60 - Fax : 01.43.26.73.56

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Imprimer

    Découvrez en avant-première l'éditorial du numéro 246 de la Revue Française du Marketing (RFM), revue de l'ADETEM

    EDITORIAL DU NUMERO DE RFM 246 - MARS 2014

     

    adetem, rfm, revue francaise du marketingLa révolution digitale est sans doute aussi profonde sinon davantage encore que ne le fût la révolution industrielle dans la seconde moitié du 19ème siècle pour nos pratiques et nos usages et nos systèmes économiques. C'est non sans un certaine ironie que l'on se remémore cette phrase de Bill Gates prononcé lors d'un discours à l'université de Washington en 1998 : "On se fait parfois surprendre. Par exemple, quand Internet est arrivé, c'était notre cinquième ou sixième priorité".

    S'il est trop tôt pour que l'histoire s'empare du sujet, les sciences de gestion, et plus particulièrement le marketing et la communication, le savent bien qui ont vu en quelques années, le Web et ses différentes déclinaisons (sites, réseaux sociaux, blogs, forums, mails, etc.) participer d'une (r)évolution des outils, des méthodes, des pratiques. Nous avons choisi dans le cadre de ce numéro de mars 2014 de cibler quelques-unes des manifestations les plus visibles d'Internet : le bouche-à-oreille virtuel, l'usage des blogs adolescents, l'immersion dans la consommation en ligne et enfin la prise de pouvoir du consommateur dans un contexte participatif. Chacun de ces comportements interpelle aujourd'hui les responsables de marques, perplexes sur la façon de s'adresser à ces nouveaux publics, de canaliser à leur profit les informations ainsi échangées ou bien encore d'intégrer dans la démarche marketing le nouveau pouvoir que les consommateurs exercent désormais sur le courant d'affaires.

    adetem; marketing, revue francaise du marketingLe premier article, écrit par Gilles SERE DE LANAUZE et Béatrice SIADOU-MARTIN, porte sur le bouche-à-oreille négatif. Dans une posture le plus souvent défensive, les marques cherchent aujourd'hui à contrer la viralité des propos négatifs qu'échangent les Internautes. Vaines tentatives le plus souvent tant les communautés "contre" sont nombreuses et hétérogènes et les sources des messages difficilement identifiables ! Trois facteurs de l'impact du bouche-à-oreille ont été le plus souvent étudiés : le volume des messages, l'hétérogénéité des sources et enfin la valence des propos. Les auteurs s'intéressent eux à deux autres facteurs, la crédibilité des propos d'une part et leur virulence de l'autre. Ils cherchent plus spécifiquement à identifier quelles dimensions linguistiques renforcent l'une et l'autre de ces deux dimensions et quel impact ces dimensions exercent sur la relation du consommateur à la marque. La virulence s'entend ici comme la mesure du "degré de nocivité et d'agressivité" d'un message, l'expression donc d'une "intentionnalité négative". La crédibilité est-elle un concept plus classiquement étudié dans les recherches sur la persuasion. La grille linguistique retenue, celle de Jakobson, se fonde sur 6 critères principaux du message, qui s'apparentent aux dimensions cognitives, affectives et conatives (auxquelles s'ajoutent une dimension relationnelle). Dans un premier temps, les auteurs codent les messages postés par les Internautes à propos d'une marque réputée de produit alimentaire (Actimel) selon cette grille. Au termes de l'analyse de 337 messages négatifs postés, les auteurs établissent que les Internautes cherchent bien à renforcer l'impact du message en jouant sur le renforcement de sa crédibilité ou de sa virulence. Fort de cette première conclusion, ils proposent une deuxième expérimentation au cours de laquelle ils manipulent l'intensité des deux facteurs, crédibilité et virulence dans un plan factoriel complet. Leur conclusion est sans appel : la crédibilité perçue d'un message négatif dégrade logiquement la confiance et l'attachement à la marque, alors que la virulence exerce directement et en interaction avec la crédibilité un effet inverse !

    marketing, adetem, revue francaise du marketingPascale EZAN et Stéphane MALLET s'intéressent aux blogs adolescents. Les auteurs posent comme postulat que la blogosphère forme "un vecteur de construction identitaire" pour les adolescents. Les "digital natives" se caractérisent par un fort besoin d'appartenance et une recherche constante d'interactivité. Après une immersion dans le monde la blogosphère, les deux chercheurs ont choisi de s'intéresser à une centaines de blogs d'adolescents de 14 à 18 ans, filles et garçons, pour en identifier les normes et les spécificités. Les deux dimensions, identitaires et relationnelles, y sont clairement présentes, en particulier autour des conventions de langage utilisées. La référence au marque est aussi un vecteur identitaire affirmé. Dans une troisième étape, 36 blogs ont été examinés plus en détail à l'aide d'une grille d'observations et d'un journal de bord. Les informations ont été codifiées pour isoler les éléments de mise en scène du blogueur, la densité des interactions (Goffman, 1974) et enfin la motivation principale du jeune blogueur. La classification selon un axe faible-fort sur les deux dimensions, identitaire et relationnelle, révèle une typologie en 4 classes : le blog fan, extime, conversationnel et d'influence, selon le degré de motivation identitaire ou relationnelle du blogueur. Dans cette catégorisation, le blog extime est celui qui se rapproche le plus du journal intime, la dimension identitaire étant forte mais le blogueur ne cherchant pas nécessairement l'interaction avec son audience. Soulignons en conclusion que cette catégorisation en 4 classes peut être d'un grand intérêt pour les marques qui souhaitent plus précisément s'adresser à ce public d'adolescents sans transgresser les motivations sous-jacentes à ce mode d'expression public.  

    marketing, adetem, revue francaise du marketingLa dimension relationnelle est donc au coeur du Web 2.0. Une hypothèse également retenue par trois chercheurs de l'Institut Supérieur de Tunis, Aida MATRI BEN JEMAA, Hechmi NAJJAR et Zohra GHALI, dans leur article consacré à l'expérience de consommation en ligne et la satisfaction du client. Plus précisément, les auteurs s'intéressent au rôle modérateur de la propension relationnelle dans le lien causal entre l'immersion et la satisfaction des clients en ligne dans le cadre d'une expérience de consommation de service. Leur démarche se situe dans le prolongement d'un courant de recherche à propos de l'impact de l'immersion en ligne sur la satisfaction, en particulier dans le cadre d'offres de services, courant plus particulièrement représenté en France par les publications de notre collègue Pierre Volle. L'immersion est le plus souvent régie par la notion de flow, une stimulation qui apparaît à la croisée de l'ampleur d'un défi et de la compétence perçue. Le flow est alors un état de stimulation optimale qui se situe entre l'ennui (le défi est trop facile pour ma compétence) et l'anxiété (le défi dépasse ma compétence). Choisissant une définition plus relationnelle que transactionnelle de la satisfaction, les auteurs sont naturellement amenés à envisager le rôle modérateur de la propension relationnelle dans la relation entre immersion et satisfaction, un concept qu'il définisse en référence à Odekerken-Schröder et al, 2003, comme "une tendance relativement stable et consciente des consommateurs à s'engager dans une relation avec le fournisseur d'une catégorie de produit donnée".  Fait intéressant, la propension relationnelle peut être étudiée comme un trait de personnalité, selon les bénéfices recherchées ou bien encore en fonction du contexte de la relation. L'immersion peut elle s'appuyer sur les technologies de 3D, de 360° tant dans la diffusion de l'image que du son. Exploitant finement les données d'une expérimentation menée en ligne auprès d'Internautes fréquentant les sites Web de leur opérateur de télécommunication, les auteurs démontrent à l'aide d'une analyse multigroupes (Sauer et al., 1993), que la propension relationnelle exerce bien un effet modérateur de la relation entre le degré d'immersion et la satisfaction à l'issue d'un processus de navigation en ligne.

    revue francaise du marketing, adetem, rfm, marketingSi le rapport entre acheteurs et clients s'est profondément modifié, c'est encore plus vrai dans le cas des transactions de types enchères en ligne (C2C). A tel point, que les nouvelles pratiques de consommation s'opposent au traditionnel système de transaction en B2C : les consommateurs ont en particulier pris le pouvoir, cherchant à consommer malin quitte à détourner les règles ! C'est précisément ce contexte qui intéresse plus particulièrement Guergana GUINTCHEVA dans un article intitulé "le concept de consumer empowerment dans un contexte participatif et son impact sur les enchères en ligne. Le cas des eBayeurs". La prise de pouvoir des consommateurs est ici entendue comme "la capacité individuelle de modifier la situation des autres en utilisant des ressources ou en administrant des sanctions". Cette prise de pouvoir, lorsqu'elle est collective, peut recouvrir des motivations très diverses, éthiques, environnementales, morales ou politiques. En revanche, son expression individuelle, en particulier sous la forme de consommation "collaborative" sinon "frauduleuse",  a été moins souvent étudiée. A cet égard, Ebay, plateforme communautaire de ventes aux enchères entre particuliers, occupe une place éminente, en raison des pratiques de surenchères automatisées ("proxy bidding", "snipping") ou carrément frauduleuses ("shill bidding"), destinées toutes à modifier la capacité d'action des autres enchérisseurs.  Pour étudier ces pratiques, les auteurs recourent à une démarche netnographique suivie de 22 entretiens semi-directifs conduits auprès d'utilisateurs d'Ebay. Les résultats mettent en avant des pratiques motivées par le souci de faire des économies, de se faire une juste idée du prix, dans le cadre d'un espace de liberté perçu sans contrainte. La motivation peut aussi être celle du contrôle, en particulier de la formation du prix, et ce afin de maintenir son "vouloir" d'achat. Ces résultats confortent le renforcement d'un système de notation réciproque du vendeur et de l'acheteur, "pivôt de la confiance" selon les auteurs.  

    Bonne lecture à tous !

    Pr Philippe JOURDAN

    Rédacteur en chef RFM

    http://whatsnewinmarketing.blogspirit.com

    Mail : philippe.jourdan@promiseconsultinginc.com

  • Imprimer

    Great Lessons to Meet Worldwide Success in Makeup

    brand, makeup, cosmetics, beautyPr Philippe JOURDAN, associate professor and CEO of Promise Consulting / Panel On The Web, was the Keynote Speaker at the Makeup in Seoul exhibition, the first international exhibition of makeup that was held in Seoul (Korea) on 13 and 14th march 2014. On this occasion, he spoke on the theme: "10 years of International Studies in the World of Cosmetics: what have we learnt so far to meet worldwide success in makeup?". More than 1,000 people came during the two days of the exhibition held at the Conrad Hotel in Seoul (http://make-up-in-seoul.com) and the conferences held during this exhibition met a great success and audience. 

    KOREA, THE NEW FRONTIERS FOR MAKEUP BRANDS?

    brand, makeup, cosmetics, beautyKorea, and even more its capital Seoul, has considerable advantages for the development of the makeup industry, from a national and a regional perspective. First, this country of 50 million people is known for the care worn by both women and men to their physical appearance. Beauty routines, and even more makeup ones, are particularly developed. Moreover, there exists an unparalleled industrial talent from whom benefit also the national makeup brands: creativity, innovation, precision, aesthetic sense, etc. As both the product formula and the packaging design craze for style, fashion and trends allow a broad spectrum of local brands to express themselves on a local market. International brands are not absent, far from it, as there is a strong desire for the "haute couture" brands (Chanel, Dior, etc.) and the makeup artists' brands (Mac). The buyers of selective brands of makeup in Korea totalize a potential of 8 million women who purchase an average 13 products per year, an annual volume of 104 million products. As in other Asian countries, products for the skin are particularly well represented (complexion totalizes 35% of the purchases in volume), followed by makeup for the lips (27%), makeup for the eyes (24%) and makeup for the nails (14%).   

    WHAT ARE THE KEY DRIVERS FOR GROWTH IN THE MAKEUP INDUSTRY?

    brand, makeup, cosmetics, beautyPromise Consulting, thanks to the variety of studies conducted on behalf of the major international brands, possesses the largest database dedicated to brands of cosmetics (perfume, skincare, makeup and retailers): more than 250 selective brands of makeup studied in 30 countries around the world, a total of 400,000 interviews conducted with purchasers of selective perfume, skincare and makeup.

    The conference put the stress on the underlying levers for growth in the makeup industry, providing a response relied on an unquestionable statistical approach: the nationality (American European or Asian), the specialization (pure player in makeup vs multi-specialists in skincare), the core business (beauty vs fashion), the highly selective "haute couture" labeling are potentially levers for growth in terms of awareness, image, and ultimately sales. It doesn't necessarily mean that the conclusions apply to all beauty segments (perfume, skincare or makeup) and to all geographical areas (Europe, America and Asia), due to the weight of cultures, history, attitude towards the beauty and the body.

    WHO ARE WE?

    Promise.jpgPromise Consulting is a consulting and market research firm that combines the expertise of Promise (consulting) and of Panel On The Web (online studies) in the field of the evaluation and the optimization of the brand value from a marketing and customer point of view ("customer-based brand equity"). Thank to a particularly innovative and multi awards-winning approach, the company offers an attractive alternative to the barometric studies or tracking. Its methodology Monitoring Brand Assets® is based on a 3 steps approach. 1st step: a survey of the customer-based brand value of all competing brands in a given market (18 key performance indicators are measured). With the analyzed data, both managers of manufacturers and retailers' brands have an immediately operational reading of their appropriate levers for growth. 2nd step:  a modeling of the relations between the attitude-based and the usage-based brand value that leads to a clear hierarchy of the levers for growth. 3rd step: the use of a web-based software allows the client to define and prioritize its marketing action plans that can be simulated, compared and tracked overtime. The impact of the competitor's own strategies in a logic of "wargame" hitherto reserved to the field of strategy and now extended to the strategic and operational marketing.  

    TO CONTACT US:

    A series of conferences on the same topic will be organized soon in France, London, Italy and the USA. For more information, please contact valerie.jourdan@promiseconsultinginc.com or even follow our news on our corporate blog http://whatsnewinmarketing.blogspirit.fr or subscribe to our Twitter feed: @pjourdan1967

  • Imprimer

    Quels enseignements pour réussir sur le marché mondial du maquillage ?

    makeup, maquillage, brand, marque, seoul, korea, coréePr Philippe JOURDAN, professeur des universités et CEO de Promise Consulting / Panel On The Web, a été l'invité du Salon Makeup in Séoul, premier salon international du maquillage qui s’est tenu à Séoul (Corée) le 13 et 14 mars 2014. A cette occasion, il a pris la parole en tant que Keynote Speaker en assemblée sur le thème : "10 ans d'études internationales dans l'univers des cosmétiques ; quels grands enseignements pour les marques sélectives de maquillage ? ". Plus de 1.000 personnes sont venus lors des deux jours du salon qui s’est tenu à l'hôtel Conrad (http://make-up-in-seoul.com).

    LA COREE, UN ELDORADO POUR LES MARQUES DE MAQUILLAGE ?

    seoul, korea, coréeLa Corée, et plus encore sa capitale Séoul, dispose d'atouts considérables pour le développement de l'industrie du maquillage tant d'un point de vue national que régional. En premier lieu, ce pays de 50 millions d'habitants est réputé pour l'attention et le soin portés tant par les femmes que par les hommes à leur apparence physique. Les routines de maquillage et de soin y sont particulièrement développées. S'y ajoute un talent industriel sans égal dont les atouts profitent également aux marques nationales de maquillage : créativité, innovation, précision, sens esthétique, qualité tant dans la formulation que le packaging et un engouement pour le style, la mode et la tendance permettent à un large spectre de marques locales de s'exprimer sur un marché en pleine croissance. Les marques internationales ne sont pas absentes, loin s'en faut, tant l'appétence est forte pour les marques de haute couture (Chanel, Dior) et de makeup artists (Mac). Les seules acheteuses de marques sélectives de maquillage en Corée représentent un potentiel de 8 millions de femmes environ achetant en moyenne 13 produits par an, soit un volume annuel de 104 millions de produits. Caractéristique commune aux produits asiatiques, les produits pour le teint y sont particulièrement bien représentés (35%), suivis des produits pour les lèvres (27%), pour les yeux (24%) et enfin pour les ongles (14%).

    QUELS ENSEIGNEMENTS RETIRER POUR LES MARQUES DE MAQUILLAGE ?

    marque, brandPromise Consulting, grâce à la variété des études menées pour le compte des plus grandes marques internationales, dispose de la première base normative de données en matière de cosmétiques. Plus de 250 marques étudiées dans 30 pays dans le monde, soit un total de 400.000 interviews d'acheteuses de parfum, de soin ou de maquillage sélectif. La conférence a mis l'accent sur des leviers insoupçonnés de la croissance des marques de maquillage, en apportant une réponse appuyée sur une démarche statistique sans appel : la nationalité (américaine, européenne, asiatique), la spécialisation (marque généraliste ou pure player), le coeur de métier (beauté versus mode), le label « haute couture » propre aux grandes maisons de mode sont potentiellement des leviers de croissance en termes de notoriété, d'image et au final de ventes. Pour autant les conclusions sont différentes d’un segment à l’autre (parfum, soin et maquillage) et d’une zone à l’autre (Europe, Amériques et Asie), en raison du poids des cultures, de l’histoire, du rapport au corps et à la beauté.

    QUI SOMMES-NOUS ?

    promise consulting, promisePromise Consulting est un groupe de conseil et d'études marketing qui réunit les compétences de Promise (conseil) et de Panel On The Web (études) au service de prestations marketing dans le domaine de l'évaluation et de l'optimisation de la valeur de marque. Via une approche particulièrement innovante et primée à de nombreuses reprises, la société propose une alternative séduisante aux études barométriques ou de tracking : son outil Monitoring Brand Assets® repose sur une évaluation du point de vue du client de l'ensemble des marques concurrentes dans un même univers sur 18 indicateurs clés de performance des marques. Grâce aux données ainsi collectées, les marques de fabricants et d'enseignes disposent d'une lecture immédiatement opérationnelle des leviers de croissance. A cela s'ajoutent les apports d'une modélisation et d'un logiciel marketing permettant une exploitation fine des données ainsi collectées par les équipes marketing : les plans d'action marketing peuvent être établis, comparés entre eux et suivis dans le temps. S'y ajoutent une anticipation des actions de la concurrence, dans une logique de type "wargames" jusqu'ici réservée à la stratégie et désormais étendue au marketing stratégique et opérationnel.

    POUR NOUS CONTACTER

    Un cycle de conférences sur le même thème sera prochainement organisé en France, en Europe et aux USA.

    Pour en savoir plus, vous pouvez contacter : valerie.jourdan@promiseconsultinginc.com ou bien encore suivre notre actualité sur le blog : http://whatsnewinmarketing.blogspirit.fr ou vous inscrire à notre fil Twitter : @pjourdan1967.

  • Imprimer

    LE DEVELOPPEMENT DU BIG DATA SIGNE-T-IL LA FIN DES ETUDES MARKETING ?

    bigdata, marketing, etudes, market researchIl n'est pas une émission consacrée au marketing, une publication, un ouvrage, un séminaire ou bien encore une rencontre interprofessionnelle qui n'aborde le sujet : le Big Data signifie-t-il la fin des études marketing ? Pour bien saisir l'enjeu, encore convient-il de rappeler la définition trop souvent galvaudée de ce que recouvre le terme de Big Data : le Big Data que l'on peut traduire par données massives en Français désigne des corpus de données qui deviennent à ce point volumineux que les méthodes de stockage dans des bases de données, les processus de codage et les algorithmes de traitement des données habituellement utilisés (en particulier par les instituts d'études de marché) deviennent inopérants pour en extraire le sens. Le Big Data est inhérent à une croissance exponentielle des données stockées qui suivent la loi dite des 3V (volumes, vélocité et variété). Or si le coût d'acquisition et de sauvegarde semble diminuer, les coûts d'analyse augmentent considérablement, sans parler même des difficultés techniques et méthodologiques auxquelles sont confrontés les analystes.

    Pour autant, je ne partage pas l'opinion de ceux qui pensent que le Big Data signifie la fin des études marketing telles que nous les connaissons aujourd'hui. Le métier sera-t-il appelé à se transformer ? Oui certainement. A disparaître ? Non, je ne le pense pas.

    Rappelons en tout premier lieu que les études marketing ont déjà affronté bien des (r)évolutions dont elles sont sorties sinon grandies, en tout cas renforcées : la généralisation des données de panels, la croissance des études longitudinales, l'intégration des données d'achats aux données d'usage, la modélisation prédictive, etc. Dans les années 1990, la révolution des PC et le remplacement des progiciels d'analyses de données par des logiciels de statistiques ont accompagné une première révolution dans le traitement de masse des données. Les acteurs majeurs de la profession (en tous cas, les meilleurs d'entre eux) ont à chaque fois surfé sur ces (r)évolutions. Pourquoi ne seraient-ils pas de nouveaux les acteurs les mieux placés pour gérer le changement qui se profile ?

    En réalité, l'expertise des Instituts d'études est appelé à muter mais est loin d'être obsolète dans le nouveau contexte dessiné par l'explosion des données. Si les réels besoins d'exploitation qui se posent nécessitent des solutions technologiques qui restent encore pour partie à inventer, donner du sens et faciliter l'appropriation par les managers des enseignements que dessine la donnée consommateur fait appel aux qualités et à un savoir-faire que nous mettons en oeuvre quotidiennement pour le compte de nos clients :

    (1)- Une capacité à cerner les enjeux de la représentativité qui conditionne la capacité à généraliser sans biais les résultats observés à l'ensemble d'une population. Les analyses porteront certes sur des échantillons sans commune mesure en termes de tailles avec ceux aujourd'hui manipulés, mais se poseront toujours les mêmes interrogations sur la représentativité, la qualité, la provenance, l'information contextuelle disponible sur la donnée, etc. Le traitement, fût-il exhaustif, des données d'un fichier clients, posera toujours le redoutable problème de la généralisation des enseignements ainsi retirés à l'ensemble des non clients pour comprendre les logiques de marché dans leur ensemble, en raison des biais évoqués ci-dessus.

    (2)- Une capacité à "capter" les signaux faibles (et porteurs de sens) au milieu d'un "bruit" de données parfois "assourdissant". Les attitudes, les opinions, les comportements sont complexes, ambigus, déroutants parfois. Dès lors la recherche des déterminants (au sens causal), des facteurs explicatifs ou prédictifs n'en est que plus complexe. L'enjeu n'est pas ici dans la capacité à traiter les volumes de données, mais plutôt dans la capacité à mobiliser la ou les théories pertinentes pour confronter sans cesse la théorie à la réalité, par une suite d'itérations successives qui permettent d'approcher au plus prés le réel. A nouveau, n'est-ce pas la démarche scientifique d'analyse que nos clients sollicitent de notre part au quotidien ?

    (3)- Une capacité à dépasser les enseignements tirés des données du passé pour situer nos recommandations dans une anticipation constante des changements de contexte et d'environnement. La principale faiblesse de la donnée cumulée, c'est qu'elle est tournée vers le passé. S'arrêter aux seuls enseignements qui en découlent, c'est pour reprendre l'expression de Pierre Servent, s'inscrire dans "l'esprit de défaite", une autre forme du complexe de l'autruche. En d'autres termes, c'est théoriser la victoire de 14-18 pour mieux préparer la défaite de 1940 !  Je vois beaucoup de clients aujourd'hui persuadés que les données historiques dont ils disposent les arment pour comprendre l'environnement de demain sinon d'après-demain. Grave illusion, lorsqu'on songe aux écarts d'opinions, d'attentes, de valeurs, de comportements qui opposent aujourd'hui les préadolescents aux adolescents et plus encore aux jeunes adultes. Or c'est la mobilisation de compétences pluridisciplinaires et le plus souvent qualitatives (psychologie, sociologie, ethnologie, prospectiviste, etc.) qui forme la meilleure réponse au défi ainsi posé. N'est-ce pas à nouveau la démarche des instituts les plus en pointes ?     

    Pr Philippe Jourdan, HEC et agrégé des Universités, enseigne le marketing à l'IAE Gustave Eiffel (Paris Est) et dirige l'institut d'études et de conseil marketing Promise Consulting / Panel On The Web. Pour en savoir plus : http://whatsnewinmarketing.blogpsirit.com.